Joseph Chinard

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Joseph Chinard
Louis-Léopold Boilly, Portrait du sculpteur Joseph Chinard réalisant le portrait en médaillon de Louis-Léopold Boilly. Collection particulière.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activité
Conjoints
Antoinette Perret (d) (de à )
Marie Berthaud (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Mouvement
Mécène
Œuvres principales
Buste de Juliette Récamier (d), Madame de Verninac en Diane chasseresse (d), fontaine de la PyramideVoir et modifier les données sur Wikidata
signature de Joseph Chinard
Signature.
Vue de la sépulture.

Joseph Chinard né le à Lyon où il est mort le est un sculpteur néo-classique français. D'origine modeste, il commence sa carrière comme décorateur d'église, poursuit en tant qu'ardent révolutionnaire comme artiste engagé et organisateur de fêtes civiques ; puis sous le Consulat et l'Empire, il décoré les fêtes consulaires et devient l'un des portraitistes de la famille impériale. Devenu sous l'Empire connu et respecté, il expose régulièrement au Salon et enseigne à Lyon, ville qu'il ne quitte pas au cours de sa vie que pour quelques passage à Paris et en Italie.

Son œuvre la plus remarquée est le Buste de Juliette Récamier.

Historiographie

Il existe peu d'ouvrages ou d'articles sur Joseph Chinard, et aucun qui permettent d'avoir une vue globale et complète de son œuvre et de sa vie. Les premières publications sérieuses sont celles de Salomon de la Chapelle en 1896-1897 et celle de Paul Vitry en 1909 pour le catalogue de l'exposition parisienne consacrée au sculpteur.

Quelques ouvrages plus récents abordent la carrière de Chinard sous des angles particuliers. Les Muses de Messidor. Peintres et sculpteurs lyonnais de la Révolution à l’Empire publié en 1989 et l’ouvrage collectif Sculptures du XVIIe au XXe siècle. Musée des Beaux-Arts de Lyon qui date de 2017 replacent la production artistique de Chinard dans un contexte régional et s'interrogent sur l’existence d’une école de sculpture lyonnaise. Le catalogue L’Esprit créateur, de Pigalle à Canova, Terres cuites européennes, 1740-1840 replace quant à lui l'œuvre de Chinard au sein de celle de ses contemporains.

« Pour autant, Joseph Chinard n’a fait l’objet ni d’une étude scientifique poussée, ni d’un catalogue raisonné, ni même d’une exposition rétrospective récente ».

En 2025, plusieurs travaux scientifiques sont en cours sur le sculpteur. Le Centre de recherche et de restauration des musées de France mène une enquête sur les analyses des terres cuites pour éclairer les dates et les provenances des réalisations. La chercheuse en résidence de la bibliothèque et villa Marmottan Sophie Recordier mène une thèse de doctorat sur le sculpteur et établit un catalogue raisonné de ces œuvres.

Biographie

Enfance et première formation

Joseph Chinard tenant Persée et Andromède, miniature de Pierre Rouvier

Joseph Chinard nait le 12 février 1756 et grandit dans une famille de maître-fabricant. Joseph Chinard est le fils d'Étienne Chinard, un marchand, et Antoinette, fille de charpentier . il est le septième enfant d'une fratrie de onze.

Joseph Chinard se destine d’abord à une carrière ecclésiastique, mais son goût l’entraîne dans une autre direction : celle de l'art. Il ne termine pas son instruction et commence son travail de sculpteur en produisant des figurines pour des confiseurs et des pâtissiers.

En 1770, Chinard intègre l'école de dessin de la ville de Lyon, dirigée par Donat Nonnotte où il remporte plusieurs prix, puis l’atelier de sculpture de Blaise Barthélémy (Lyon, 1738 - Paris, 1819) à qui on doit les statues de Saint Étienne et de Saint Jean-Baptiste de la primatiale Saint-Jean (1776). Dès cette époque, il commence à recevoir des commandes. En 1774, il participe à la restauration la façade de l'Hôtel de ville de Lyon.

Entre 1780 et 1781, il réalise, à la suite de la commande par le chapitre de l’église Saint-Paul, les pendentifs du dôme et les figures des quatre Évangélistes, œuvres détruites en 1793 sous la Terreur. En 1782, il réalise pour la chartreuse de Sélignac les statues de Saint Bruno et Saint Jean,. Il réalise un certain nombre de sculptures de facture classique, avec des thèmes religieux, mythologiques ou allégoriques et dont le Narcisse de la collection Penha-Longa est un représentant typique.

Ces diverses réalisations le font connaître dans le monde de l'art et lui permettent de financer le premier de ses trois voyages à Rome.

Premier voyage en Italie

Laocoon et ses fils, vers 1784-1786

Joseph chinard bénéficie d'une mode de l'époque qui veut que les intérieurs soient ornés par des reproductions d'œuvres antiques en marbre ou en terre cuite, de petite taille pour s'insérer harmonieusement dans les maisons et appartements. Ces commandes permettent et entretiennent le voyage à Rome de sculpteurs qui ne sont pas pensionnés par l'Académie,.

En partie financé par M. de La Font de Juis, procureur du roi au bureau des finances et collectionneur de copies d'antiques, il part de 1784 à à Rome pour améliorer sa technique et former son goût artistique,. Lui et quelques autres amateurs lui versent ainsi des avances sur des commandes qu'il doit réaliser en Italie. Une fois sur place, il travaille à l'Academi del Nudo sur des modèles vivants mais aussi en copiant des antiques des collections Pio-Clementino, Farnèse et Borghèse.

Il fait durant son séjour maintes copies d’œuvres antiques en marbre, dont un grand nombre a été acheté par son mécène pour son hôtel de Lyon. Il imite les italiens classiques et copie les antiques, ramenant tout à Lyon pour les utiliser comme modèle tout au long de sa vie. Il subit alors fortement l'influence du milieu dans lequel il baigne, notamment de Canova, qui n'a qu'un an de plus que lui.

De ce séjour sont nés le Laocoon et le Gladiateur mourant, le Centaure Borghèse destiné à M. de Joui, ainsi que le Taureau Farnèse et deux grosses têtes représentant Bacchus et Ariane,.

Le , il obtient le premier prix du concours Balestra de l’Académie Saint-Luc de Rome avec Persée délivrant Andromède, sculpture réalisée pour l'intendant de Lyon, Antoine Terray. Il s'agit du seul sculpteur à être resté en compétition alors que les autres artistes français se retiraient. De plus, n’ayant pas étudié à l’Académie royale de Paris, il ne disposait pas du soutien et de l’influence de cette dernière. Ce premier prix n’avait alors pas été reçu par un Français depuis soixante ans, . Les artistes du roi (Allegrain, Mouchy, Boucher[Lequel ?], Houdon…) n'obtenaient que le second.

Il rentre à Lyon en 1787 et se marie le avec Antoinette Perret (1752-1794), brodeuse lyonnaise. Il la connaît depuis de nombreuses années et la considérait déjà comme sa femme. Il réalise un buste de celle-ci avec un chapeau-capote de style directoire qu'il dédicace de la formule « Tu vivras toujours dans la pensée de ton époux ! ».

Période révolutionnaire

L'Amour de la Patrie, 1790, Musée des Beaux-Arts de Lyon.

En 1789, acquis aux idées nouvelles, il a conscience que les artistes ont un rôle à jouer dans la Révolution française. Beaucoup d’artistes vont avoir tendance à se réfugier dans le « laconisme des idoles jacobines » alors que Chinard lui préfère la composition allégorique. Grâce à l'éloignement de Paris, des pressions politiques et des actualités, il peut développer un style différent des artistes de son époque en renouvelant l'iconographie. Avec son ami Philippe-Auguste Hennequin, connu dans l'entourage de Jacques-Louis David à Rome, ils sont les chantres locaux des idées révolutionnaires. Il réalise ainsi un groupe allégorique d'interprétation malaisée, Amour de la patrie.

Il est à cette époque patronné par le négociant Van Risambourg pour lequel il sculpte un ensemble représentant son épouse en Minerve protégeant son jeune fils contre les traits de l'Amour.

Deuxième voyage en Italie

En 1791, il entreprend un deuxième voyage en Italie, mais son activité artistique révolutionnaire et son appartenance à une loge maçonnique sont rapportés aux autorités pontificales. Il est dénoncé et arrêté dans la nuit du 22 au au château Saint-Ange sur ordre du pape pour ouvrages subversifs avec Rater, un jeune élève d'architecture lyonnais. Il a en effet exécuté dans la capitale pontificale deux candélabres sur commande de M. Van Risambourg, négociant lyonnais, l'un représentant « La raison sous les traits d'Appolon foulant aux pieds la superstition » et l'autre « La liberté et l'autorité du peuple sous les traits de Jupiter foudroyant l'aristocratie ».,. Selon Gérard Hubert, cette arrestation suivrait plutôt la saisie des registres de la loge maçonnique romaine, ce qui impliquerait qu'ils y soit mentionné.

Dès son arrestation, les français de Rome groupés autour de l'Académie de France, et notamment son directeur François-Guillaume Ménageot, soulevèrent de vives protestations et informent rapidement Lyon, puis Paris.

On constate une forte mobilisation de l'élite française autour de sa libération, la nouvelle de son incarcération parvient à l'Assemblée. Les membres du Conseil exécutif provisoire (MM. Lebrun, Roland, Monge, Clavière, Prache, Garat) signent une lettre pour faire libérer les deux hommes et ipso-facto pour défendre les valeurs et les symboles révolutionnaires en Europe. La lettre aurait même été « tracée secrètement par une femme », en l’occurrence Manon Roland, la femme du ministre de l'Intérieur. En pleine période révolutionnaire aucun représentant de la cour de France n'était présent à Rome, ce qui ralentit encore leur libération. L'épouse de Joseph Chinard joue un rôle important dans la mobilisation autour de son mari en entretenant une correspondance soutenue avec différents personnages influents, notamment avec Manon Roland qui militera pour que son mari se saisisse de la question[réf. nécessaire]. Le ministre de l'Intérieur Roland envoie finalement une protestation officielle, qui obtient la libération du sculpteur. Selon M. Rocher-Jauneau, ce serait plutôt l'intervention du cardinal de Bernis qui aurait permis de résoudre l'affaire.

Le pape accepte finalement de les libérer le sous condition qu’il quitte l’État ecclésiastique en laissant l’ensemble de ses biens et de ses œuvres, sans aucune ressource. À leur retour, ils deviennent des symboles de la lutte révolutionnaire face à la tyrannie monarchique et religieuse. La liberté révolutionnaire est opposée aux despotismes monarchiques dans de nombreux écrits comme dans les Mémoires de Madame Roland. Ils sont accueillis en héros comme on le voit dans l’exposé Les faits patriotique du citoyen Chinard, rédigé par Joseph Antoine Boisset.

Un sculpteur révolutionnaire

La Liberté et l'Égalité, projet de fronton pour l'Hôtel de Ville de Lyon, 1793, Musée des Beaux-arts de Lyon.

Revenu à Lyon sous les traits d'un martyr de la Liberté, il obtient un grand nombre de commandes révolutionnaires. Il met alors entièrement son talent au service de la cause, devenant l'artiste officiel de la commune de Lyon et s'affiliant à des sociétés révolutionnaires.

Soutien de la municipalité et méfiance du peuple

En 1792, Chinard souhaite s'engager dans l'armée de François Christophe Kellermann, mais son entourage l'encourage plutôt à utiliser son art pour diffuser les valeurs de la Révolution française. Il propose de réaliser le portrait des commissaires de la Convention, envoyés à Lyon pour maintenir l’ordre. Il réalise à ses frais un groupe composé d'une statue colossale La Liberté et l’Égalité pour remplacer la statue de Louis XIV (Chabry) du fronton de l'hôtel de ville. Il porte ainsi sur le devant de la scène les droits de l’homme et les lois républicaines conformes aux idéaux révolutionnaires. Cette œuvre sera détruite en 1810 sous l'Empire par le préfet Bondy qui dira « détruire enfin les derniers vestiges d’anarchie, de terreur et de vandalisme ». Cette réalisation lui vaut les faveurs de la municipalité mais les soupçons de certains patriotes, comme le comédien Antoine Dorfeuille, qui critiquèrent ses œuvres et l’accusèrent à tort d’y glisser des symboles royalistes.

À une heure ou l'iconographie révolutionnaire en est a ses balbutiement, le risque pour l'artiste était d’offrir une forme trop conventionnelle ou au contraire trop originale, ne correspondant pas aux attentes des citoyens. Joseph Chinard fait les frais de ce tâtonnement artistique. Il recourt fréquemment à l'allégorie et recherche une symbolique qui créerai chez le spectateur un sentiment d’empathie aux idéaux révolutionnaires, souhaitant ainsi établir une légitimité à la Révolution à travers l'art. L'iconographie qu'il crée fait usage de mots tels que « patrie » qu'il inscrit dans ses œuvres pour en éclairer la symbolique.

Durant les premières années de la Révolution, Chinard est chargé avec Hennequin d'organiser les décors des fêtes révolutionnaires.

Emprisonnement : d' à
Estampe de Chinard, André Dutertre, Bibliothèque municipale de Lyon.

Après une série d’œuvres, notamment la Statue de la Renommée et de la Victoire où une couronne de laurier que tient une figure allégorique éveille la susceptibilité du club des Jacobins, il est accusé de soutenir la Gironde. Les raisons exactes de sa condamnation sont inconnues mais une rumeur veut que ce soit car l'une des figures qui tient à la main une couronne civique la porte en arrière près des fesses comme un symbole discret de moquerie aux idéaux républicains.

Il est incarcéré comme contre-révolutionnaire en à la prison de la Ville Affranchie (Lyon). Ces accusations jugées comme étant des inepties par les « républicains éclairés » engendre un grand débat qui divise la société civile de l’époque. De nombreux écrits tracent les réquisitoires en faveur ou contre l’artiste. Pour prouver sa fidélité aux idéaux révolutionnaires, il propose de s'engager dans l'armée. Durant son incarcération, il modèle de nombreux médaillons et il a été rapporté que c’est une autre figurine modelée en terre, L'Innocence, sous les traits d'une colombe se réfugiant dans le sein de la Justice, envoyée à un des juges, un membre du tribunal révolutionnaire, Corchard, qui lui aurait valu sa libération,.

Il est acquitté le et reprend son rôle de décorateur républicain. À la suite de sa libération, le Conseil général de la Ville Affranchie lui commande de nombreuses œuvres, notamment une statue de L’Égalité. Il reçoit aussi la commande de bustes de patriotes dont Marie Joseph Chalier, Pocholles ou Hidens et d’une allégorie de la République et de l’Égalité par la Convention nationale. On lui demande des bustes figures patriotiques : des Brutus, des Guillaume tell, des Jean-Jacques Rousseau ou des Montesquieu

Le Directoire

Son épouse meurt le .

Durant la seconde moitié de la période révolutionnaire, Chinard réalise un grand nombre de pièces hâtivement réalisées et souvent en matériaux fragiles, dont il reste peu d'exemplaires. Son iconographie évolue nettement, partant de Libertés et d'Égalités pour aboutir à des successions de figures guerrières, de Victoires et d'Abondances. Cette évolution singulière se voit également dans une œuvre de 1799, un figure du Peuple français couronné par la Liberté, dont le socle propose tout à la fois un âne revêtu des ornements sacerdotaux et la représentation digne de Saint Pothin.

Durant la fin de la période révolutionnaire, il donne également des cours, notamment à Clémence Sophie de Sermézy.

Premiers voyages à Paris

En 1795, il se rend pour la première fois à Paris. Il tient en effet son atelier dans l'ex-chapelle des Pénitents de Lorette et il souhaite en disposer définitivement. Il propose d'en faire un « local national » où il ouvrirait une école gratuite. S'il n'obtient pas ce qu'il souhaite, il profite de ce voyage pour nouer des amitiés, notamment la famille Récamier. Il obtient également à cette occasion un poste de correspondant de l'Institut. Il réalise également à cette occasion le portrait du directeur de l'Instruction publique Pierre-Louis Ginguené, daté de l'an IV.

En 1798, il participe pour la première fois au Salon de Paris, avec Enfant échappant au naufrage en se faisant une nacelle avec les armes de l’amour.

Durant les dernières années du directoire et les premiers du consulat, il fait des séjours à Paris et loge alors chez les Récamier, Rue Basse-du-Rempart.

Le Consulat

Buste de Napoléon Bonaparte en premier consul, 1801. Musée des Beaux-arts de Lyon.

L’avènement du Directoire lui ouvre une période de stabilité et la période du Consulat s’avère très propice pour ses commandes : il expose aux Salons parisiens de 1798 à 1812. Durant cette période, il est alors l'un des plus éminents représentants des sculpteurs de portraits, avec Houdon, Delaistre et Bosio.

Vie lyonnaise et parisienne

En 1800, de retour de son troisième et dernier voyage romain, il est accueilli à l’Académie de Lyon — réorganisée sous le nom d’Athénée — qui vient d'être recréé par le préfet Raymond de Verninac.

Il entame cette phase de sa carrière vers 1800 avec une série de médaillons de Napoléon Bonaparte réalisé à l'occasion de sa venue à Lyon pour poser la première pierre de la reconstruction de la place Bellecour. Il semble alors s'inspirer de la médaille de Claude-Antoine Mercié, Bonaparte vainqueur et pacificateur, ajoutant une écharpe au travers de la poitrine du premier consul et l'encadrant d'un glaive et d'un faisceau coiffé du bonnet phrygien. Il séjourne un moment à Marseille pour participer à l'élaboration d'un monument à la gloire du premier consul sous la direction du préfet Charles Delacroix.

Lors de sa participation au Salon de 1802, il envoie l'allégorie L'Amour sur les flots et Hébé versant le nectar, un retour pour lui à la mythologie précieuse et légère. La première œuvre connaît un grand succès et Landon la fait reproduire par le graveur Charles Normand dans les Annales du musée avec un article élogieux. A la fin de la même année, il revient sur Paris en août et loge 12 rue d'Orléans, près des halles, revenant sur Lyon en janvier 1803. Lors de son retour à Lyon, de nombreux élèves et amis l'accueillent et ses élèves lui présentent un monuments élevé dans son atelier en son honneur.

Chinard - sculpteur de la famille impériale

Chinard devient l'un des portraitistes attitrés de la famille et de l'entourage de Napoléon Bonaparte. Il réalise plusieurs bustes de Joséphine, de Eugène de Beauharnais, de l'épouse de ce dernier, la princesse Augusta-Amélie de Bavière. Il crée aussi le buste de la femme de Joseph Bonaparte, Julie Clary. Enfin, Élisa Bonaparte et son mari, le prince Félix Bacciocchi non seulement lui commandent également des portraits, mais lui ouvrent les portes des mines de Carrare, dans leur domaine d'Etrurie.

Lors du voyage de Napoléon Bonaparte en 1802 lors de la consulte cisalpine, il réalise un buste en costume de premier consul qui orne son appartement. Quelques temps plus tard, il réalise un vase à l'antique pour célébrer le couronnement du couple impérial,.

Il y reçoit de nombreuses commandes des autorités et exécute alors une large iconographie qui participe du style empire. En 1800, il réalise un buste pour honorer la mémoire du général Desaix, sur la commande de la commune de Clermont-Ferrand. Connu et apprécié, il reçoit des commandes de la part de nombreux hauts personnages du pays. Charles Delacroix, préfet des Bouches-du-Rhône fait appel à lui pour embellir Marseille. Quand en 1803 il est nommé préfet de Gironde, il fait à nouveau de commandes auprès de Chinard pour Bordeaux.

Période impériale

Buste de l'impératrice Joséphine, copie du musée d'art de Cleveland, 1805.

Atelier de Carrare : 1804-1807

Bien connu des membres de la famille impériale, il bénéficie de nombreuses commandes et avantages. Ainsi, en 1804, il profite de sa relation avec Élisa Bonaparte, princesse de Piombino et de Lucques, qui dirige l'exploitation des mines de marbre à Carrare pour ouvrir un atelier au sein de l'exploitation. Il y réalise les bustes de la famille Bonaparte, ceux de Juliette Récamier et de nombreux objets, vases, trépieds ou colonnes qui sont une source de grands profits. A la suite d'un différent sévère avec la banque de la princesse, il quitte l'Italie en 1807 pour retourner à Lyon. Il est proche du couple Récamier qui l’invite à Paris régulièrement et pour lequel il réalise le Buste de Juliette Récamier entre 1804 et 1808.

Expositions au Salon

Pour le Salon de Paris de 1808, il expose entre autre le Buste colossal du général Desaix, on y trouve le beau idéal à travers l’image du héros, un des meilleurs ouvrages de l’artiste selon les critiques de l’époque ; il fut conservé au palais du Louvre puis au château de Versailles.

Fin de vie lyonnaise

Devenu célèbre, il vit confortablement ses dernières années et reçoit des sollicitations de riches commanditaires. Le , il est nommé, par décret impérial signé depuis Varsovie, professeur de sculpture de l'école de dessin de Lyon, rétablie par un décret du et située au rez-de-chaussée du palais Saint-Pierre. En 1808, il reçoit la grande médaille d’or du Salon de Paris et en il est nommé membre de la Société littéraire de Lyon.

En 1808, il sollicite et est accepté au sein de l'Académie de Lyon. Lors de sa réception le 23 août, il offre à l'institution son travail Honneur et Patrie et reçoit en retour une médaille. En juillet 1808, il est élu membre de la société littéraire de Lyon. L'année suivante, le 9 février 1809, il offre à la société le buste de son président, Louis-Victor-Frédéric Amard, chirurgien-major de l'hospice de la Charité.

Il réalise en 1809 les médaillons du médecin Stanislas Gilibert (ancien maire de Lyon) et de sa femme, ainsi que le buste du général baron Joseph Piston en 1810[réf. nécessaire]. 

Les faveurs de Napoléon entraîne une hausse des commandes : portraits de la famille Bonaparte, participation aux décors de l’arc de triomphe du Carrousel à Paris (1812), sollicitation pour celui de Bordeaux ou encore création d’une statue pour la fontaine de la place de la Douane à Marseille (1809).

En 1811, sous la pression de son entourage (Bredin[Qui ?]…)[réf. nécessaire], il épouse Marie Berthaud qu'il avait rencontrée en 1794 lors de son séjour en prison. Elle rendait visite à un des détenus qui était son amant, ils devinrent rapidement bons amis. Avant de passer devant la commission révolutionnaire, ce détenu demanda à Chinard de prendre soin d’elle, ce qu'il fit.

Mort

L'Enlèvement de Déjanire (1884-1887), musée des Beaux-Arts de Lyon.

Sa mort survient en 1813 des suites d’une rupture d’anévrisme cardiaque. Il fut d'abord inhumé dans le jardin de sa maison de l’Observance, quai Pierre-Scize à Lyon. Sa sépulture est désormais au cimetière de Loyasse à Lyon, allée no 1 (quartier de Fourvière). Il a légué sa terre cuite de Persée et Andromède, L’Enlèvement de Déjanire et la statuette de son Autoportrait en pied au musée des Beaux-Arts de Lyon.

Ayant vécu durant une période troublée et agitée, il n'a pu mener à bien tous ses travaux. Quelques œuvres importantes sont restées inachevées. Elles furent parfois vandalisées et majoritairement dispersées, soit par la variété des commanditaires, soit par l'imprévoyance des héritiers.

À Lyon, ses ateliers étaient situés au 36, quai du Rhône, maison de l’hôpital, de 1785 à , puis à l'ancienne chapelle des Pénitents de Lorette, place Croix-Paquet, de 1794 à sa mort.

Postérité

Buste réalisé par Arthur Guillot en 1833 sur commande du Musée des Beaux-arts de Lyon.

Si de son vivant, Joseph Chinard attire les éloges, son aura se dissipe rapidement après sa mort. Avec la chute de l'Empire, les goûts changèrent vite et son style passe de mode. Ainsi, si le catalogue du musée de Lyon de 1820 met en avant plusieurs sculptures de Chinard ; dès 1837, le même directeur François Artaud les retire de ce même catalogue. A plusieurs reprises, les commissions successives du musée de Lyon désapprouvent l'acquisition d'œuvres de Chinard durant le XIXè siècle. De même, la diffusion du célèbre buste de Juliette Récamier qui connaît durant cette période des copies et moulages, le sont sous le nom de son rival : Jean Antoine Houdon.

Sculpteur véritablement associé au Directoire et au Consulat, son nom et ses œuvres disparaissent rapidement des discussions et des ventes après cet épisode. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle, avec la mode renouvelée du premier Empire que l'intérêt des spécialiste et du public renaît à son endroit. Il est alors reconnu pour ses bustes, spécifiquement pour ceux de l'impératrice Joséphine et de Juliette Récamier

Ce n'est qu'en 1909 qu'une exposition fait à nouveau honneur au talent de Joseph Chinard. Organisée par Paul Vitry au musée des Louvre, elle marque un début de renouveau d'intérêt pour l'artiste dans le milieu parisien. Ainsi, le comte de Penha-Longa reconstitue un ensemble important de sculptures de l'artiste lors de ventes publiques. Toutefois, si le musée de Lyon se décide à acquérir le buste de Juliette Récamier en 1909, c'est bien davantage en raison de l'identité de la personne représentée que pour l'artiste lui-même.

Ce désintérêt évolue avec le nouveau directeur du musée Léon Rosenthal. Ayant l'opportunité de faire entrer dans les collections La Liberté et l'égalité, il en profite pour plaider l'agrandissement des collections et de la mise en valeur de cet artiste, notamment grâce à l'ouverture de la chapelle Saint Pierre qui permet la nouvelle mise en valeur des sculptures. À partir de ce moment, non seulement le musée se porte acquéreur d'autres réalisations de l'artiste, mais il est également mis en valeurs dans les salles, « replacé dans une généalogie idéale de la sculpture française dépassant largement le cadre de la ville ». Redécouvert par les critiques, il est alors considéré comme un éminent représentant d'une école lyonnaise d'art. Si l'existence même d'une école d'art lyonnaise est questionnée, la place de Chinard dans la sculpture française est alors fermement établie au début du XXè siècle.

Une rue de Lyon porte le nom de Chinard, dans le neuvième arrondissement.

Style

Gravure du portrait de Chinard, Jean-François Armbruster, Archives municipales de Lyon.

« Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, Joseph Chinard s'impose comme le sculpteur majeur sur la scène artistique lyonnaise et comme l'un des créateurs les plus originaux de son temps ». Le style de Chinard est éclectique, et fait la synthèse du modèle antique, de l'influence de Canova et d'un soucis de naturalisme. « Portraitiste officiel de la famille Bonaparte, Chinard se fait connaître pour le moelleux de son ciseau allié au réalisme de ses bustes qui combinent habilement les nouvelles tendances du néoclassicisme aux traditions héritées du XVIIIe siècle ».

L’exécution fidèle, délicate et gracieuse de ses bustes, qui rendait magnifiquement les chairs et faisait transparaître le sentiment des personnages, l’imagination, le goût et l’adresse de ses groupes allégoriques en font un des plus grands sculpteurs de son temps, et l'un des meilleurs artistes français du portrait sculpté[réf. nécessaire].

Certains ont considérés que l'art de Chinard était trop impersonnel, dominé par la volonté des commanditaires. Ainsi, un chroniqueur dit dans le Journal de Lyon « Le citoyen Chinard sait plier son génie à tout ce que l'on désire ». Si durant la période révolutionnaire et impériale, il a effectivement exécuté un grand nombre de Libertés, d'Égalités, de Victoires et d'Abondances sans aucune personnalité, il a montré des capacités à s'exprimer auparavant sur des sujets très variés, passant du religieux au mythologique sans difficulté. Mais c'est surtout comme portraitiste que Chinard montre le plus de caractère. Son très grand nombre de bustes et médaillons montrent une claire volonté de ne pas faire de concession à son modèle, à faire ressortir sa personnalité.

« On peut regretter que, cherchant à plaire et aussi à s'assurer une vie confortable, Chinard ait trop souvent cédé à la facilité et à la mode mais ce reproche disparaît devant la magistrale galerie de portraits connus ou inconnus qu'il nous a laissé. C'est elle qui le classe parmi les grands noms de la sculpture française ».

Une école lyonnaise de sculpture ?

À partir du début du XXè siècle, l'idée que Chinard aurait fondé une école lyonnaise de sculpture comme il existe une école lyonnaise de peinture à peu près au même moment émerge dans les milieux artistiques et savants. Camille Mauclair propose ainsi de voir Chinard comme l'inspirateur de l'école lyonnaise du début du XIXè siècle. Toutefois, le fait qu'il soit le créateur d'une école de sculpture propre à Lyon est encore questionnée. Si certains tentent de faire un parallèle entre une école de peinture bien identifiée et étudiée et Chinard et ses élèves, Catherine Chevillot a démontré le caractère forcé de ce point de vue ; qui ne tient pas face aux stratégies de carrière individualistes des artistes considérés et à la très forte centralisation artistique de ce domaine dans les années 1820 - 1840. Il n’apparaît ainsi pas de cohérence stylistique évidente, tout au plus un milieu généré par une solidarité artistique entre sculpteurs formés par la même personne.

Toutefois, cette vision est probablement amenée à évoluer car il n'existe pas encore de monographie sur Chinard et ses disciples.

Élèves

Joseph Chinard eut de nombreux élèves qui semblent avoir apprécié son enseignement. Le Bulletin de Lyon rapporte ainsi qu'en 1802, après une absence de quatre mois pour Paris, ses élèves avaient en son absence élevé un monument à sa gloire dans son atelier,.

Salons

Œuvres

Le musée des beaux-arts de Lyon possède la collection la plus complète pour présenter l'œuvre de Chinard dans toute sa diversité. Cette section présente l'ensemble des œuvres connues par ordre alphabétique de pays puis de ville ; pour terminer par les œuvres non localisées.

Centaure dompté par l'Amour (1789), musée des Beaux-Arts de Lyon.
Persée et Andromède (1791), musée des Beaux-Arts de Lyon.
Buste de Mme Chinard (1803), Baltimore, Walters Art Museum.
Buste de Juliette Récamier (entre 1804 et 1808), musée des Beaux-Arts de Lyon.
Médaillon en plâtre de Napoléon Bonaparte. 1800.

États-Unis

France

Saint Pothin au sein de l'église Saint-Nizier. 1810

La principale collection française des œuvres de Chinard est le musée des beaux-arts de Lyon.

Musée des Beaux-Arts de Lyon

  • Période italienne
    • Ariane ou Bacchante, buste en hermès d'après l'antique, marbre, 1784-1787. Inv. H 808 ;
    • Laoccon et ses fils, 1884-1887, groupe en marbre d’après l’antique, avant 1787. Inv. A 2913 ;
    • Bacchus, dit aussi Bacchante, buste en hermès d'après l'antique, marbre, 1784-1787. Inv. H 809 ;
    • Centaure dompté par l'Amour, groupe en marbre d'après l'antique ;1789. Inv. H 811 ;
  • Période révolutionnaire
    • Portrait d'homme, dit Philippe Égalité, médaillon en terre cuite, fin XVIIIe siècle. Inv. H 1798 ;
    • Jean-Marie Roland de La Platière, 1789, buste en terre cuite, une des premières œuvres de Chinard acheté par Lyon en 1928 à son arrière-petite-fille de Marie Roland pour 25 000 francs ;
    • L'Amour de la Patrie, terre cuite, 1790 ;
    • Persée et Andromède ou Persée délivrant Andromède, 1791, terre cuite. Inv. H 799 ;
    • Persée et Andromède ou Persée délivrant Andromède, 1791, marbre, inachevée. Inv. H 810 ;
    • Jeune femme tenant un enfant sur un léopard ou Bacchante tenant Bacchus enfant sur une panthère , terre cuite, v. 1791. Inv. B 475.
    • Composition mythologique, désigné également sous les noms de Amusement de Bacchante ou Enfance de Bacchus, médaillon en terre cuite, v. 1791. Inv. B 476.
    • L’Enlèvement de Déjanire, groupe en terre cuite, v. 1791-1792. Inv. H 797 ;
    • La Liberté et l'Égalité, bas-relief, plâtre, projet de fronton pour l'Hôtel de Ville de Lyon, 1793 ;
    • Charles Fontaine, médaillon en terre cuite, 1793. Inv. 1959-43.
    • Buste de femme, terre cuite avec piédouche faisant partie de l'œuvre, v. 1796-1797. Inv. B 370
  • Période napoléonienne
  • Non daté
    • Autoportrait, terre cuite et plâtre patiné. Inv. H 798 ;
    • La ville de Lyon, relief en terre cuite. Inv. B1365.

Autres collections publiques françaises

Italie

Suisse

Œuvres non localisées

Galerie

Sculptures conservées au musée des Beaux-arts de Lyon et à Lyon

Sculptures conservées hors de Lyon

Expositions

Cette section liste les expositions présentant une sélection importante des sculptures de Chinard.

Récompenses

Annexes

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Bibliographie

Ouvrages anciens

Honneur et patrie, 1804. Musée des beaux-arts de Lyon.

Sont listés ici les ouvrages et sources du XIXè siècle.

Sources récentes

Ouvrages généraux

Ouvrages et notices centrés sur Joseph Chinard

  • Félix Desvernay, Le Vieux Lyon à l'Exposition internationale urbaine, 1914 : Description des oeuvres, objets d'art et curiosités : notices biographiques et documents historiques inédits, Rey,
  • (de) Gunther Schwark, Die Portrakwerk Chinard, Berlin,
  • Madeleine Rocher-Jauneau, L'œuvre de Joseph Chinard (1755-1813) : Au Musée des beaux-arts de Lyon, Lyon, Musée des beaux-arts de Lyon, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Gérard Bruyère et Dominique Saint-Pierre (dir.), « Chinard Joseph (1756-1813) », dans Dictionnaire historique des Académiciens de Lyon : 1700-2016, éd. ASBLA de Lyon, , 1369 p. (ISBN 978-2-9559-4330-4, présentation en ligne), p. 311-316. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup et Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles de revues et de colloques

  • Richard Cantinelli, « L’exposition rétrospective des artistes lyonnais, peintres et sculpteurs », Gazette des beaux-arts,‎
  • Émile Bertaux, « Le Buste de Mme Récamier par Chinard », Revue de l'Art. Ancien et Moderne, t. 2, no XVI,‎ , p. 321–336
  • Madeleine Rocher-Jauneau, « Joseph Chinard et les bustes de Madame Récamier », Bulletins et Cahiers des musées lyonnais, vol. 6,‎ , p. 25-37
  • Frédérique Brinkerink, « La carrière de Joseph Chinard (1756-1813) : prémices et stratégies », Le public et la politique des arts au siècle des Lumières, colloque, 17-19 décembre 2009, Bordeaux, William Blake & Co, Paris, INHA,‎ , p. 281-292
  • Philippe Bordes, « L’Invention d’une iconographie révolutionnaire : Joseph Chinard (1756-1813) », Studi Neoclassici, vol. 4,‎ , p. 41-50
  • Brice Ameille et Sophie Recordier, « « Joseph Chinard, sculpteur lyonnais » », Bibliothèque et Villa Marmottan,‎ (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Sophie Recordier, « Les médaillons et bas-reliefs à sujet mythologique : un apport inédit à l’étude du corpus de Joseph Chinard », Bibliothèque et Villa Marmottan,‎ (lire en ligne)

Catalogues d'exposition

  • Paul Vitry, Exposition d’œuvres du sculpteur Chinard, de Lyon (1756-1813) au Pavillon de Marsan (palais du Louvre), novembre 1909-janvier 1910, Librairie centrale des arts décoratifs / Émile Lévy, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Marie-Claude Chaudonneret, Les Muses de Messidor : peintres et sculpteurs lyonnais de la Révolution à l'Empire : Musée des beaux-arts de Lyon, 22 novembre 1989 - 11 février 1990, Lyon, Musée des beaux-arts, (ISBN 2-901306-24-1)
  • Monique Barbier, Jérôme Bouchet et François Souchal, De Stefano Maderno à Joseph Chinard, Galerie Charles Ratton & Guy Ladrière, , catalogue de l'exposition à la Galerie Charles Ratton & Guy Ladrière, 11 quai Voltaire, du 10 septembre au 25 octobre 2014 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • James David Draper (dir.) et Guilhem Scherf (dir.), L'esprit créateur : de Pigalle à Canova, terres cuites européennes, 1740-1840 : Paris, Musée du Louvre, 19 septembre 2003-5 janvier 2004, New York, the Metropolitan museum of art, 28 janvier-28 avril 2004, Stockholm, Nationalmuseum, 12 mai-29 août 2004, Réunion des musées nationaux, (ISBN 2-7118-4703-9, BNF 39063791)

Thèses et travaux de recherches

  • Anne-Charlotte Cathelineau, stage patrimonial de spécialité : Musée des Beaux-arts de Lyon - 4 juin 2007 - 16 novembre 2007, I.N.P. - Promotion Saint-John Perse (2007), l'auteur a procédé au récolement des œuvres de Joseph Chinard su sein du musée des beaux-arts de Lyon.
  • Frédérique Brinkerink, Joseph Chinard (1756-1813), un nouveau Pygmalion ? Stratégies de carrière et fortune critique de l’œuvre d’un sculpteur provincial, Mémoire, univ. Paris-1 Panthéon-Sorbonne, 2007-2008 (inédit).

Fonds d'archives

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. ↑ Enchères: Paris, Artcurial, 25 novembre 2025 (sale # 6261), lot 74
  2. ↑ Contrat de mariage de Chinard, sculpteur, et Antoinette Perret, Morel notaire à Lyon[réf. incomplète].
  3. ↑ En 1909, la statue est encore connue dans le presbytère de Saint-Denis, à Bourg.
  4. ↑ Cette statue est connue en 1909 dans la collection de Mme de Corcelles à Bourg.
  5. ↑ Paul Vitry affirme que jamais un français n'a obtenu le premier prix du concours balestra,
  6. 1 2 Cette œuvre a fait partie de la collection Borgès et a été présentée lors de l'exposition de 1909 au Louvre,
  7. ↑ Située près de l'actuelle Place Croix-Paquet
  8. ↑ Buste de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie, vers 1810, château de Malmaison (Notice no 50160000510, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture), et Buste d'Élisa Bonaparte, princesse Baciocchi, duchesse de Toscane, vers 1810, château de Malmaison (Notice no 50160000511, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture).
  9. ↑ On situe la propriété entre la montée de l'Observance (probablement côté de l'ancienne entrée) et la montée du Greillon (au niveau du no 12 aujourd'hui).
  10. ↑ Numéro du 25 nivôse an X.
  11. ↑ Assistant de Chinard en Italie.
  12. ↑ Allégorie citée dans les Annales de M. Landon.
  13. ↑ La statue fut retrouvée en 1918 par M. Pillet, bouquiniste lyonnais dans la collection du château de Saint-Savin près de Bourgoin et mise en vente à Lyon en 1921[réf. nécessaire].
  14. ↑ Destiné à l’arc de triomphe prévu à la porte de Bourgogne à Bordeaux, il ne fut jamais livré car le projet fut abandonné.
  15. ↑ Sur commande du général Bonaparte, après Marengo.
  16. ↑ Elle est la sœur du peintre Eugène Delacroix et l'épouse du préfet.
  17. ↑ Commande marseillaise.
  18. ↑ Réalisé à Rome, découvert à sa mort dans son domicile et racheté par le musée à son neveu Étienne Chinard en 1839
  19. ↑ Réalisé lors du premier séjour à Rome, légué par Antoine Lacène en 1859
  20. ↑ Œuvre acquise en 1839.
  21. ↑ Œuvre acquise en 1856. L'original antique en marbre est au musée du Louvre, Notice du musée.
  22. ↑ également dénommé Homme au bonnet de fourrure
  23. ↑ Commandé par la municipalité de Lyon pour un monument à Louis XVI jamais réalisé.
  24. ↑ Acquis par le musée en 1962 auprès de M. Landau.
  25. ↑ Il s'agit d'une copie de la statue de l'Accademia di San Luca.
  26. ↑ Don de Mme Chinard en 1813 après la mort de son époux, selon le souhait de ce dernier.
  27. ↑ Il s'agit d'une copie de la version en terre cuite du musée.
  28. ↑ Leg de Mme Chinard en 1855
  29. ↑ Don de M. Piazzetta à la chambre de commerce de Lyon, qui le donne au musée en 1890.
  30. ↑ d'après le bronze de Jean Bologne de 1576
  31. ↑ Donné par la veuve de l’artiste en 1813
  32. ↑ Don de Mme Désir au musée suivant le testament de M. Jean-Victor Jubin.
  33. ↑ D'autres versions existent à Malmaison et au musée Carnavalet.
  34. ↑ Statue exécutée sur commande de la ville de Lyon via son architecte Pascal Gay en 1806, pour orner une chapelle en rénovation.
  35. ↑ Notice sur la base Joconde
  36. ↑ Notice sur la base Joconde
  37. ↑ Notice sur la base Joconde

Références

  1. ↑ de la Chapelle 1896.
  2. 1 2 Vitry 1909.
  3. 1 2 3 4 Ameille et Recordier 2024.
  4. ↑ Chaudonneret 1989.
  5. ↑ Barbillon et al. 2017.
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Dict. Hist. Lyon, p. 295.
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Rocher-Jauneau 1978, p. 2.
  8. ↑ Revue du Lyonnais, recueil historique et littéraire, Tome XXII, Cinquième série, p. 79.
  9. 1 2 3 Vitry 1909, p. 9.
  10. ↑ Revue du Lyonnais, recueil historique et littéraire, op. cit., p. 80.
  11. 1 2 3 Recordier 2025.
  12. ↑ Guy Grandjean et Guilhem Scherf, dir., Pierre Julien : 1731-1804. Sculpteur du roi, catalogue d'exposition, Le Puy-en-Velay, musée Crozatier, juin-oct. 2004, Paris, Somogy, 2004, p. 92.
  13. 1 2 3 4 5 6 Vitry 1909, p. 10.
  14. ↑ « Hôtel de Juys, puis Bottu de la Barmondière, actuellement Université catholique de Lyon », sur patrimoine.rhonealpes.fr.
  15. ↑ Cantinelli 1905, p. 143.
  16. ↑ Journal de Lyon, 1786, p. 213.
  17. 1 2 Dict. Académiciens de Lyon, p. 312.
  18. 1 2 Bordes 2016.
  19. 1 2 3 4 Dufieux et Stuccilli 2017, p. 275.
  20. ↑ Hubert 1964.
  21. 1 2 3 Vitry 1909, p. 11.
  22. ↑ Séance de la Convention nationale, [réf. incomplète].
  23. ↑ Mémoires de Madame Roland.
  24. ↑ Hugou de Bassevile, Bernadote, Les diplomates de la révolution, Paris, Charavay, .
  25. ↑ Revue du Lyonnais, recueil historique et littéraire, op. cit., pp. 274 à 278.
  26. 1 2 3 Dufieux et Stuccilli 2017, p. 276.
  27. ↑ Revue du Lyonnais, recueil historique et littéraire, op. cit., pp. 213-215.
  28. ↑ Revue du Lyonnais, recueil historique et littéraire, op. cit., p. 280.
  29. 1 2 Vitry 1909, p. 13.
  30. ↑ Vitry 1909, p. 14.
  31. 1 2 3 4 Vitry 1909, p. 15.
  32. ↑ Notice sur nella-buscot.com
  33. 1 2 3 Desvernay 1914, p. 130.
  34. ↑ Duby et Daval 2015, p. 858.
  35. 1 2 3 4 5 Rocher-Jauneau 1978, p. 3.
  36. 1 2 Barbier, Bouchet et Souchal 2014.
  37. ↑ Vitry 1909, p. 16.
  38. ↑ Desvernay 1914, p. 130, citation du Bulletin de Lyon.
  39. ↑ de la Chapelle 1896, p. 413.
  40. ↑ de la Chapelle 1896, p. 412.
  41. ↑ de la Chapelle 1896, p. 414.
  42. ↑ Revue du Lyonnais, recueil historique et littéraire, op. cit., p. 279.
  43. 1 2 3 4 Barbillon et al. 2017, p. 126.
  44. ↑ Gonse 1895, p. 263.
  45. ↑ Exposition d'oeuvres du sculpteur Chinard de Lyon (1756-1813) au pavillon de Marsan (Palais du Louvre), novembre 1909-janvier 1910 catalogue par Paul Vitry.
  46. ↑ Catalogue des sculptures par Joseph Chinard de Lyon (1756-1813) formant la collection de M. le comte de Penha-Longa, Paris, galerie Georges Petit, 2 décembre 1911.
  47. ↑ Stéphane Paccoud, « Le projet d'un musée de sculpture », dans Bertrand Tillier (dir.), Vincent Chambarlhac, Thierry Hohl, Léon Rosenthal, militant, critique et historien d'art, Paris, Hermann, , p. 315-329
  48. 1 2 3 Barbillon et al. 2017, p. 127.
  49. 1 2 Camille Mauclair, Les musées d'Europe, Lyon, le palais Saint-Pierre, Paris, Nilsson, 1929, p. 140-141.
  50. 1 2 3 Barbillon et al. 2017, p. 128.
  51. 1 2 Rocher-Jauneau 1978, p. 4.
  52. ↑ Barbillon et al. 2017, p. 127-128.
  53. ↑ Bulletin de Lyon, n°32, nivôse an XI, p. 128.
  54. ↑ Catalogue des ouvrages de peintures, sculptures, dessins et gravure exposé à Lyon au Salon des Art le 25 aout 1786.
  55. ↑ (en) « Bust of a Lady as an Allegory of the Arts », sur collection.cincinnatiartmuseum.org (consulté le ).
  56. ↑ Don de M. Aynard au musée en 1889.
  57. ↑ Notice sur la POP
  58. ↑ Augustin Fabre, Les rues de Marseille, 5 volumes, tome 3, Marseille, Chez E. Camoin, 1867-1869, p. 168.
  59. ↑ Théodore Lebreton, Biographie normande, tome 3, 1861, p. 246.
  60. ↑ Voir Jean-Antoine Houdon, Diane chasseresse.
  61. ↑ « Buste - L'illusion du bonheur », sur collections.madparis.fr (consulté le ).
  62. ↑ Philippe Durey, « La sculpture au Salon de 1810 », dans 1810, politique de l'amour: Napoléon Ier et Marie-Louise à Compiègne : Musée national du Palais Impérial de Compiègne, 28 mars-19 juillet 2010 (catalogue d'exposition), Éditions de la Réunion des musées nationaux, (ISBN 978-2-7118-5702-9), p. 146-156 (ici p. 152-153).
  63. ↑ L'art ancien au Musée d'art moderne de Saint-Etienne Métropole, Musée d'art moderne ; Un, deux, quatre, , 335 p. (ISBN 978-2-35145-070-3), p. 270
  64. ↑ « Napoléon Bonaparte (1769-1821), premier consul », sur Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève (consulté le )
  65. ↑ Vitry, p. 13.