Joseph Montelle

Joseph Montelle
Biographie
Décès
Époque
Activité
bourreau en Nouvelle-France, de 1755– c. 1759

Joseph Montelle, dont les dates de naissance et de décès sont inconnues, est considéré comme le dernier bourreau de la Nouvelle-France. Il exerce cette fonction de 1755 à 1759, soit jusqu’à la fin du régime français, succédant ainsi à Denis Quévillon.

Biographie

Joseph Montelle est détenu prisonnier par ordre de l’intendant François Bigot. Le bourreau en fonction, Denis Quévillon, est condamné à mort pour vol et pendu le 19 septembre 1755 sur la place du marché de la Basse-Ville de Québec. Le même jour, Joseph Montelle, toujours prisonnier, présente une requête pour remplacer Quévillon et obtenir la charge de maître des hautes œuvres en Nouvelle-France. Sa demande est acceptée le 30 octobre 1755 :

« … le Conseil souverain de la Nouvelle-France, après avoir délibéré, vu la nécessité qu’il y a d’avoir un exécuteur, a octroyé au dit Montelle la place de maître des hautes œuvres en ce pays. »

Ainsi, le Conseil gracie Joseph Montelle afin qu’il puisse succéder à Denis Quévillon et exercer la fonction de bourreau,, fonction qu’il occupe de 1755 à 1759. Il devient de ce fait le dernier bourreau officiel de Nouvelle-France à la suite de la conquête britannique et de la fin du régime français,.

Notes et références

Notes

  1. ↑ Intendant de Nouvelle-France de 1748 à 1759.

Références

Bibliographie

  • Raymond Boyer, « Le bourreau au Canada », La Revue de l’Association canadienne de psychiatrie, vol. 9, no 6,‎ (DOI 10.1177/070674376400900609)
  • Florence Meney, « La peine de mort au Canada », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  • Pierre-Georges Roy, Inventaire de jugements et délibérations du Conseil supérieur de la Nouvelle-France, de 1717 à 1760, vol. 2, Beauceville, L'Éclaireur Ltée, , 321 p. (lire en ligne)
  • Christine Sarpentier, « Métier : bourreau. 1733 à 1759 », sur Chroniques de Jadis, (consulté le )
  • Michèle Villegas-Kerlinger, Sur les traces de nos ancêtres : Chronique de l’Amérique du Nord francophone, Québec, Presses de l’Université du Québec, , 226 p. (ISBN 978-2-7605-3115-4, lire en ligne)