Kagami

Cet article est une ébauche concernant le Japon et l’archéologie.

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Le kagami (鏡?) est un miroir bouclier en bronze, généralement rond avec une face polie et une face décorée autour d'un bouton central percé d'un trou qui permettait de passer un cordon pour l'attacher. Il semblerait avoir cumulé plusieurs significations et n'aurait pas eu une simple utilisation familière. On en a notamment trouvé dans les kofun.

« Il faut savoir qu'au fond d'un sanctuaire shintó, devant le Saint des Saints, se trouve placé un miroir rond (kagami), tourné vers l'entrée, recueillant la lointaine lumière de l'extérieur. Ce miroir appelle la manifestation de la déité, par référence au retour dans le monde de la déesse solaire Amaterasu. Celle-ci, offusquée par le comportement violent et grossier de son frère Susanoo no Mikoto, s'était cachée dans une grotte, plongeant ainsi le monde dans une effroyable nuit sans fin. Les dieux placèrent alors un miroir devant la grotte et organisèrent une fête au cours de laquelle une déesse se mit à danser de manière lascive, provoquant ainsi l'hilarité de l'assemblée. Intriguée par ce joyeux tapage et dépitée, l'orgueilleuse déesse solaire poussa la roche qui fermait l'entrée de la grotte et aperçut dans le miroir un être d'une splendeur étincelante. Abusée par son propre reflet, elle se précipita alors à l'extérieur pour chasser l'intruse. C'est ainsi que, grâce au miroir, la lumière revint dans le monde. Objets cultuels, les plus anciens miroirs de bronze du Japon remontent au IIIe siècle avant notre ère. » (Alain Walter, Bashô, Oi no ko-bumi, Le Carnet de la hotte.)