Kaika-e

Vue de Ginza-dori, avec ses bâtiments en briques, et d'un aller-retour en tramway, par Utagawa Hiroshige III, de la série « Célèbres sites de Tokyo » (1882).

Les kaika-e (en japonais : 開化絵) sont des estampes japonaises sur bois (ukiyo-e) de l'ère Meiji qui célébrait l'occidentalisation de Tokyo et de ses habitants, un phénomène appelé « ouverture à la civilisation » (bunmei-kaika).

Étymologie

Le terme « kaika » provient du slogan politique « bunmei-kaika », qui signifie « ouverture à la civilisation » en japonais, et fait référence au phénomène d'occidentalisation au Japon durant l'ère Meiji (1868-1912), qui a conduit à des changements majeurs dans les institutions et les coutumes. En 1868, la ville d'Edo est rebaptisée Tokyo. La production d'estampes kaika-e est encouragée par le gouvernement par l'intermédiaire du ministère de l'Éducation. Les estampes kaika-e sont devenues populaires dans les années 1870-1880 et ont célébré l'occidentalisation de Tokyo et de ses habitants.

Thèmes

Monika Hinkel aborde trois thèmes majeurs du kaika-e : la nouvelle architecture, les changements dans la mode vestimentaire et capillaire, et les nouveaux modes de transport. Le kaiko-e est la continuation du genre traditionnel meisho-e (représentations de paysages). Un autre genre ukiyo-e de cette époque est le Yokohama-e, des représentations d'étrangers dans la ville portuaire de Yokohama.

Expositions et rétrospectives notables

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Kaika-e » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 Hinkel 2018, p. 70-83.
  2. ↑ « MIT Visualizing Cultures », visualizingcultures.mit.edu (consulté le )
  3. ↑ (ja) « よみがえる浮世絵スピリット ─明治の開化絵から新版画まで─ », exhibition overview, sur fujibi.or.jp (consulté le ).

Bibliographie