
Les kaika-e (en japonais : 開化絵) sont des estampes japonaises sur bois (ukiyo-e) de l'ère Meiji qui célébrait l'occidentalisation de Tokyo et de ses habitants, un phénomène appelé « ouverture à la civilisation » (bunmei-kaika).
Le terme « kaika » provient du slogan politique « bunmei-kaika », qui signifie « ouverture à la civilisation » en japonais, et fait référence au phénomène d'occidentalisation au Japon durant l'ère Meiji (1868-1912), qui a conduit à des changements majeurs dans les institutions et les coutumes. En 1868, la ville d'Edo est rebaptisée Tokyo. La production d'estampes kaika-e est encouragée par le gouvernement par l'intermédiaire du ministère de l'Éducation. Les estampes kaika-e sont devenues populaires dans les années 1870-1880 et ont célébré l'occidentalisation de Tokyo et de ses habitants.
Monika Hinkel aborde trois thèmes majeurs du kaika-e : la nouvelle architecture, les changements dans la mode vestimentaire et capillaire, et les nouveaux modes de transport. Le kaiko-e est la continuation du genre traditionnel meisho-e (représentations de paysages). Un autre genre ukiyo-e de cette époque est le Yokohama-e, des représentations d'étrangers dans la ville portuaire de Yokohama.