| Karadj (fa) كرج | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | Alborz |
| Indicatif téléphonique international | +(98) |
| Démographie | |
| Population | 1 592 492 hab. (2016) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 35° 48′ nord, 50° 58′ est |
| Altitude | 1 312 m |
| Localisation | |
| modifier |
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Karadj ou Karadsch (en persan : كرج / Karaj [kæˈɾædʒ]) est une ville d'Iran située dans la province d'Alborz au pied des monts Elbourz, 30 km à l'ouest de Téhéran. La croissance de sa population est très rapide.
La composition ethnique de Karaj comprend 47 % de Perses, 36,1 % de Turcs, 7,4 % de Kurdes et 4,4 % d'Iraniens du Nord.
Le site est occupé à l'Âge du bronze.
L'histoire de Karadj remonte aux premiers empires en Iran. Le temple du feu zoroastrien de Takht-e-Rostam, datant de l'époque parthe en est un témoignage. À l'époque safavide sont construits un important caravansérail et un pont de pierre.

Parmi les monuments historiques de la ville, on peut citer le palais Soleimanieh (accueillant actuellement une faculté d'agronomie), le mausolée de Shahzadeh Soleiman, l'Imamzadeh Rahman et Zeid Palang Abad-e-Eshtehard.
Le palais Soleimanieh est construit en 1810 par Solayman Mirza qui en fait sa résidence d'été. Abandonné, le palais est restauré par Nasereddine Shah. En 1917, une école d'agriculture y est installée.
Pendant le règne des Pahlavi, on a construit à Mehrshahr (un des districts de la ville) un palais dessiné par la Fondation Frank Lloyd Wright, le palais Morvarid (« perle »), destiné à la sœur du Shah.
La prison Rajaei Shahr, appelée aussi Gohardasht (en), dans la banlieue nord de Karadj, a été l'un des sites des massacres de prisonniers politiques en 1988. Par la suite, de nombreuses exécutions y ont eu lieu. Fermée depuis 2023, elle est détruite en 2026. Les organisations de défense des droits humains s'inquiètent de la disparition de preuves de crimes contre l'humanité,.
Karadj héberge une base aérienne, la base Fath, au sud de la ville, qui est ciblée lors de la guerre de 2026. Le pont B1 (Bilqan), qui permet à l'autoroute venant de Téhéran d'enjamber la rivière Karaj, est détruit par deux tirs de missiles le . C'était le pont le plus haut d'Iran, il était sur le point d'être inauguré,.
La base de l'économie de Karaj est sa proximité avec Téhéran. Sa position entre la Mer Caspienne et la capitale en fait un nœud important des transports : la ville est connectée par autoroute et chemin de fer avec Téhéran et Qazvin (à 100 km au nord-ouest), et le réseau du métro de Téhéran arrive jusqu'à Karadj depuis 1998. Un aéroport, près de MehrShahr, assure le service postal et le fret.
Les produits transformés de l’agriculture, les produits chimiques et les engrais sont aussi fabriqués en quantité dans la région. La ville abrite l'usine automobile Pars Khodro qui y assemble ses propres modèles, ainsi que des véhicules Nissan destinés au marché national.
Le barrage Amirkabir est situé au-dessus de la ville, de même que d'autres petits lacs, ce qui rend le climat de Karadj un peu plus frais que celui de Téhéran, attirant de nombreux Téhéranis voulant s'éloigner un peu de la capitale.
La ville abrite un centre de recherche nucléaire, où sont fabriqués des composants pour des centrifugeuses, saboté par Israël en 2021,. Son activité est alors transférée vers le site de Natanz,. Le site de Karaj est bombardé par l'armée israélienne en . Le site, sous surveillance de l'IAEA, est inscrit sur la liste des établissements impliqués dans une activité nucléaire sensible de 2007 à 2016, puis à nouveau en 2025,.

Voici les principaux quartiers de la ville, découpée en dix arrondissements depuis 1997 :