Katja Wulff

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Katja Wulff
Biographie
Naissance
Décès
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BâleVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
Activités
Vue de la sépulture.

Katja Wulff, également Käthe Wulff, née le à Hambourg et morte le à Bâle, est une danseuse et chorégraphe expressionniste germano-suisse[à vérifier].

Biographie

Origine

Katja Wulff, également appelée Käthe, naît le à Hambourg et y grandit. Ses parents sont Marie Elisabetha Amalia Döring et Hugo Friedrich. Elle quitte tôt le foyer familial pour se consacrer à la danse libre.

Formation et carrière artistique

Katja Wulff suit une formation de professeur de dessin et de gymnastique à Hambourg et enseigne de 1912 à 1915.

De 1913 à 1914, elle prend des cours de danse avec une de ses amies, Gertrud Falke. En 1914, elle participe, sur son invitation, à un stage d'été dans l'école d’art du mouvement de Rudolf von Laban à Monte Verità,.

Encouragée par Rudolf von Laban et Mary Wigman, elle s'installe à Zurich en juin 1916, où elle étudie la pédagogie de la danse à l'école Laban. Elle s'implique peu après activement dans le mouvement Dada de Zurich, davantage comme récitante de poèmes et de textes que comme danseuse,. Katja Wulff est en contact avec les dadaïstes gravitant autour de Hans Arp et Sophie Täuber.

En 1918, elle obtient un diplôme de pédagogie en gymnastique et danse artistique. Après la Première Guerre mondiale, Laban retourne en Allemagne. Elle fonde alors avec Suzanne Perrottet l'École d'eurythmie, qui succède à l'école de Laban,. Leur collaboration ne marche cependant pas car elles ont des approches trop différentes. Katja Wulff s'installe alors à Capri et à Positano, où elle enseigne et se produit pendant trois ans.

En 1923, elle rejoint Bâle, où la danse libre n'est pas encore enseignée. Elle y fonde une école de danse expressionniste. Celle-ci est d'abord installée sur la Wallstrasse, avant de déménager à la Rheinschanze à partir de 1925. Son école s'intègre rapidement à la scène artistique locale. En 1927, celle-ci, connue sous le nom de Basler Labanschule, forme des élèves amateurs et de futures professionnelles. Parmi ses premières élèves figurent Trix Gutekunst, Marie-Eve Kreis, Mariette von Meyenburg, Lisa Mutschelknaus, Lili Fleischmann et Annemarie Nadolny, des noms connus dans le milieu de la danse bâloise. Katja Wulff y enseigne jusque dans les années 1980.

Wohn und Unterrichtshaus von Katja Wulff (1890–1992) Ausdruckstänzerin, Choreografin und Tanzpädagogin an der Augustinergasse 3, Münsterhügel in Basel-Stadt.
Maison résidentielle et pédagogique de Katja Wulff.

À partir de 1926, elle dirige le groupe de danse Tanzstudio Wulff, dont la chorégraphe est Mariette von Meyenburg, son élève la plus douée. Le groupe travaille avec Paul Sacher, Max Bill, Max Sulzbachner (de) et Meret Oppenheim,,. Elle les fréquente notamment au Club 33, lieu de rencontre de la Gruppe 33, association antifasciste d'artistes à laquelle appartiennent aussi les architectes Paul Artaria (de) et Hans Schmidt (de).

En 1928, elle représente les métiers de la danse, de la rythmique et de la gymnastique à l'Exposition suisse du travail des femmes à Berne,. De 1927 à 1930, elle se produit lors de congrès de danse en Allemagne, à Magdebourg, Essen et Munich. En 1939, elle est présente à l'Exposition nationale de Zurich. Elle bénéficie du soutien de Maja Sacher (de).

Fin de vie, sépulture et plaque commémorative

Katja Wulff passe ses dernières années alitée avant de mourir à l'âge de 102 ans à l'hôpital Félix Platter de Bâle. Elle est inhumée au cimetière am Hörnli (de).

Une plaque commémorative à la Augustinergasse 3 sur la colline de Münster à Bâle la commémore : « Katja Wulff, danseuse et professeure de danse, a vécu et enseigné ici. ».

Vie privée

En 1936, Katja Wulff est naturalisée à Bâle. Elle vit, à certaines périodes, à la Martinsgasse 18 à Bâle.

Elle vit en union libre avec Charles Ferdinand Vaucher, danseur, acteur et metteur en scène bâlois, avant de l'épouser en 1939 ; ils divorcent en 1947.

Archives

Son fonds personnel est conservé aux Archives allemandes de la danse à Cologne. Les Archives d'État de Bâle-Ville conservent également des traces de son activité, notamment sa correspondance avec Paul Camenisch (de) et des échanges avec le Département de l'instruction publique au sujet de son école.

Bibliographie

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 (de) Thomas Blubacher (de), « Katja Wulff », dans Andreas Kotte (de), Dictionnaire du théâtre en Suisse, vol. 3, Zurich, Chronos Verlag, , 2168 p. (ISBN 3034007159, lire en ligne), p. 2123
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 (de) Simon Baur, « The Dancers Act » Accès libre, sur The Dancers Act (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 Ursula Pellaton (de) (trad. Boris Anelli), « Katja Wulff » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  4. 1 2 3 4 5 6 (de-CH) Nathalie Baumann, « Eine Avantgardistin auf Schritt und Tritt – die Tänzerin und Tanzpädagogin Katja Wulff » Accès libre, sur stadtgeschichtebasel.ch, (consulté le )
  5. ↑ « Katja Wulff » (avis mortuaire), Neue Zürcher Zeitung,‎ , p. 48 (lire en ligne)
  6. 1 2 (de) Daniel Hagmann (de), « Starke Baslerinnen im Archiv: Katja Wulff » Accès libre, sur Blog des Archives de la ville de Bâle, (consulté le )

Liens externes