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| Nom de naissance |
José Antonio Godoy Cazoria |
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Prix de la meilleure œuvre d'un auteur espagnol (d) () Grand prix de la critique () Prix Tournesol () |
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Plein les yeux (d) |
Keko, né José Antonio Godoy Cazoria, en 1963 à Madrid (Espagne), est un dessinateur de bande dessinée réaliste espagnol.
Keko commence par des histoires courtes dans le magazine Madriz (es), une revue financée par la municipalité madrilène qui privilégie la bande dessinée expérimentale, plus picturale. Il publie en 1986 un premier album très remarqué : La Isla de los Perros [« L'Île aux chiens »]. Plusieurs autres livres suivent, réalisés seul ou en collaboration comme Livingston contra Fumake avec Mique Beltrán ou El amor duele avec Ramón de España. Keko réalise l'adaptation du roman Le Tour d'écrou d'Henry James. Il collabore régulièrement aux revues Nosotros Somos Los Muertos (ca) et Exit Express.
Plein les yeux est sa première traduction en français aux Éditions de l'An 2 en 2006. Ce polar a reçu le prix de la meilleure œuvre espagnole au festival de Barcelone en 2003 dans son édition originale en espagnol 4 botas (ca). En 2012, il propose seul le roman graphique La Protectrice qui ne constitue pas une simple adaptation du roman Le Tour d'écrou d'Henry James mais, sans en être une suite s'empare des questionnements de l'écrivain. L'ouvrage est traduit par Benoît Mitaine qui écrit également l'introduction de trois pages. Le chroniqueur David Taugis du site ActuaBD n'étant pas entièrement convaincu du résultat écrit cependant : « Le graphisme de Keko possède une force rare : les cases baignent dans le noir, et les contrastes se suffisent de quelques touches de blanc. Le trait massif et élégant s'enrichit de hachures géométriques à la fois précises et d'une grande variété. »
En 2015, il est couronné du Grand prix de la critique pour son album Moi, assassin, scénarisé par Antonio Altarriba. Il clôt en 2021 avec Moi, menteur. En 2023, il dessine Contrition écrit par le scénariste Carlos Portela, le one shot est publié par Denoël Graphic. Le duo espagnol invité du festival international des littératures policières Toulouse Polars du Sud est remarqué par le journaliste Jean-Marc Le Scouarnec de la La Dépêche pour avoir signé le roman graphique « le plus dérangeant de l'année ». Il poursuit « Le trait de Keko, qui aime tant le noir, se prête parfaitement à une histoire terrifiante qui sonde avec âpreté la perversion humaine. ». Thierry Groensteen, théoricien de la bande dessinée, conclut son analyse de la trilogie dans Neuvième Art de la sorte : « À l'art du crime ou du mensonge, Altarriba et Keko ont préféré celui de la bande dessinée, et il est peu contestable qu'ils y excellent. »
Keko apparaît comme l'héritier de Bernie Krigstein, marqué par les travaux de Will Eisner et d'Alberto Breccia, il en retient la concision narrative et l'efficacité graphique, notamment dans l'usage du clair-obscur,.
— Présélection Grand prix de l'Imaginaire de la meilleure bande dessinée 2013.
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