
Kitty Holley est une artiste peintre abstraite française née le à Liège en Belgique.
Fille de l'architecte et navigateur Michel Holley et de la peintre abstraite et pianiste Francine Holley, Kitty Holley grandit dans le milieu de l'art abstrait des années 1950. Elle suit des cours de danse auprès de Janine Solane.
Sa grand-mère paternelle, l'astrologue Germaine Holley, l'initie durant son enfance aux théories de Carl Gustav Jung relatives aux archétypes et aux symboles, notamment le cercle et la spirale, qui apparaissent par la suite dans son travail pictural.
Durant sa jeunesse, l'atelier familial de Montparnasse est fréquenté par des artistes de l'avant-garde abstraite : les peintres Jean Dewasne, Edgard Pillet, Georges Colignon et Silvano Bozzolini, les sculpteurs Jesús-Rafael Soto, César et Robert Jacobsen, les architectes Takis Zenetos et Jean Maneval, le photographe Brassaï, ainsi que la poète et violoniste Rózsi Rethy.
Kitty Holley étudie à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris au sein de l'Unité pédagogique d'architecture UP6 (1969-1971), puis à l'École Boulle GRETA (1978-1979).
À partir de 1972, elle collabore comme coloriste avec les architectes André Martinat, Jean Chaillet et Michel Holley. Entre 1983 et 1991, elle réalise une vingtaine de fresques murales en marbre, carrelage et céramique, avant de présenter sa première exposition personnelle en 1991.
Au cours des années 1990, elle fréquente plusieurs artistes et plasticiens, parmi lesquels les sculpteurs Rolando Peña, Antoine Poncet, Victor Roman, Alberto Guzmán et Mircea Milkovitch, l'architecte Pierre Parat, les artistes Nissim Merkado, Jean-Pierre Desclozeaux, Pablo Poblete et Vincent Guzmán, les photographes Lucien Clergue et Akira Sato, ainsi que le musicien Ángel Parra. De 1993 à 2004, elle crée une vingtaine de modèles de tapis en série limitée pour la société Été Diffusion (séries Africa, Kabuki, Macumba, Tai-chi), associant formes graphiques et thématiques issues des arts de la scène et de ses voyages. Ses séjours au Japon la conduisent également à la pratique de la calligraphie traditionnelle (shodō).
Parallèlement à la peinture, elle travaille sur le mouvement et la danse : en 1993, elle signe la chorégraphie du spectacle L'Espace traversé, interprété par cinq danseurs de la compagnie Sylvie Deluz au Théâtre Iséion à Montpellier, d'après sa série de toiles La nuit déchirée.
Elle pratique le zen au sein de monastères japonais à partir de 1992, puis étudie le bharata natyam indien et le butō japonais. Elle effectue un stage au Merce Cunningham Studio à New York en 1998, puis étudie le Qigong dans les monts Huang (montagnes Jaunes) en Chine en 2004.
Elle présente ses œuvres lors d'expositions personnelles en France et à l'étranger, notamment à New York (1995, 2007), Pondichéry (1996), Rio de Janeiro (2001), Canton (2006), Santiago du Chili (2008), Helsinki (2014) ou Venise (2022, 2023). Ses travaux s'appuient sur des recherches menées sur place, portant notamment sur les rituels brésiliens, la pensée chinoise ainsi que l'étude visuelle des mouvements de l'air, de l'eau et des phénomènes météorologiques.
À partir des années 1970, Kitty Holley anime des ateliers d'arts plastiques destinés aux enfants dans plusieurs pays (France, Inde, Brésil, Chine, Finlande, Canada, Mali, Italie).
Elle publie également des recueils de textes poétiques aux Éditions Unicité, dont le triptyque composé d'Éphémère Éternité (2020), Contre-jour (2022) et Fil rouge (2025), où elle commente sa démarche plastique et ses liens avec les disciplines scientifiques.
Ces travaux interdisciplinaires aboutissent à la réalisation de l'installation itinérante « Clusters », présentée entre 2011 et 2025. Cette installation combine tableaux peints, éléments sonores et représentations issues des sciences cognitives.
L'installation Clusters est notamment montrée à la Galerie Marie Robin à Paris (2011), à l'École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA) à Saclay (2014-2015), au Musée d'Art et d'Histoire de Cholet (2023) et à l'École normale supérieure à Paris (2025), illustrant le dialogue entre expression plastique et sciences.