Le koge (焦げ, litt. brûlure ) est un effet décoratif de la céramique japonaise caractérisé par des marques brun foncé à noires produites naturellement lors de la cuisson. Apprécié comme un élément du keshiki (« paysage » de la pièce), il est particulièrement recherché dans les céramiques d'Iga, de Shino et de Ki-Seto. L'effet résulte de l'action directe du feu et de l'atmosphère du four sur la surface de la pièce.
Taneo Kikuyama considère le koge comme l'une des quatre caractéristiques fondamentales de la poterie d'Iga. Il le décrit comme une « brûlure » produite au cours de la cuisson, aux côtés des reflets bleu-vert, de la peau rouge laissée non émaillée et des inclusions pierreuses qui apparaissent à la surface de la terre après cuisson.
Les maîtres de thé emploient le terme koge, ou « brûlure », pour désigner les taches rougeâtres qui apparaissent sur certaines couvertes Shino lorsque leur application est irrégulière et laisse apparaître localement l'oxyde de fer. Ces marques étaient particulièrement appréciées par les amateurs de la cérémonie du thé.
Le koge se présente sous la forme de marques irrégulières, brun foncé à noires, produites naturellement pendant la cuisson,.
Chez les céramiques Shino, Sanders emploie également le terme koge pour désigner les taches rougeâtres produites par l'oxyde de fer lorsque la couverte feldspathique est appliquée de manière irrégulière. Dans ce contexte, le terme renvoie davantage à un effet esthétique recherché qu'à une technique décorative volontaire.