| Localisation |
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| Début de construction |
19 novembre 1971 |
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| Ouverture |
30 novembre 1972 |
| Coordonnées |
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Le Kukkiwon (coréen : 국기원 ; Hanja : 國技院 ; litt. Siège du sport national), également connu sous le nom de quartier général du taekwondo et siège de la World Taekwondo Academy (WTA), est l’institution centrale regroupant les organes directeurs du taekwondo. L’organisme fonctionne sous la supervision du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme de la République de Corée (MCST) et collabore étroitement avec la World Taekwondo (WT, anciennement World Taekwondo Federation). Le Kukkiwon est responsable de la réglementation, de la promotion, du développement et de la diffusion du taekwondo aux niveaux national et international.
Le Kukkiwon est situé au n° 635 de Yeoksam-dong, dans le district de Gangnam, à Séoul en Corée du Sud. Le dojang central (initialement nommé Central Dojang) et l’organisation furent officiellement dénommés « Kukkiwon » le . En , la Korea Taekwondo Association (KTA) et le Kukkiwon organisèrent les premiers Championnats mondiaux de taekwondo, qui réunirent 200 athlètes venus de 17 pays. Depuis , le Kukkiwon dispose d’une équipe permanente de démonstration de taekwondo.
Le Kukkiwon a été créé au sein de la Korea Taekwondo Association (KTA) dans le but d’unifier les différents styles d’arts martiaux pratiqués dans les dojangs (kwan) de la Corée de l’après-guerre. À cet égard, il représente le lieu d’origine du taekwondo moderne et constitue le point de référence mondial pour la définition du style et des standards techniques.
Le processus d’unification des kwan fut long et complexe. Après le mouvement pour l’indépendance de 1945, plusieurs grands maîtres des principaux kwan commencèrent à discuter de l’idée d’unifier les arts martiaux coréens, durement réprimés durant l’occupation japonaise. L’objectif était de revitaliser les arts martiaux traditionnels coréens, en les transformant en une discipline unifiée, tout en limitant les influences étrangères et les réinterprétations qui en découlaient.
Un premier essai d’harmonisation des différents styles pratiqués dans les divers kwan eut lieu en , lorsque certains maîtres, dont Byung Jick Ro (fondateur du Song Moo Kwan), Sang Sup Chun (fondateur du Yun Moo Kwan, ensuite renommé Ji Do Kwan), Won Kyo Lee (fondateur du Chung Do Kwan) et Byung In Yoon (fondateur de ce qui deviendrait le Chang Moo Kwan), s’accordèrent pour uniformiser les méthodes d’enseignement dans leurs dojang respectifs.
Cependant, le déclenchement de la Guerre de Corée interrompit ce processus, dispersant les maîtres à travers le pays. Certains se réfugièrent à Busan, où ils fondèrent la Fédération coréenne de kongsudo, premier véritable effort concret pour unifier les arts martiaux coréens.
Quelques années après la guerre, les principaux représentants des kwan reprirent le projet d’unification. Entre 1959 et 1961, plusieurs organisations furent créées dans ce but. Parmi elles, un groupe composé principalement de membres du Chung Do Kwan, dirigé par le général Choi Hong Hi, ainsi que le Comité unifié de consolidation, établi en . Après la nomination des membres du conseil d’administration et des fonctionnaires exécutifs, le Comité unifié de consolidation créa la Korea Taekwondo Association (KTA). La présidence resta vacante, tandis qu’Un Kyu Uhm et Chong Woo Lee furent nommés vice-présidents. En , l’association obtint son affiliation au Comité olympique coréen et seulement fin 1962, Myung Shin Chae devint le premier président de la KTA.
En 1965, la Korean Taesoodo Association adopta le nom de Korea Taekwondo Association. Ce changement eut lieu sous la présidence de Choi Hong Hi, qui avait rejoint l’association, et marqua le retour à l’usage officiel du terme Taekwondo, introduit en 1955.
En , à la fin du mandat de Byung Jick Ro, la présidence de la KTA passa à Yong Chae Kim, alors figure importante du parti au pouvoir. Il est à l’origine de l’idée de créer un dojang central dédié au taekwondo. Kim obtint environ 28 millions de won, soit environ 30.000 dollars américains de l’époque, provenant de fonds publics pour construire le Central Dojang. Après la nomination de Un Yong Kim comme septième président de la KTA en , le projet prit forme définitive. Il prévoyait un bâtiment de plus de 4 000 m2, sur le plateau de Yeoksam-dong, alors non urbanisé, afin d’en faire un symbole de force et d’identité dominante sur la ville.
La construction de l’édifice principal débuta le et s’acheva le . La cérémonie de pose de la première pierre eut lieu le à Yeoksam-dong, dans le district de Gangnam à Séoul, en présence de représentants gouvernementaux, de personnalités sportives et de diplomates étrangers. Le , le Central Dojang fut officiellement renommé Kukkiwon (du coréen kukki, « sport national », et won, « siège »).
Parallèlement à la création du Kukkiwon, la KTA joua le rôle de médiateur pour concilier les différentes traditions des kwan, encore divisés en nombreuses factions à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Après plusieurs tentatives infructueuses, en 1974, la KTA parvint à les réunir en neuf grands groupes. La même année, le Comité des directeurs des kwan, un organe affilié à la KTA, accepta de faire disparaître la notion de kwan comme entités séparées, afin de présenter le mouvement dans son ensemble comme point d’origine unifié du taekwondo. Le processus s’acheva le avec l’abolition formelle des noms traditionnels des kwan, remplacés par une numérotation à usage administratif uniquement.
Le , au sein de la KTA, fut également créé le « Comité pour l’unification des kwan », composé non seulement des représentants des dix kwan alors reconnus mais aussi des directeurs du Central Dojang. Entre-temps, le Chong Bon Kwan, un organisme (et non un véritable kwan), avait été créé pour coordonner la transition vers un taekwondo unifié et réformer les aspects fragmentaires ou problématiques du système précédent, jetant les bases d’une gestion moderne et cohérente de la discipline.
Le , les dix kwan restants furent dissous en tant qu’entités autonomes, et leurs directeurs signèrent une déclaration officielle scellant leur intégration dans une structure administrative unique. Cet événement constitue un moment décisif dans l’histoire du taekwondo, marquant le début de la centralisation de la gestion technique et de la régulation des examens et promotions de grade.
La proclamation du fut signée par les représentants des principaux kwan et les directeurs du Central Dojang. Les signataires étaient :
Lors de l’Assemblée nationale du , l’amendement connu sous le nom de Taekwondo Promotion Act fut adopté, transformant le Kukkiwon de fondation en organisme sportif intégré au ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme de la République de Corée (MCST).
Le président du Kukkiwon est le chef de l’institution et en définit les orientations stratégiques. Dans l’exercice de ses fonctions, il est assisté par un comité directeur et collabore avec le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme de la République de Corée (MCST). Initialement conçu comme une fondation, le Kukkiwon a été réorganisé en tant qu’organisme sportif en . Pour cette raison, les chronologies officielles présentent deux numérotations distinctes : l’une relative au Kukkiwon en tant que fondation, l’autre relative au Kukkiwon en tant qu’organisme, après son intégration au MCST. Au fil des années, le mode d’élection du président a évolué : à l’origine confié à un cercle restreint de responsables, il a ensuite été remplacé par un système électoral plus démocratique, dans lequel des représentants non coréens titulaires d’un grade élevé de dan disposent également du droit de vote.
| N° | Président | Mandat | Notes | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| N° | Kukkiwon fondation |
Kukkiwon organisme |
Début | Fin | Durée | ||
| 1 | 1 – 8 | – | Un Yong Kim (1925 – 2017) |
7 août 1974 | 9 janvier 2004 | 29 ans, 5 mois | Septième président de la KTA, concepteur et fondateur de la World Taekwondo Federation ainsi que de l’équipe de démonstration du Kukkiwon. |
| 2 | 9 – 10 | – | Woon Kyu Uhm | 2 mars 2004 | 17 septembre 2009 | 5 ans, 6 mois | Élu président du Kukkiwon à l’unanimité, il dut résorber les divisions internes laissées par son prédécesseur. |
| 3 | 11 | – | Seung Wan Lee | 16 janvier 2010 | 3 juin 2010 | 5 mois | Fermement opposé à l’intégration du Kukkiwon au MCST, il œuvra afin que l’institution conserve son autonomie. Cette position entraîna des tensions internes et, en signe de protestation, il présenta sa démission. |
| 4 | 12 | 1 | Won Sik Kang | 4 juin 2010 | 27 mai 2013 | 2 ans, 11 mois | Au cours de son mandat, il dut faire face aux tensions résultant de l’intégration du Kukkiwon au MCST. Cette transition marqua la transformation de l’institution, passant du statut de fondation à celui d’organisme public. Kang parvint néanmoins à réconcilier les factions internes et à rétablir l’unité. |
| 5 | 13 | 2 | Kyu Hyung Lee | 28 octobre 2013 | 31 décembre 2013 | 2 mois | Lors de son élection, il était encore maître de taekwondo en activité et professeur à la Keimyung University. Toutefois, la communauté nationale et internationale le jugea inapte à exercer les fonctions de président du Kukkiwon, ce qui le conduisit à présenter sa démission. |
| 6 | 14 | 3 | Man Soon Jeong | 6 février 2014 | 26 mai 2016 | 2 ans, 2 mois | Durant son mandat, il s’investit particulièrement dans la mise en place d’examens de promotion dan/poom plus équitables et dans l’amélioration du système de formation en taekwondo, en instituant des examens pour les juges et instructeurs internationaux. Il œuvra également en faveur d’une communauté plus cohésive, tant en Corée qu’à l’étranger. |
| 7 | 15 | 4 | Hyun Duk Oh | 3 juin 2016 | 8 janvier 2019 | 2 ans, 7 mois | L’élection de Oh suscita des critiques, notamment de la part de l’America Taekwondo United, en raison de son grade de cinquième dan, alors que seuls des grands maîtres avaient auparavant occupé la fonction de président du Kukkiwon. La défiance était également liée à des tensions internes et à sa responsabilité dans la création du test de promotion accélérée de grade dan. Il resta en fonction jusqu’à son arrestation pour violation du Political Funds Act. |
| 8 | 16 – 17 | 5 – 6 | Dong Sup Lee | 29 janvier 2021 | 31 octobre 2025 | 4 ans, 9 mois | Premier président élu au suffrage général. Il s’engagea activement dans la réforme du Kukkiwon et dans le rétablissement de l’unité. En raison de la passion et du dévouement dont il fit preuve dans l’exercice de ses fonctions, il reçut le surnom de « Mister Taekwondo ». |
| 9 | 18 | 7 | Ung Suk Yun | 1er novembre 2025 | en fonction | – | Deuxième président élu au suffrage général, actuel dirigeant et représentant du Kukkiwon. |
L'examen de promotion pour les grades Dan et Poom en Taekwondo est le processus par lequel sont évalués le niveau technique, la préparation physique et l’esprit du pratiquant. L’obtention d’un grade représente un élément de prestige au sein de la discipline. Le système actuel prévoit quatre niveaux Poom (pour les pratiquants de moins de 15 ans) et neuf niveaux Dan (pour les pratiquants adultes).
Après l’unification des kwan, le Kukkiwon a dû relever le défi complexe d’uniformiser les systèmes de promotion des grades Dan et Poom. Bien que partageant la nécessité d’un système unifié, les membres du conseil ont dû concilier standards techniques et traditions différentes. Avec la fondation de la KTA en , l’association a pris en charge la gestion de l’émission des certificats Dan, qui jusqu’alors étaient délivrés par les différents kwan. Le premier examen officiel du nouveau système unifié a eu lieu le au siège de la Korea Taekwondo Association, donnant lieu à un calendrier de six sessions d’examen par an. Avec l’ouverture du Kukkiwon en 1972, l’administration des examens de grade a été transférée au nouvel institut. En 1980, la KTA a délégué au Kukkiwon également l’émission des certificats Dan et Poom, décision mise en œuvre à partir du de la même année. La diffusion du Taekwondo au niveau international a généré la nécessité d’organiser des examens en dehors de la Corée. Dans un premier temps, seuls les maîtres coréens, détenteurs des grades Dan élevés, pouvaient agir comme examinateurs ; cette possibilité a ensuite été étendue aux maîtres étrangers possédant au moins le 4e Dan. Cette ouverture a cependant entraîné des écarts locaux par rapport aux standards techniques définis par le Kukkiwon. De plus, en , l’émission des diplômes Dan étrangers (hors Corée) a été temporairement déléguée à la World Taekwondo Federation, entraînant une période où les certificats étaient délivrés par deux organisations distinctes. À la fin de 1987, il a été décidé que le Kukkiwon deviendrait l’unique organisme chargé de l’émission des grades, avec effet au . Pour garantir l’uniformité des examens, des règles ont été introduites afin de renforcer le rôle central du Kukkiwon dans les procédures d’évaluation, tant au niveau national qu’international. Dans ce contexte, ont été institués les programmes de Master Education (International Taekwondo Master Course – ITM) et d’Examiner Education (Taekwondo Poom/Dan Examiner – TPE), organisés par le Kukkiwon. La réussite de ces cours constitue une condition nécessaire pour la reconnaissance officielle, par le Kukkiwon, du titre d’examinateur certifié pour les examens de promotion des grades Dan et Poom.
En 1970, à partir du 38e examen de promotion, la KTA a instauré des tests séparés pour les enfants. En , le Kukkiwon a accueilli le premier examen officiel exclusivement pour enfants, et à partir de ce moment les examens pour les moins de 15 ans ont été organisés mensuellement. Les poomsae Taegeuk ont été intégrées aux tests de promotion en 1975. Le , les grades Dan destinés aux moins de 15 ans ont été officiellement renommés Poom, tandis que le quatrième niveau Poom (le plus élevé parmi les Poom) n’a été introduit qu’en 1999, après la révision du règlement. À l’étranger, les examens Poom sont généralement organisés conjointement avec les examens Dan, mais avec une épreuve légèrement simplifiée. Le grade Poom est automatiquement converti en Dan à l’âge requis.
L’épreuve d’examen comprend généralement plusieurs composantes fondamentales, incluant l’exécution des poomsae, le combat libre (Gyeorugi), les casses (Gyeokpa), la self-défense (Hosinsul) et une partie théorique. Les examens peuvent être réalisés dans les dojang locaux, mais pour les grades Dan et Poom, le rôle d’examinateur est réservé à ceux ayant suivi les programmes Master Education (ITM) et Examiner Education (TPE) organisés par le Kukkiwon. Les règles actuelles pour le passage de grade sont :
À ce jour, le Kukkiwon a délivré plus de 12,3 millions de diplômes, consolidant son rôle central dans la discipline : ces certificats sont reconnus mondialement comme les titres les plus prestigieux en Taekwondo. Seuls les détenteurs de diplômes Dan et Poom délivrés par le Kukkiwon peuvent participer aux compétitions internationales organisées par la World Taekwondo. Au fil des ans, le Kukkiwon a renouvelé le design des certificats Dan et Poom.
Afin d’assurer la meilleure qualité, des enquêtes ont été menées, le système d’émission a été restructuré, de nouvelles combinaisons de couleurs ont été développées, différents types de papier ont été testés et plusieurs techniques d’impression ont été évaluées. Un élément distinctif du nouveau design est la différenciation graphique claire entre les niveaux de grade, regroupés en cinq catégories :


En , le nombre total de grades Dan et Poom dans le monde dépasse 12,4 millions, avec une majorité de pratiquants titulaires de grades Poom (environ 6,7 millions) contre environ 5,7 millions de Dan. La plupart des détenteurs sont des citoyens sud-coréens, représentant environ 84 % des Poom et 82 % des Dan. La part restante, inférieure à 20 % pour les deux groupes, se répartit dans le reste du monde, les pays les mieux représentés étant les États-Unis (25 % des diplômes étrangers), la Chine (21 %), Taïwan, l’Inde, le Canada, le Vietnam, l’Australie et l’Indonésie.
Environ la moitié des Poom totaux correspond au premier Poom, suivi du deuxième Poom représentant un peu plus de 30 % du total. Le troisième Poom représente environ 14 % des Poom totaux, tandis que le quatrième Poom atteint environ 6 %. Ce dernier grade est réservé aux pratiquants de moins de 17 ans et, malgré son introduction relativement récente (1999), son nombre de titulaires est désormais stable.
Le premier Dan représente environ 74 % de tous les titulaires, le deuxième Dan environ 13 %, et le troisième Dan environ 8 %. À partir du cinquième Dan, le nombre de diplômés diminue progressivement jusqu’à n’inclure que 1632 neuvièmes Dan, dont la quasi-totalité sont des citoyens sud-coréens (1239).
Le tableau ci-dessous, mise à jour en , présente le nombre de pratiquants de Taekwondo reconnus par le Kukkiwon en France, Belgique et en Suisse. Ces chiffres incluent uniquement les titulaires de diplômes enregistrés auprès du Kukkiwon et permettent de comparer la répartition des grades Dan et Poom entre ces deux pays. Les données excluent les citoyens français et belges ou les étrangers dont le diplôme Kukkiwon est enregistré dans un autre pays, comme c'est le cas de certains maîtres coréens résidant en France.
| Nation | 1er Poom | 2e Poom | 3e Poom | 4e Poom | 1er Dan | 2e Dan | 3e Dan | 4e Dan | 5e Dan | 6e Dan | 7e Dan | 8e Dan | 9e Dan |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Belgique | 564 | 132 | 16 | 7 | 1919 | 681 | 396 | 216 | 81 | 36 | 22 | 6 | 5 |
| France | 695 | 14 | 4 | 1 | 10484 | 3197 | 1140 | 573 | 236 | 116 | 66 | 9 | 8 |
| Suisse | 304 | 21 | 0 | 0 | 805 | 260 | 114 | 40 | 16 | 5 | 4 | 2 | 2 |
En Belgique, le nombre de pratiquants reconnus par le Kukkiwon est 4081. Les titulaires de diplômes Dan constituent environ 83 % de l’ensemble des pratiquants reconnus par le Kukkiwon, ce qui témoigne d’une plus grande diffusion de la discipline parmi les jeunes qu’en France.
En France, le nombre de pratiquants reconnus par le Kukkiwon est 16.543, représentant 0,13 % du total mondial et 0,77 % des diplômes étrangers. Les titulaires de diplômes Dan constituent environ 96 % de l’ensemble des pratiquants reconnus par le Kukkiwon, contrairement à la tendance mondiale où les diplômes Poom sont plus nombreux.
En Suisse, les grades Dan représentent environ 80 % de l’ensemble des diplômes délivrés. Avec un total de 1573 diplômes enregistrés, le taekwondo apparaît comme une discipline relativement bien pratiquée dans le pays. De plus, le Kukkiwon dispose d’un bureau délocalisé en Suisse, ce qui témoigne de l’importance accordée au développement et à la reconnaissance de la discipline dans cet État.
Le Kukkiwon peut attribuer des grades Dan honorifiques, jusqu’au 10e Dan, à des personnalités particulièrement méritantes, y compris des personnes ne pratiquant pas le Taekwondo. Le 10e Dan existe uniquement comme distinction honorifique et ne nécessite aucun examen. La première attribution a eu lieu le à Juan Antonio Samaranch, alors président du Comité International Olympique. Par la suite, plusieurs personnalités internationales ont reçu ce titre, dont Pape François en . Des attributions posthumes du 10e Dan ont également été documentées, décernées à des figures ayant contribué de manière significative au développement et à la diffusion du Taekwondo, comme Woon Kyu Uhm, deuxième président du Kukkiwon, et Chong Woo Lee, ancien président de la World Taekwondo. Parmi les récipiendaires du 9e Dan Kukkiwon figurent plusieurs présidents des États-Unis, tels que Ronald Reagan, Bill Clinton, Barack Obama et Donald Trump. Des reconnaissances similaires ont été attribuées à des chefs d’État de différents pays, dont les Philippines, l’Ouzbékistan, le Pérou, la Turquie et le Népal.
Les World Taekwondo Hanmadang (à l’origine Taekwondo Hanmadang) constituent l’une des plus grandes compétitions internationales consacrées au taekwondo. Elles rassemblent chaque année plusieurs milliers de pratiquants issus de plus de cinquante pays. La manifestation accueille plus de 5 000 participants, qui concourent dans différentes disciplines, notamment le poomsae, les techniques de casse (gyeokpa) et la self-défense. Les épreuves de combat (gyeorugi) n’y sont en revanche pas incluses, cette discipline faisant déjà partie du programme du taekwondo aux Jeux olympiques et étant régie par la World Taekwondo.
Le festival est institué le par la Korea Taekwondo Association, sous le slogan « Unifier le monde à travers le taekwondo ». Depuis 1999, l’événement est organisé conjointement par le Kukkiwon et la KTA, et se déroule de manière permanente au Kukkiwon depuis l’an 2000.
Les World Taekwondo Hanmadang se distinguent des autres compétitions officielles par leur accessibilité, en autorisant la participation de toute personne titulaire d’un certificat de grade dan ou poom délivré par le Kukkiwon, sans exigences supplémentaires de nature compétitive. Au-delà de sa dimension sportive, l’événement vise à promouvoir la diffusion de la culture du taekwondo et du patrimoine culturel coréen, en mettant l’accent sur les valeurs spirituelles et l’identité culturelle partagée par les pratiquants du monde entier.
Site officiel de la maison mère du taekwondo.