| Pays | France |
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| Langue | français |
| Périodicité | hebdomadaire |
| Genre | presse anarchiste |
| Date de fondation | avril 1884 |
| Date du dernier numéro | juin 1884 |
| Ville d’édition | Lyon |
| ISSN | 2019-8671 |
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L'Alarme est un journal anarchiste publié à Lyon d'avril à . Il succède à L'Hydre anarchiste et laisse place au Droit anarchique.
Alors que Lyon est un centre important du mouvement anarchiste à cette période, ceux-ci commencent à y établir des organes de presse qui se succèdent entre les interdictions et la répression importante les touchant. Suite à l'interdiction de L'Hydre anarchiste, leur organe de presse, ils refondent un nouveau journal, intitulé L'Alarme, qui peut tirer pendant environ deux mois avant d'être interdit à son tour.
Il fait partie de la première période de presse anarchiste lyonnaise, comportant une série de journaux proches les uns des autres et se succédant entre les interdictions, dont Le Droit social, L'Étendard révolutionnaire, La Lutte, Le Drapeau noir, L'Émeute, Le Défi, L'Hydre anarchiste, L'Alarme ou encore Le Droit anarchique.
Lyon et la région lyonnaise de manière générale deviennent vite un pôle important de l'anarchisme - les anarchistes y forment une Fédération révolutionnaire lyonnaise,. Les anarchistes lyonnais évoluent dans un climat de répression et de surveillance de la part des autorités françaises,. En 1878, ils décident toutefois de se doter d'un journal et fondent une société, le Droit social, destinée à réunir des fonds pour la fondation d'un journal éponyme. Malheureusement pour eux, la loi oblige alors à faire un cautionnement - c'est-à-dire un dépôt de fonds auprès des autorités - pour avoir le droit de publier, ce qui rend alors une telle initiative difficile pour des raisons financières mais aussi pratiques, les journaux anarchistes ayant tendance à être rapidement interdits en France,.
En 1882, après la nouvelle loi sur la liberté de la presse de 1881, la situation évolue avec la suppression de ce cautionnement, et le Droit social est fondé à Lyon en . Il est très surveillé par les autorités françaises ; chaque numéro est analysé avec parcimonie, le commissaire spécial de Lyon cherche à découvrir les auteurs précis de chaque article et les autorités engagent des poursuites nombreuses contre les gérants successifs du journal, qui change plusieurs fois de nom. Il s'arrête le et est remplacé par L'Étendard révolutionnaire entre août et .
Ce journal est ensuite interdit à la suite de l'attentat de l'Assommoir et son gérant, Antoine Cyvoct, condamné à mort pour un des articles du journal. Le mouvement anarchiste en France et plus spécifiquement à Lyon sont ensuite durement visés par la répression qui culmine en lors du procès des 66. À Lyon même, plusieurs anarchistes établissent un nouvel organe de presse, intitulé La Lutte. Celui-ci est rapidement poursuivi, comme les précédents, et interdit. Peu après, le journal Le Drapeau noir, qui prend la suite de La Lutte, est fondé en et s'étend jusqu'à , où il subit le même sort que ses prédécesseurs et est remplacé par L'Émeute de à ,. Après L'Émeute, c'est au tour du Défi d'être publié par les anarchistes lyonnais, sur seulement trois numéros en . L'Hydre anarchiste, qui lui succède, tient six numéros jusqu'à son interdiction, fin .

Le , sortie à Lyon du premier numéro du journal L'Alarme, Organe anarchiste, hebdomadaire paraissant le dimanche. Huit numéros paraîtront jusqu'au . Le militant libertaire Clovis Demure en est le secrétaire de rédaction,,. Son gérant est Jérémy Bordin.
Victime de diverses interdictions touchant la presse libertaire, à la suite des poursuites et des arrestations des différents gérants, ce journal succède à L'Hydre anarchiste ( - ),,,,, après la citation à comparaître de son gérant, et précède Le Droit Anarchique (8 au ),,, ; puis La Lutte sociale ( au ),,.
Toutes ces publications anarchistes lyonnaises portent l'épigraphe : Liberté - Égalité - Justice et se transmettent les listes des abonnements.
Les huit numéros sont disponibles en fac-similé numérisés sur le site de Gallica et de la Bibliothèque municipale de Lyon.