Gustave Flaubert, l'auteur de Bouvard et Pécuchet, a aimé cette pièce qu'il qualifie de « bijou » dont le dénouement est un « chef-d'œuvre d'originalité et de profondeur ». La comédie ne dépassa cependant pas les 20 représentations lors de sa création.
Argument
Deux grands amis, Ferdinand Martin et Agénor Montgommier passent leur temps à jouer aux cartes (le bésigue). Ils « sont sexuellement en retraite et [...] voudraient enfin être tranquilles » (P. Stein). La femme de Ferdinand, Loïsa, le trompe depuis trois ans avec Agénor: son mari est trop tranquille, et il ronfle. Mis au fait de la situation, Ferdinand veut laver son honneur: Agénor devra créer le « prix Martin » pour le meilleur mémoire sur l’infamie qu'il y a à prendre la femme de son ami, doté de 22500 francs. Mais le cousin étranger de Ferdinand, Hernandez Martinez, est surpris aux pieds de Loïsa. Il l'emmène dans son pays lointain.
2013: mise en scène de Peter Stein, décors de Ferdinand Woegerbauer, costumes d'Anna Maria Heinrich, lumière de Joachim Barth, avec Jacques Weber dans le rôle de Ferdinand, proche des caricatures de Daumier, et Laurent Stocker dans celui d'Agénor, Christine Citti (Loïsa), Pedro Casablanc (Hernandez Martinez), Jean-Damien Barbin (Pionceux), Odéon Théâtre de l'Europe, Paris,.
2017: mise en scène de [Marie-Anne Mouraret, Compagnie du Strapontin de Poussan, au Théâtre Henri-Maurin de Marseillan.
↑«Le cousin du Guatémala. L'épure du vaudeville selon Labiche. Un spectacle français-français aussi mince que du papier à cigarette. Le Prix Martin à la Comédie-Française», Le Monde, (lire en ligne).
Violaine Heyraud, «Les étrangers conquérants dans le vaudeville. Feydeau après Labiche», dans Nathalie Coutelet et Isabelle Moindrot (dir.), L’altérité en spectacle, 1789-1918, Rennes, Presses universitaires de Rennes, .
Ignacio Ramos Gay, «Un aztèque de vaudeville: Le Prix Martin d’Eugène Labiche», Studi francesi, vol.182, noLXI/II, , p.249-260 (lire en ligne).