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Le Saillant est un lieu-dit français du département de la Corrèze et de la région Nouvelle-Aquitaine (plus précisément avant 2016 dans l'ex-région administrative Limousin).
Situé à cheval sur les communes de Voutezac et d'Allassac, (les gens du coin parlent encore du « Saillant d'Allassac » et du « Saillant de Voutezac »), Le Saillant est un petit village au débouché des gorges de la Vézère, célèbre pour son pont médiéval composé de six arches, deux sur Allassac et les autres sur Voutezac.
À l'intérieur du Saillant d'Allassac, il convient de distinguer le Saillant Vieux où se trouve le château de Lasteyrie.
En latin, aqua saliens désignait une eau bondissante. Ce nom évoque des rapides et une cascade dans une gorge profonde. Il est appelé ad illo Salente en 904.
Le Saillant fut une villa royale sous les Mérovingiens.
Ce fut une ancienne seigneurie qui portait le nom d'Orbaciacus et de Sailhens dans les vieux cartulaires.
L’origine du Saillant est très ancienne. Le cartulaire de l’abbaye de Beaulieu-sur-Dordogne atteste qu’en 876, Eudes, Comte de Toulouse, détenait le village d’Orbaciac, ancien nom du Saillant.
Au Moyen Âge, il faisait partie de la vicomté de Comborn qui représentait à peu près le quart de l’actuel département de la Corrèze.
En 1372, Archambaud IX de Comborn vendit les terres du Saillant ainsi que le château, le pont et les droits de péages y afférents à Reynaud de Lasteyrie qui les céda à son frère Guy.
La chapelle fut construite entre 1620 et 1624 par Jean II de Lasteyrie du Saillant.
Elle est célèbre pour sa vierge, appelée Notre-Dame du Saillant, et ses vitraux.
La vierge en bois polychrome, située près de l’autel, porte avec les armes des Rouffignac, l’inscription suivante :
« Noble Peironele de Loffignac fit faire cet image l’an 1547»
Elle proviendrait de l’ancienne chapelle de la Bontat, aujourd’hui disparue.
Peyronnelle de Rouffignac était l’épouse de Guillaume de Lasteyrie du Saillant qui fit ériger le Saillant en vicairie, et qui le restera jusqu’à la Révolution.
Les vitraux sont l’œuvre de Marc Chagall pour la conception et du maître verrier Charles Marcq pour la réalisation. Ils ont été posés entre 1978 et 1981.
Le , une rafle de résistants est menée par l'occupant allemand et la Brigade nord-africaine de la Bande Bonny-Lafont. Le , une stèle commémorant les événements est élevée sur la place du Saillant. Elle répertorie les noms des quatre villageois arrêtés et disparus en déportation à Neuengamme mais elle laisse dans l'oubli les cinq juifs raflés le même jour et exterminés à Birkenau et dans les Pays baltes. Depuis le une seconde stèle rend hommage à ces victimes de la Shoah. Par ailleurs, un odonyme local (place du 15-Avril-1944) rappelle le souvenir de la rafle.

