Un leporarium (du latin lepus, « lièvre ») est un parc à lièvres dans l'Antiquité romaine. C'est un cas particulier des vivaria que l'on trouvait à partir de la fin de l'époque républicaine autour des grandes villa. Le lièvre était un animal particulièrement apprécié dans la gastronomie romaine, le meilleur gibier selon Martial.
Dans les leporaria, on gardait non seulement des lièvres, mais des lapins de garenne. Les leporaria sont les ancêtres des garennes qu'on trouve à partir du Moyen Âge et qui étaient un privilège de la noblesse.
La terminologie a varié selon les époques : Varron, au Ier siècle av. J.-C., distingue, parmi les dépendances des villae où l'on garde des animaux, les ornithones — volières pour les oiseaux —, les leporaria — enclos où l'on enferme toutes sortes de gibiers, y compris des sangliers et des chevreuils — et les piscinae — viviers pour les poissons et autres animaux d'eau douce ou de mer. À chacun de ces lieux correspond une spécialité professionnelle : oiseleurs, chasseurs et pêcheurs. On voit que la distinction s'appuie en gros sur la différence d’habitat : air, terre, eau. Les leporaria sont de vastes enclos ceints de murs. Mais Varron précise qu'aux générations antérieures les leporaria n'étaient que des parcs à lièvres. Au IIe siècle apr. J.-C., Aulu-Gelle rappelle le texte de Varron et ajoute : « […] mais ce que Varron appelle leporaria, je ne me souviens point de l'avoir jamais vu exprimé par ce mot dans des auteurs plus anciens que lui » ; il indique que les parcs à gibier étaient appelés anciennement roboraria (à cause des palissades en chêne qui entouraient ces parcs) et que, de son temps, ils sont qualifiés de vivaria.