En physique, la limite de Bekenstein est une limite supérieure à l'entropieS, ou l'informationI qui peut être contenue dans une région finie donnée de l'espace qui contient une quantité finie d'énergie ou, réciproquement, la quantité maximum d'information requise pour décrire parfaitement un système physique donné jusqu'au niveau quantique. Elle implique que l'information d'un système physique, ou l'information nécessaire pour décrire parfaitement ce système, doit être finie si cette région de l'espace et son énergie sont finies. En informatique théorique, elle implique qu'il existe une vitesse maximum de calculabilité, la limite de Bremermann, pour un système physique qui a une taille et une énergie finies, et qu'une machine de Turing avec des dimensions finies et une mémoire illimitée n'est pas possible.
Où I est l'information exprimée en nombre de bits contenus dans les états quantiques de la sphère. Le facteur ln(2) vient de la définition de l'information comme logarithme en base 2 du nombre d'états quantiques.
En utilisant l'équivalence masse-énergie, la limite de la quantité d'information peut être reformulée:
Où est la masse du système en kg.
Origines
Bekenstein a dérivé cette limite d'arguments heuristiques concernant les trous noirs. S'il existe un système qui viole la limite, c'est-à-dire en ayant une trop grande entropie, Berkenstein a montré qu'il serait possible de violer la seconde loi de la thermodynamique en le transformant en trou noir. En 1995, Theodore Jacobson a démontré que l'équation du champ d'Einstein, et ainsi la relativité générale, peut être dérivée en admettant que la limite de Bekenstein et les lois thermodynamiques sont vraies,. Toutefois, bien que plusieurs arguments développés montrent qu'il doit bien exister une certaine forme de limite afin que les lois de la thermodynamique et la relativité générale soient mutuellement cohérentes, la formulation exacte a été sujette à débat,,,,,.(en),,,,
Où est la constante de Boltzmann, A est l'aire bidimensionnelle de l'horizon des évènements du trou noir exprimée avec l'aire de Planck comme unité, et .
la limite est ainsi intimement liée à la thermodynamique des trous noirs, au principe holographique et à la limite d'entropie covariante[Quoi ?] de la gravitation quantique, et peut être dérivée d'une forme forte, conjecturée, de cette dernière.
↑(en)Thermodynamics of Spacetime: The Einstein Equation of State, Theodore Jacobson, Physical Review Letters, Vol. 75, No7 (14 août 1995), p.1260-1263, DOI10.1103/PhysRevLett.75.1260, Bibcode: 1995PhRvL..75.1260J. Également disponible sur «gr-qc/9504004», texte en accès libre, sur arXiv., 4 avril 1995, ici et ici. On le retrouve aussi sous forme de participation lors du concours d'articles 1995 de la Gravity Research Foundation. Copie.
↑(en)Three Roads to Quantum Gravity, Lee Smolin (New York, N.Y.: Basic Books, 2002), p.173 et 175, (ISBN0-465-07836-2), (LCCN2007310371).
↑Simple sufficient conditions for the generalized covariant entropy bound, Raphael Bousso, Éanna É. Flanagan et Donald Marolf, Physical Review D, Vol. 68, No6 (15 septembre 003), Art. No064001, 7 pages, DOI10.1103/PhysRevD.68.064001, Bibcode: 2003PhRvD..68f4001B. Également sur «hep-th/0305149», texte en accès libre, sur arXiv., 19 mai 2003.