Lion P

Lion P
Image illustrative de l’article Lion P
Photographie de Lion P prise par le télescope spatial Hubble.
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Lion
Ascension droite (α) 10h 21m 45,123s
Déclinaison (δ) +18° 05′ 6,89″
Magnitude apparente (V) 16,89 (± 0,1)

Localisation dans la constellation : Lion

(Voir situation dans la constellation : Lion)
Astrométrie
Vitesse radiale 264 km/s
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie
Type de galaxie Galaxie naine irrégulière
Masse 560 000 M☉
Liste des galaxies

Lion P ou Leo P est une galaxie naine irrégulière isolée, située dans la constellation du Lion, à une distance d’environ 1,62 ± 0,15 Mpc (∼5,28 millions d'al) de la Terre, d’où elle s’éloigne à une vitesse de 264 Km s-1,,.

Découverte

Lion P a été découverte en 2013 à partir de données collectées par le projet de recherche Arecibo Legacy Fast ALFA survey (ALFALFA).

La galaxie est située à la limite du Groupe local, en dehors de celui-ci, à environ 0,4 mégaparsec de la galaxie du Sextant B, la galaxie la plus proche du groupe de NGC 3109, appelé Antlia-Sextans group, une association de galaxies naines dont elle est clairement une composante et dont NGC 3109, la galaxie du Sextant A, Sextant B et la galaxie naine de la Machine pneumatique sont membres’.

Caractéristiques

Sa magnitude apparente dans la bande spectrale V est de 16,89 ± 0,1 mag.

Sa magnitude absolue est de MV = - 9,27 ± 0,20 mag.

Lion P a une masse stellaire estimée à M⋆ (M☉) = 5,6+0,4
-1,9
x 105, soit d’environ 560 000 masses solaires.

Cette image NIRCam du télescope spatial James Webb montre une partie de la galaxie naine Lion P.

La population stellaire de Lion P se compose d'une forte concentration d'étoiles massives, brillantes et bleues au centre de la galaxie, qui pourraient être des étoiles de la séquence principale de type B et A.

En 2015, elle a été étudiée à partir de données collectées par le télescope spatial Hubble. Elle est particulièrement riche en hydrogène, possède une formation active d’étoiles, une population sous-jacente d’étoiles anciennes, une faible abondance d’oxygène (environ 3 % par rapport au Soleil) et une faible métallicité. Lion P, en raison de sa position isolée, n’a pas eu d’interactions avec d’autres galaxies au cours de son existence.

Étoile de type O

10 étoiles variables de type RR Lyrae ont été détectées dans la galaxie, ainsi qu'une région H II, qui est ionisée par LP26, une étoile de type O de 22 masses solaires, la seule connue dans Lion P.

Ainsi, la galaxie naine Lion P, avec une métallicité solaire de 3 %, fait partie, comme I Zwicky 18, des galaxies formant des étoiles les plus pauvres en métaux connues dans l'Univers proche. Malgré son faible taux de formation d'étoiles (4,3 × 10−5 M☉ an−1, correspondant à 1 masse solaire tous les 23 256 ans), la présence d'une seule étoile de type O (durée de vie ≲ 10 millions d’années) et de plusieurs autres étoiles massives et bleues confirme sans ambiguïté que Lion P forme activement des étoiles.

Notes et références

  1. 1 2 3 (en) Katherine L. Rhode et al., « ALFALFA DISCOVERY OF THE NEARBY GAS-RICH DWARF GALAXY LEO P. II. OPTICAL IMAGING OBSERVATIONS », The Astronomical Journal, vol. 145, no 6,‎ (lire en ligne Accès libre)
  2. 1 2 (en) Kristen B. W. McQuinn et al., « ALFALFA DISCOVERY OF THE NEARBY GAS-RICH DWARF GALAXY LEO P. IV. DISTANCE MEASUREMENT FROM LBT OPTICAL IMAGING », The Astronomical Journal, vol. 146, no 6,‎ (lire en ligne Accès libre)
  3. 1 2 3 4 (en) Kristen B. W. McQuinn et al., « LEO P: AN UNQUENCHED VERY LOW-MASS GALAXY », The Astrophysical Journal, vol. 812, no 2,‎ (lire en ligne Accès libre)
  4. ↑ (en) Riccardo Giovanelli, Martha P. Haynes, Elizabeth A. K. Adams, John M. Cannon, Katherine L. Rhode et al., « ALFALFA DISCOVERY OF THE NEARBY GAS-RICH DWARF GALAXY LEO P. I. H i OBSERVATIONS », The Astronomical Journal, vol. 146, no 1,‎ (lire en ligne Accès libre)
  5. ↑ (en) M. Bellazzini, T. Oosterloo, F. Fraternali et G. Beccari, « Dwarfs walking in a row - The filamentary nature of the NGC 3109 association », Astronomy & Astrophysics (A&A), vol. 559,‎ (lire en ligne Accès libre)
  6. ↑ (en) O. Grace Telford, John Chisholm, Kristen B. W. McQuinn et Danielle A. Berg, « Far-ultraviolet Spectra of Main-sequence O Stars at Extremely Low Metallicity », The Astrophysical Journal, vol. 922, no 2,‎ (lire en ligne Accès libre)
  7. ↑ (en) O. Grace Telford, Karin M. Sandstrom, Kristen B. W. McQuinn et al., « Molecular Hydrogen in the Extremely Metal-Poor, Star-Forming Galaxy Leo P », Nature, vol. 642,‎ (lire en ligne Accès payant)

Liens externes