| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Élisabeth Jeanne Ricol |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoints |
Auguste Delaune (de à ) Artur London (à partir de ) |
| Parentèle |
Raymond Guyot (beau-frère) |
| Parti politique | |
|---|---|
| Membre de | |
| Arme | |
| Conflits | |
| Lieu de détention | |
| Distinctions |
Lise London, née Élizabeth Ricol, est une militante communiste et résistante française, née le à Montceau-les-Mines et morte le à Paris.
Lise Ricol naît dans une famille pauvre d’immigrés espagnols. Son père, mineur atteint de la silicose, est un militant communiste.
Elle passe son certificat d'études puis, après une formation de secrétaire, commence à travailler comme sténo-dactylo chez Berliet.
Elle épouse en premières noces Auguste Delaune en à Vénissieux,.
Membre des Jeunesses communistes depuis 1931, elle est envoyée à Moscou en 1934 par le Parti communiste. Elle y rencontre le Tchèque Artur London, avec lequel elle vit à partir de et qu’elle épouse en 1945,. En 1936, elle participe à la constitution des Brigades internationales dans l’Espagne républicaine.
Après son retour à Paris en 1939, elle entre en résistance contre l’Occupation allemande. Capitaine des Francs-tireurs et partisans, elle mène une action le , une manifestation de ménagères devant les portes du magasin Félix Potin à l'angle de la rue Daguerre et de l’avenue d’Orléans dans le 14e arrondissement,
Il est 16h rue Daguerre, en ce samedi 1er août 1942, la foule des acheteuses forme une longue queue devant les devantures. Soudain, Lise London saute sur un étal et s’écrie :
« L'occupation, avec son cortège de malheurs, de restrictions, de crimes, a assez duré... Il est temps d'agir. Les Français doivent refuser de travailler pour la machine de guerre allemande. [...] Le Deuxième Front va bientôt s'ouvrir... La libération s'approche... Vive la Résistance, vive la France ! ».
Immédiatement, Lise London s’esquive, avec l’aide de jeunes FTP en embuscade. Derrière elle, les tracts sont jetés par poignées par les militantes des Comités féminins.
Elle est surnommée par les Allemands et la police française, qui la recherchent, « La mégère de la rue Daguerre », tandis que pour Radio Londres et La Voix de la Russie, elle devient « L’héroïne de la rue Daguerre ». Elle est arrêtée en , emprisonnée et jugée par les autorités de Vichy, puis livrée l’année suivante aux Allemands et déportée au camp de concentration de Ravensbrück, puis à Buchenwald.
En 1949, elle s’installe à Prague avec son mari, devenu vice-ministre des Affaires étrangères. Quand il tombe en disgrâce et est arrêté en 1951, elle recueille son témoignage, qu’il lui fait parvenir dans des paquets de papier à cigarettes. Le couple raconte cette période de leur vie dans le livre ensuite adapté au cinéma sous le même titre L'Aveu (le rôle de Lise London est tenu par Simone Signoret).
En , elle participe au congrès du Parti communiste français à Martigues.
Elle meurt le à Paris à l'âge de 96 ans. Elle est inhumée au cimetière parisien d'Ivry,.
Sa sœur, Fernande Ricol, est l'épouse du dirigeant communiste français Raymond Guyot.
La place Lise-et-Artur-London, inaugurée en 2017 à Paris, lui rend hommage ainsi qu'à son époux. À la fête de l'Humanité, une allée porte le nom de Lise London.
Elle fait partie des seize femmes dont le parcours est présenté dans le cadre de l'exposition temporaire Déportées à Ravensbrück, 1942-1945, organisée par les Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) du au .