Ancien fief féodal situé sur le versant nord des Pyrénées, de part et d'autre du haut cours de la Garonne, le Comminges a existé du début du Xesiècle jusqu'en 1454.
Le comté de Comminges aurait été constitué dans la première moitié du Xesiècle. Pendant longtemps, on a considéré que les premiers comtes de Comminges étaient issus des comtes d'Aragon. Les dernières études font ressortir qu'ils seraient probablement des seigneurs de l'entourage des ducs de Vasconie
En 1375, Marguerite de Comminges (1363-1443), héritière du comté, épousa Jean III d'Armagnac († 1391) en premières noces puis, en troisièmes noces, Mathieu de Foix. À sa mort, Marguerite de Comminges lègue ses domaines au roi de France. Mathieu de Foix en garde cependant la jouissance jusqu'à sa mort († 1453).
Le Comminges est incorporé au domaine royal en 1454. Il est ensuite aliéné en faveur de Jean, bâtard d'Armagnac († 1478), puis d'Odet d'Aydie, seigneur de Lescun († 1498), avant d'être à nouveau réuni au domaine royal en 1498, et ce de manière définitive.
Une première mauvaise transcription des armoiries a modifié le blason au XVIIesiècle: de gueules aux quatre otelles d'argent appointées et posées en sautoir (illustration ci-dessus), puis même en otelles adossées en sautoir.
Avant 970-vers 1000: Roger Ier le Vieux, fils du précédent, comte de Carcassonne et d'un tiers du Comminges.
marié avant 970 à Adélaïs, probablement de Melgueil.
Vers 979: Arnaud II, comte, fils probable d'Arnaud (lui-même fils de Roger de Comminges, le frère d'Arnaud Ier: donc probable petit-neveu d'Arnaud Ier de Comminges) et fils certain d'Adélaïde, remariée ensuite à Roger Ier le Vieux.
Avant 988-vers 1035: Eudes, comtes de Comminges, frère probable du précédent.
Vers 1003-vers 1035: Roger II, comtes de Comminges, frère du précédent.
Vers 1035-vers 1070: Arnaud III, fils de Roger II.
Vers 1070-avant 1105: Roger III, fils du précédent.
Avant 1105-après 1145: Bernard Ier († après 1145), fils du précédent.
mariée en troisièmes noces en 1419 avec Mathieu de Foix († 1453).
À sa mort, Marguerite de Comminges lègue ses domaines au roi de France. Mathieu de Foix en garde cependant la jouissance viagère. Le nom de Comminges continue à prospérer, transmis par exemple par des bâtards et des branches cadettes (collatérales) de la maison de Comminges, (voir les articles Famille de Comminges, vicomtes deCouserans, famille d'Espagne de Montespan), ou en lignée féminine.
↑Leur fils cadet Roger Iervicomte de Couserans et de Carcassonne, époux d'Isabelle/Sybille (?) de Foix, fille de Roger-Bernard Ier comte de Foix et de Couserans et de Cécile Trencavel (nièce de Roger Ier ci-dessus, fille de Raimond Ier vicomte de Béziers, Albi, Carcassonne), fonde la branche des Comminges-Couserans, aussi comtes de Pallars-Sobirà à partir de Roger II.
↑Jules de Carsalade du Pont, «Clément V et l'Église de Comminges», Revue de Comminges, vol. 7, 1892, p. 199, no 54, [lire en ligne]: «A Lyon, 24 novembre 1305. — Dispense de consanguinité au quatrième degré, accordée à Bernard, fils de Bernard, comte de Comminges, et à Marguerite, vicomtesse de Turenne, afin qu'ils puissent vivre dans le mariage déjà contracté.»
↑Jules de Carsalade du Pont, «Clément V et l'Église de Comminges», Revue de Comminges, vol. 7, 1892, p. 199, no 747, [lire en ligne]: «À Bordeaux, 30 juin 1306. — Dispense de consanguinité au quatrième degré, accordée à Pierre-Raymond, fils de Bernard comte de Comminges, et à Constance, fille de Bernard comte d'Astarac: le mariage est déjà contracté».w
Charles Higounet, Le Comté de Comminges: de ses origines à son annexion à la Couronne, Saint-Gaudens, L'Adret, , 2eéd. (1reéd. 1949) (ISBN2-904458-05-0).