| Titre | Loi no 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique |
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| Référence | NOR : TERL1805474L |
| Pays |
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| Type |
Loi organique Loi ordinaire |
| Législature | XV de la Cinquième République française |
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| Gouvernement | Philippe II |
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Loi no 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique
La loi du portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, ou loi ÉLAN (portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique), vise à réformer le droit immobilier. Le texte est présenté au Conseil des ministres en par le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard et le secrétaire d'État Julien Denormandie, et vise un « choc de l'offre ». La loi ELAN a été conçue pour faciliter la construction de logements, simplifier les normes d’urbanisme et répondre aux difficultés d’accès au logement, notamment dans les zones où l’offre est insuffisante face à la demande.
Après de longs débats et de nombreux amendements, le Sénat adopte le texte le (avec 201 voix pour et 127 contre), le Conseil constitutionnel saisi par 60 députés prononce une non-conformité partielle, permettant la promulgation du texte par le président de la République le . Au , le Ministère de la Cohésion des territoires annonce qu’un total d’environ 70 décrets d’application sont attendus et que 52 sont publiés à cette date, ainsi que 5 ordonnances et 2 circulaires.
La loi précise, selon le ministère, les sujets suivants :
La loi prévoit de supprimer l'avis potentiellement opposable des architectes des bâtiments de France pour les bâtiments protégés et de ne le rendre que consultatif. Cette mesure suscite des critiques des défenseurs du patrimoine, les élus locaux pouvant désormais ne pas tenir compte de ces avis dans leurs projets urbains. Cette loi présente en effet le danger de permettre la destruction de bâtiments protégés,,.
Avant le vote de la loi au Sénat, Pierre Madec, économiste à l'OFCE, estime que le gouvernement avec la loi Elan a posé « un bon diagnostic sur la crise du logement, mais n'apporte pas les réponses appropriées. »
Denis Dessus, président de l'ordre des architectes, considère que la loi « se fonde sur des calculs faux et des contre-vérités » et est « un retour en arrière vers la production de masse. »
Le permis de louer ne sera pas gratuit (la FNAIM regrette que son prix puisse être fixé, éventuellement arbitrairement, par les collectivités.[réf. nécessaire]
La loi Elan est critiquée par le Groupement pour l'insertion des handicapés physiques et le Collectif Luttes et handicaps pour l'égalité et l'émancipation. Il est question d'un retour sur la loi Veil de 1975 sur l'obligation d'accessibilité des bâtiments publics et d'habitation, ainsi que d'une victoire du lobby des promoteurs immobiliers.