| Titre | Loi relative au renforcement de la protection de l'environnement |
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| Référence | Loi no 95-101 ; NOR : ENVX9400049L |
| Pays |
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| Type | Loi ordinaire |
| Branche | Droit de l'environnement |
| Législature | Xe législature de la Cinquième République française |
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| Gouvernement | Balladur |
| Adoption | |
| Promulgation |
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La Loi no 95-101 du relative au renforcement de la protection de l'environnement, dite Loi Barnier (du nom de Michel Barnier, ministre de l’Environnement du gouvernement Balladur), est une loi française qui apporte plusieurs nouveautés dans le droit national dans le domaine des risques naturels, de l'environnement et de la participation des citoyens à la démocratie. Concrètement, elle a pour effets de créer un fond d'indemnisation pour les expropriations réalisées dans le cadre de la prévention des risques naturels, d'intégrer au droit français plusieurs principes généraux du droit de l'environnement international et de créer la commission nationale du débat public.
Sa première application pour la « sauvegarde des populations menacées par certains risques naturels majeurs » (articles 11 à 22) a été le décret d’expropriation (31/5/97) du lotissement de l’île Falcon à Saint-Barthélemy-de-Séchilienne (Isère), menacé par l’écroulement de versant des Ruines de Séchilienne.

Le texte a été déposé au Sénat le , par le Ministre de l'Environnement Michel Barnier. Il a ensuite fait l'objet d'un travail en commissions, puis a été déposé pour la première fois à l'assemblée le . La loi a été adoptée le après 4 jours de débats durant lesquels près de 500 amendements ont été déposés et ont dû être examinés, ce qui peu paraître court en 2025, mais ne l'était pas à cette époque. Elle est parue au JORF no 29 du .
Les débats ont porté principalement sur le transfert de compétence de la gestion des déchets et sur l'enfouissement des lignes électriques, qui n'aura finalement été rendu obligatoire que dans certaines aires protégées.
Dispositions relatives à la participation du public et des associations en matière d'environnement, qui instaure la Commission nationale du débat public.
Dispositions relatives à la prévention des risques naturels.
Il contient des dispositions relatives à la connaissance, à la protection et à la gestion des espaces naturels
Dispositions relatives à la gestion des déchets et à la prévention des pollutions.
Dispositions diverses (articles 66 à 94)
Il s'agit du Fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) mis en place par cette loi (titre II). À l'origine, il avait pour objectif initial de financer seulement les indemnités d'expropriation de biens exposés à un risque naturel majeur et les dépenses liées à la limitation d'accès et/ou à la démolition éventuelle de ces biens, afin d'en empêcher toute occupation future. Plus tard, son périmètre d'utilisation a été progressivement élargi au financement des mesures de prévention des risques naturels supportés principalement par les collectivités locales ainsi que parfois par des particuliers.
La Loi Barnier transcrit en droit français quatre principes du droit de l'environnement :
Ces quatre principes étaient déjà présents dans l'Acte unique européen de 1987 et repris dans la Déclaration de Rio de 1992.
La Loi Barnier créée la Commission nationale du débat public (CNDP) en application du principe de participation et d'information de l'ensemble des citoyens sur les questions touchant à l'environnement. La CNDP est devenue une autorité indépendante en 2002.