En mathématiques, et plus précisément en algèbre générale, étant donné un couple d'ensembles , une loi de composition (ou loi) sur ce couple est une application de ou de dans .
Dans le cas , on qualifie la loi d'interne. Il faut concevoir une loi de composition interne dans un ensemble comme une opération binaire définie partout. On pense par exemple à l'addition et à la multiplication dans . La division dans n'en est pas une (puisque par exemple n'est pas défini), mais elle en est une dans .
Les lois de composition, en permettant de jouer avec les éléments des ensembles, constituent le pilier de l'algèbre générale. Elles permettent de définir les structures algébriques, parmi lesquelles on citera les groupes, anneaux, corps, et espaces vectoriels.
On distingue deux types de lois de composition (abrégé l.c.) sur ce couple :
On notera qu'on utilise majoritairement, par convention, des l.c. à gauche (par exemple avec les espaces vectoriels).
Dans le cas , on parle de loi de composition interne (abrégé l.c.i.).
Le terme « loi de composition externe » (abrégé l.c.e.) est en fait synonyme de « loi de composition ». On l'emploie pour souligner que l'on n'impose pas .
Par convention, contrairement aux applications quelconques, on utilise pour désigner une l.c. un symbole qui n'est pas une lettre. On emploie typiquement les symboles des opérations classiques : « », « », « », « », ...
Et, surtout, la convention est, comme pour les opérations classiques, d'utiliser la notation infixe. Cela signifie qu'on notera par exemple plutôt que . Très souvent, on écrit même plus simplement (si cela n'est pas ambigu dans le contexte).
On emploie souvent le symbole « » pour les l.c.e. à gauche ; par exemple dans les espaces vectoriels pour la multiplication d'un vecteur par un scalaire.
L'associativité et la commutativité sont des propriétés vérifiées par certaines l.c.i. La plupart des l.c.i. étudiées en algèbre sont associatives.
Considérons ici un ensemble sur lequel on a défini une l.c.i. notée .
Dans le cas général, écrire des choses comme n'a aucun sens puisqu'on ne sait pas s'il faut faire en premier, ce que l'on note , ou en premier, ce que l'on note . Notons en effet qu'il n'y a aucune raison que ces deux calculs fournissent le même résultat.
On dit que est associative si une telle question ne se pose pas ; si on peut procéder dans l'ordre qu'on veut. Des expressions comme ont alors un sens. Cela facilite grandement les calculs.
On dit que est commutative si on a, pour tous , .
Comme dit plus haut, la notation la plus généralement utilisée pour calculer une image par est la notation infixe, à savoir : .
Mais il existe d'autre notations, plus rares :