Lokiss

Lokiss
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Naissance

Paris
Nom de naissance
Vincent Elka
Nationalité
Français
Activité
Lieu de travail
Mouvement
Influencé par
Site web

Lokiss, né en 1968 à Paris, est un graffeur et artiste numérique français. Il est un pionnier du graffiti en France dans les années 1980. À partir des années 1990, il délaisse le graffiti au profit de la peinture puis de l'art numérique.

Biographie

Vincent Elka naît en 1968 à Paris. Sous le pseudonyme Lokiss, il compte parmi les premiers graffeurs français, ayant débuté dans les années 1982-1983. Il fait partie des premiers graffeurs présents au terrain vague de la Chapelle, où il pratique le wild style, un lettrage complexe aux lettres déformées et entrelacées, aux côtés du graffeur Scipion. Le Bad Boy Crew, formé par JayOne, Skki et Ash, l'y rencontrent. Lokiss compte parmi les graffeurs du terrain vague présentés en 1987 par Henry Chalfant et James Prigoff dans leur ouvrage Spraycan Art, aux côtés de Bando, Mode 2, Ash, Skki, Jay, Colt et Irus.

Lokiss fait découvrir à Jay des expositions de graffeurs américains tenues à Paris, parmi lesquelles celles de Futura 2000 en 1983 et 1989, de Keith Haring en 1986 et de Jean-Michel Basquiat en 1987, dont ils récupèrent les catalogues. Avec Ash, Skki et Jay, il fréquente la librairie d'art Artcurial et accède à des ouvrages sur le graffiti américain. Lokiss est actif au Louvre, à Stalingrad et dans le 15e arrondissement de Paris pendant une longue période. Il fréquente moins ce dernier lieu à partir de 1990.

Lokiss cesse par la suite sa pratique du graffiti pour se tourner vers l'art numérique et s'installe dans le Limousin. En 2008, il réalise les films Battle et Territory, réunis dans une installation vidéo multi-écrans intitulée Battle + Territory. Le musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée acquiert cette installation en 2018 dans le cadre d'une enquête-collecte consacrée aux cultures urbaines, première installation vidéo de sa collection graffiti.

Pratique artistique

La plupart de ses graffitis partent d'un plan et s'achèvent par une improvisation. Tarek Ben Yakhlef et Sylvain Doriath désignent un « style Lokiss », reconnaissable au mélange de couleurs, à l'emploi de formes géométriques et à un traitement trait par trait, qu'ils rapprochent du musicalisme des années 1920 et de l'œuvre de Piet Mondrian.

Lokiss est hostile à la notion de street art et préfère se revendiquer du writing, écriture clandestine sur les murs. Il est réputé pour ses prises de position contre les récupérations commerciales et institutionnelles de cette pratique.

Durant les années 1990, il consacre son temps à la toile, en recourant uniquement à la peinture acrylique.

Bibliographie

Filmographie

Références

  1. ↑ « LOKISS » Accès libre, sur Aralya (consulté le )
  2. 1 2 3 4 Ben Yakhlef et Doriath 1991, p. 72.
  3. 1 2 Vincent Piolet, Regarde ta jeunesse dans les yeux : naissance du hip-hop français 1980-1990, Marseille, Le Mot et le Reste, (ISBN 978-2-36054-360-1), « Le terrain vague : un bout du Bronx à Paris »
  4. 1 2 3 4 Vincent Piolet, Regarde ta jeunesse dans les yeux : Naissance du hip-hop français 1980-1990, Marseille, Le Mot et le Reste, (ISBN 978-2-36054-360-1), « Virginité parisienne et premiers graffeurs »
  5. 1 2 3 4 5 Marine Vazzoler, « Le Mucem acquiert une installation vidéo de Lokiss », Le Quotidien de l'art, no 1617,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ Ben Yakhlef et Doriath 1991, p. 43.
  7. ↑ Emmanuelle Jardonnet, « Lokiss, Jonk : l'art urbain, sauvagerie intacte », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Ouvrages

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