Les derniers anciens combattants de la Première Guerre mondiale sont les dernières personnes en vie ayant participé à la Première Guerre mondiale au sein des forces armées des pays belligérants. Le dernier d'entre eux, Florence Green, est morte en 2012.
Le nombre total de personnes ayant participé à la Grande Guerre est estimé par l'Encyclopaedia Britannica à 65 038 811 personnes, dont 9 750 103 militaires morts durant le conflit.
À la suite du décès du Canadien John Babcock le et de l'Américain Frank Buckles le , le Britanno-Australien Claude Choules, né le , est devenu le dernier ancien combattant survivant toutes nations confondues de la Première Guerre mondiale. Il est mort le à 110 ans. Le dernier ancien combattant de la Première Guerre mondiale, la Britannique Florence Green, née le et membre de la Women's Royal Air Force à partir de , est décédée le , à l'âge de 110 ans.
Le dernier ancien combattant à avoir combattu dans les tranchées fut le « tommy » britannique Harry Patch, né le et mort le à l’âge de 111 ans.
Lazare Ponticelli, né le et mort le , était officiellement le dernier ancien combattant français de la Première Guerre mondiale depuis la mort de Louis de Cazenave le .
Les anciens combattants faisant l'objet de cet article sont les membres des forces armées des nations combattantes jusqu'à l'armistice entre les Alliés et l’Allemagne le .
Les combattants allemands morts depuis 2006 sont :
Le dernier Alsacien ayant combattu sous l'uniforme allemand était Charles Kuentz, né le et mort le .
John F. Babcock, né le et mort le , était un vétéran engagé lors de l'été 1916 dans le corps expéditionnaire canadien. Il ne prit pas part aux combats sur le front.
Sous le terme de « derniers poilus », on désigne en France les derniers combattants de la Première Guerre mondiale ( – ), combattants communément appelés les « poilus », à condition qu'ils aient passé au moins trois mois au front. Ils étaient 142 recensés en 2000 et le dernier poilu en vie, Lazare Ponticelli, s'est éteint le à 110 ans.
Jusqu'en 1995, le nombre de survivants français de la « Grande Guerre » n'était qu'estimé : seuls les anciens combattants touchant une retraite et les pensionnés (pour invalidité) étaient connus et recensés. C'est l'Office national des anciens combattants qui accorde le statut d'ancien combattant (trois mois de front sont nécessaires et une demande formelle). Tous les survivants éligibles ont été décorés de la Légion d'honneur le .
Selon l'Office national des anciens combattants (ONAC), les poilus n'étaient plus que quatre le contre 15 en 2004, 36 en 2003, 68 en 2002 et 142 en 2000.
Le site de recensement des derniers poilus permet de trouver des effectifs différents :
| Année | au 1er janvier | au 11 novembre |
|---|---|---|
| 2003 | 81 | 46 |
| 2004 | 44 | 19 |
| 2005 | 17 | 9 |
| 2006 | 9 | 5 |
| 2007 | 5 | 3 |
| 2008 | 3 | 0 |
Le dernier « poilu » français officiel de la Grande Guerre était Lazare Ponticelli ( – ).
En 2005, le Haut conseil de la mémoire combattante, présidé par le président de la République (alors Jacques Chirac), avait décidé que seraient organisées des obsèques de portée nationale pour le dernier combattant de 14-18 et que celui-ci serait enterré au Panthéon. En 2007, Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli, les deux derniers poilus encore vivants, avaient alors manifesté leur opposition à avoir des obsèques nationales. Après le décès de Louis de Cazenave en , Ponticelli avait néanmoins assoupli sa position, acceptant une cérémonie nationale, mais à condition qu'elle soit simple et dédiée à tous les morts de la Première Guerre mondiale. Il a refusé toutefois le Panthéon et a souhaité être enterré auprès des siens dans le caveau familial. L'annonce de son décès fut faite par la Présidence de la République. Le , des obsèques nationales furent organisées aux Invalides et furent retransmises par plusieurs chaînes françaises de télévision.
Deux poilus « officieux » de la Grande Guerre ont survécu de quelques mois à Lazare Ponticelli : Pierre Picault, né en , et Fernand Goux, né en . Mais n'ayant pas combattu au moins trois mois, ils ne pouvaient prétendre au titre d'ancien combattant de la Grande Guerre. Ils sont tous les deux morts en , soit 90 ans exactement après la fin du premier conflit mondial.



Le dernier poilu des DOM-TOM, Ramire Rosan, est mort le à l'âge de 109 ans tandis que le doyen mondial des anciens combattants de la Grande Guerre, Raymond Abescat, s'est éteint en à l'âge de 109 ans également.
Yakup Satar, mort le , il fut le dernier combattant turc (ayant combattu pour l'Empire ottoman) survivant de la Première Guerre mondiale.
Mikhaïl Efrimovitch Kritchevski, mobilisé en 1917 pour quelques mois dans le génie, était à son décès le le dernier vétéran ayant combattu dans l’armée impériale russe lors de la Première Guerre mondiale.