Louis Canler

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Louis Canler
Fonction
Chef du service de la Sûreté
-
Félix Peyraud (d)
Joachim Balestrino (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Policier, fonctionnaire de policeVoir et modifier les données sur Wikidata

Pierre-Louis Canler (né le à Saint-Omer et mort le à Paris) est un policier français.

Biographie

Son père, vétéran des guerres de la 1re république était installé à Saint-Omer en 1797. En 1799, il rejoint un régiment de vétérans de Namur, alors ville française du département de Sambre-et-Meuse ; il devient chef de la prison militaire de cette ville en 1801.

Louis Canler devient enfant de troupe puis tambour le . Soldat, puis caporal en 1813, il est présent au siège d'Anvers (1814), à Fleurus, et à Waterloo en 1815. Il quitte l'armée en . Marié, il est employé dans une fabrique de papiers peints. Entré comme inspecteur à la préfecture de police le , sous les ordres de Dabasse, un policier peu scrupuleux, il est employé à la police politique de la Restauration. Plus tard, il peut lutter contre la criminalité de droit commun, ce qu'il préfère. Il devient inspecteur à la 6e brigade de la Sûreté parisienne en 1825. Officier de paix à la préfecture de police en 1844 et adjoint au chef de la Sûreté, il est nommé chef de ce service le . Il quitte sa fonction le , après 31 ans et 7 mois de service.

Professionnel à la carrière régulière et continue, c'est un policier très différent de Vidocq. Il est l'auteur de l'arrestation de Lacenaire et de son complice Hardy.

Œuvre

Il a laissé des mémoires. La première et la seconde éditions paraissent en 1862. La 1re édition fut abrégée : il "avait cru prudent de supprimer tous les passages susceptibles de porter ombrage à la police impériale", peut-on lire dans l’avertissement de la troisième édition. Elle fut néanmoins saisie.

Le libraire-éditeur F. Roy les réédite en deux volumes en 1882.

Le texte est réédité au Mercure de France en 1968, puis en 1986 ; cette dernière édition, de 568 pages, est annotée par Jacques Brenner.

Bibliographie

Lien externe