Louis Even

Louis Even
Biographie
Naissance
Décès
(à 89 ans)
Rougemont
Nom de naissance
Louis Pierre Marie EvenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
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Organisation

Louis Even, né le 23 mars 1885 à Montfort-sur-Meu et mort le 27 septembre 1974 à Rougemont, est un typographe, clerc et propagateur canadien d’origine française. Il est principalement connu pour avoir introduit le crédit social au Québec.

Biographie

Né à Montfort-sur-Meu, en Bretagne, il entre chez les Frères de l’Instruction chrétienne en 1896. Adonné à l’étude, ses parents lui inculquent la spiritualité de Louis-Marie Grignion de Montfort. Il se singularise comme l’un des sujets les plus distingués de la congrégation.

En 1907, deux années après la promulgation de la loi Combes, les congrégations religieuses françaises se trouvent contraintes de suspendre leurs activités : plusieurs optent pour l’expatriation au Canada. Even se compte parmi ceux qui gagnent le continent américain. D’abord enseignant dans le Montana, à proximité de la chaîne des Rocheuses, il parvient au Canada le 24 juin 1906.

Even enseigne à Grand-Mère et à Montréal de 1907 à 1911, puis se trouve frappé de surdité. L’on résout dès lors de l’affecter à La Prairie, où il s’initie au métier de typographe. Il s’adonne à l’étude de l’allemand et du latin, se procure l’outillage requis et accroît substantiellement son atelier d’impression. En novembre 1920, il est déchargé de sa charge au sein de la congrégation, estimé plus propre à se consacrer à une formation savante.

Even trouve bientôt un emploi d’imprimeur à la Garden City Press de Sainte-Anne-de-Bellevue. L’année suivante, il se marie avec Laura Leblanc, union dont naissent quatre enfants. Parrallèlement, il exerce les fonctions de journaliste et de traducteur auprès du périodique Le Moniteur. Sur la recommandation du ministre William Fielding, il entreprend d’instituer des enseignements commerciaux relatifs au crédit.

Even amorce l’examen de la question par la traduction de l’ouvrage d’Anne-Irene Caldwell intitulé Money – what is it?, rendu sous le titre La Monnaie et ses mystères (Garden City Press, 1935). Néanmoins, il ne se rallie au mouvement créditiste qu’après la lecture d’un bref écrit de James Crate Larkin consacré aux conceptions économiques de Clifford Hugh Douglas. Promptement persuadé de la pertinence du créditisme, il s’érige sans délai en diffuseur de la doctrine et de la philosophie créditistes, estimant celle-ci susceptible de procurer félicité et allégresse à l’humanité. Son expérience en matière d’imprimerie lui permet de constituer un réseau de relations, un socle politique et des cénacles d’amis adonnés à l’étude du système économique et de la fonction dévolue au crédit.

Dès lors, Even prend la parole dans diverses assemblées à travers l’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick. L’année 1936 voit naître les Cahiers du Crédit Social, publication périodique vouée à la promotion assidue de cette doctrine économique. Cette revue paraît jusqu’en 1939. Dans le même intervalle, Even fonde le journal L’Île des Naufragés, qui rencontre un succès relatif. Il s’adjoint alors des collaborateurs notables, parmi lesquels figurent Gilberte Côté, Gérard Mercier, ainsi que le maire de Québec J.-Ernest-Grégoire. Ceux-ci s’emploient activement à attirer le public vers leurs assemblées.

En 1939, au moment où la Seconde Guerre mondiale éclate, des partisans du crédit social instaurent le périodique Vers Demain, lequel se métamorphose ensuite en Institut d’Action politique. En 1941, Philippe Desranleau, évêque de Sherbrooke, confère sa bénédiction au drapeau de l’organisation, dont l’inspiration émane indubitablement de la doctrine sociale de l’Église. Le groupement se dénomme les bérets blancs en raison de la coiffe distinctive que revêtent ses adhérents.

Louis Even fait paraître en 1946 l’ouvrage intitulé Sous le Signe de l’Abondance, dont le tirage atteint vingt-quatre mille exemplaires. Ultérieurement, il compose d’autres traités, notamment Une finance saine et efficace ainsi que Qu’est-ce que le vrai Crédit Social ?. Orateur télévisuel, il institue également en 1953 un périodique de langue anglaise dénommé Social Credit ; ce dernier poursuit sa parution de nos jours sous l’appellation Michael Journal.

Au cours des années 1960, Even s’emploie à propager son mouvement en France après un long exil, puis au Brésil. Voué avec constance au culte de l’archange Michel, il institue les Pèlerins de Saint-Michel et fixe sa résidence à Saint-Michel-de-Rougemont. Atteint d’une affection en 1965, il poursuit son action et se rend à New York avant de décéder le 27 septembre 1974. L’ensemble des créditistes de la province de Québec manifeste une émotion collective à l’annonce du décès de leur dirigeant.

Il est un opposant à la fluoration de l'eau potable.

Publications

Notes et références

  1. ↑ Louis Even biographical notes from the Pilgrims of St. Michael

Voir aussi

Articles connexes

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