| Directeur Comptoir national d'escompte de Carcassonne (d) | |
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| Président Société d'études scientifiques de l'Aude | |
Germain Sicard (d) Paul Peyronnet (d) | |
| Fondateur Société d'études scientifiques de l'Aude | |
| Administrateur (d) Syndicat d'Initiative de Carcassonne (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Carcassonne () |
| Nom de naissance |
Gabriel Pierre Louis Gavoy |
| Nationalité | |
| Domiciles |
Carcassonne (jusqu'en ), Montréjeau (- |
| Activité |
| Domaine |
Entomologie (coléoptérologie) |
|---|---|
| Membre de | |
| Distinction |
Président de la Société d'études scientifiques de l'Aude (1894-1895) |
| Abréviation en zoologie |
Gavoy |
Catalogue des insectes coléoptères trouvés jusqu'à ce jour dans le département de l'Aude (d) |
Louis Gavoy, né le 20 octobre 1847 à Carcassonne (Aude) et mort à Saint-Germain-sur-l'Arbresle (Rhône) le 3 juin 1939, est un banquier, entomologiste et naturaliste français.
Spécialiste de la faune entomologique du Midi de la France et en particulier des coléoptères, il est l'auteur du premier Catalogue des Coléoptères de l'Aude (1905). Membre fondateur de la Société d'études scientifiques de l'Aude (SESA), il a contribué de façon significative à l'inventaire de la biodiversité régionale au tournant du XXe siècle.
Louis Gavoy, naît en 1847 à Carcassonne sous le nom de Gabriel Pierre Louis Gavoy. Il est le fils de Marcelin Gavoy, propriétaire puis rentier, et d'Élisabeth Soulier, fille d'officier. Issu d'un milieu aisé, il suit des études au lycée de sa ville natale puis à Paris.
La guerre franco-allemande de 1870 interrompt sa scolarité et l'oblige à revenir à Carcassonne. Il y sert comme capitaine d'une compagnie de mobiles de l'Aude, qu'il commande durant l'ensemble de la campagne.
De retour à la vie civile, il embrasse, à l'instar de son frère Victor, une carrière financière. D'abord employé de commerce, il est en 1886, contrôleur des contributions directes, puis en 1902, directeur d'une banque, l'agence du Comptoir national d'escompte de Paris (CNEP) à Carcassonne . Il prend peu après sa retraite comme rentier.
En 1876, il épouse Thérèse Rose Ruffel (1850-ap. 1911), fille d'un rentier de Trèbes, avec qui il a deux enfants : Gabriel Pierre dit Pierre Gavoy (1877-1928) et Victorine Marguerite (1882-1884) morte en bas âge.
En 1916, veuf ou séparé de son épouse, il quitte Carcassonne pour rejoindre son fils Pierre en Haute-Garonne. Ce dernier a suivi la même voie que lui dans l'administration fiscale, exerçant comme receveur des contributions à Montréjeau, puis comme receveur de l'enregistrement à Saint-Gaudens.
Après la mort de son fils survenue en 1928, Louis s'installe dans la région lyonnaise près de sa nièce, Marie Louise Gavoy (1886-1969), et de l'époux de celle-ci, le commandant André Fourcade (1874-1956). C'est à leur domicile de Saint-Germain-sur-l'Arbresle qu'il meurt en 1939, à l'âge de 91 ans. Il est enterré le 7 juin à Carcassonne, en présence de son neveu et des membres de la Société d'études scientifiques de l'Aude.

Dès l'âge de quinze ans Louis Gavoy profite de ses vacances pour collectionner les papillons et les coléoptères. À sa sortie du lycée, il choisit de se consacrer plus spécifiquement à l'étude de ces derniers. En avril 1870, au cours d'un séjour à Paris, il est admis, sur la recommandation de Paul Mabille, au sein de la Société entomologique de France.
Ce séjour parisien lui permet de nouer des liens avec de nombreux chercheurs de renom, qui l'initient aux techniques de préparation des insectes et à leur classification méthodologique. Plusieurs d'entre eux, à l'instar de l'abbé Sylvain Auguste de Marseul, Louis Bedel, Albert Fauvel, lui apportent leur concours pour la détermination des spécimens.
De retour à Carcassonne, il poursuit ses travaux de recherche avec une constance qui se maintient durant un demi-siècle. En parallèle de ses activités financières puis devenu rentier, il dédie l'essentiel de son temps libre à l'observation de terrain et aux prospections naturalistes.
Il entretient d'étroites relations scientifiques avec plusieurs grands entomologistes français et étrangers de son époque, parmi lesquels Elzéar Abeille de Perrin, René Jeannel, Jules Chalande et Félicien de Saulcy. Il échange avec eux des spécimens et des observations sur la faune cavernicole et terricole des Pyrénées, de la Montagne Noire et des Corbières.
Ces travaux lui permettent d'assembler une collection de dix mille taxons différents, dont une dizaine d'espèces nouvelles découvertes dans le département de l'Aude. En hommage à la qualité de ses prospections et à sa contribution à la connaissance de la faune régionale, vingt-huit espèces et sous-espèces d'arthropodes ont été décrites et nommées d'après lui (*gavoyi*) ou (*gavoy*) .

Comme de nombreux chercheurs de son époque, Louis Gavoy adhère à plusieurs sociétés savantes. Outre la Société entomologique de France à partir de 1870, il est notamment membre de la Société d'histoire naturelle de Toulouse entre 1873 et 1914, ainsi que de la Société des arts et des sciences de Carcassonne à partir de 1888.

Son engagement le plus marquant concerne toutefois la Société d'études scientifiques de l'Aude (SESA). En 1889, il est à l'initiative de sa création aux côtés du naturaliste et géologue Louis Chartier (1851-1907). C'est à sa proposition et à celle d'Henri Mullot que la société doit son nom, et plusieurs de ses réunions se tiennent à son domicile dans l'attente d'un local permanent.
Il s'impose ensuite comme l'un des membres les plus actifs de l'association. D'abord trésorier, il en exerce la présidence pour l'exercice 1894-1895, puis en devient le secrétaire général de 1906 à 1916. Il y présente régulièrement le résultat de ses prospections, rédige de nombreuses notes faunistiques et anime la section d'excursions naturalistes à travers le département de l'Aude et régions voisines.
Avec l'abbé Baichère, il ouvre dès 1890 la Société aux femmes en la personne de la jeune institutrice Marguerite Sol (1867-1960).
Son installation en Haute-Garonne à partir de 1916 et son âge avancé ne l'empêchent pas de poursuivre son engagement dans la Société. Il conserve la présidence du comité d'étude sur l'entomologie, contribue par correspondance et parfois par sa présence aux séances de la Société. En reconnaissance de son action, la société lui décerne le titre de secrétaire honoraire au cours d'une séance solennelle présidée par le maire de Carcassonne, Albert Tomey, le 17 juin 1928.
Aux côtés d'autres membres des deux sociétés savantes carcassonnaises, Louis Gavoy figure également parmi les fondateurs du Syndicat d'initiative de Carcassonne et de l'Aude en 1902, institution dont il est le premier trésorier.
Pendant plus de cinquante ans, Louis Gavoy parcourt méthodiquement les territoires de l'Aude et des départements limitrophes (Tarn, Hérault, Pyrénées-Orientales et Haute-Garonne).
En 1905, il publie son œuvre majeure : le Catalogue des Coléoptères de l'Aude, édité à Carcassonne. Cet ouvrage de 316 pages dresse le bilan raisonné des connaissances sur les coléoptères du département, en précisant les localités, les périodes d'apparition et les habitats observés. Il maintient cet inventaire à jour au moyen de plusieurs suppléments et notes révisionnelles parus dans le Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude (notamment en 1912 et 1925).
Il consacre également d'importants travaux à la faune du Tarn entre 1907 et 1928. Il réalise également, entre 1916 et 1922, un inventaire de la faune entomologique de Montréjeau et de ses environs, resté inédit . Il publie par ailleurs de nombreux articles dans le Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude et dans les Mémoires de la Société des arts et sciences de Carcassonne.
Soucieux d'assurer la pérennité de ses collections et, selon Yves Cambefort, ruiné par les conséquences de la Première Guerre mondiale — qui touche très durement la classe des rentiers —, Louis Gavoy décide de s'en séparer. Ses ensembles de coléoptères et d'hyménoptères font ainsi l'objet d'annonces de vente publiées dans le Bulletin mensuel de la Société linnéenne de Lyon entre 1914 et 1927. Ses malacodermes, ptinides et anobiides sont acquis par Maurice Pic , tandis que d’autres groupes, notamment plusieurs spécimens cavernicoles, rejoignent la collection de René Oberthür, d'autres encore celle de l'italien Agostino Dodero.
Une partie de ses coléoptères est aujourd'hui conservée au Muséum d'histoire naturelle de Toulouse et la partie achetée par Maurice Pic a rejoint le Muséum d'histoire naturelle de Paris.