| Maire de Cormeilles-en-Parisis | |
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Émile Delorme (d) Charles Dufour (d) | |
| Maire de Cormeilles-en-Parisis | |
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Émile Delorme (d) |
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(à 75 ans) |
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| Distinctions | Liste détaillée |
Louis Gonse, né le à Paris (3e ancien) et mort le à Paris (7e), est un historien de l'art, rédacteur en chef de la Gazette des beaux-arts, membre du Conseil supérieur des beaux-arts, vice-président du Conseil des Musées nationaux, vice-président de la Commission des monuments historiques.
Il est surtout connu comme l'un des premiers spécialistes de l'art japonais.
C'est un disciple de Viollet le Duc.
Louis Gonse est l'un des fils de Jean Félix Emmanuel Gonse, fonctionnaire des Postes, et de Louise Stéphanie Courtin, fille du régisseur général Charles Courtin et petite-fille de l'architecte Étienne-Chérubin Leconte.
Il obtient sa licence en droit et suit les cours de l'École des chartes comme auditeur libre. L'art gothique est son premier centre d'intérêt,.
On a de lui le commentaire des deux salons de 1895 et 1896 dans la revue Le Monde moderne.
Il s'intéresse ensuite à l'art japonais, et publie son premier article sur le sujet dans le Moniteur universel en 1873. Il collabore à différentes revues artistiques et devient rédacteur en chef puis directeur de la Gazette des Beaux-Arts.
À la fois historien de l'art et collectionneur d'art japonais, il est aidé dans ses recherches par Hayashi Tadamasa.
En 1883, il organise une rétrospective importante de l'art japonais et publie la même année L’art japonais (Paris, Maison Quantin), qui est le premier ouvrage sérieux et marquant sur ce sujet et qui consacre sa réputation de spécialiste du sujet.
Louis Gonse devient membre du Conseil supérieur des beaux-arts en 1887, membre de la commission des monuments historiques en 1891, membre en 1892 du Conseil des Musées nationaux, vice-président de la Commission des monuments historiques, vice-président en 1917 du Conseil des musées nationaux.
Il présente en 1891 un Rapport pour la création d’une Caisse des musées qui préconise et préfigure la création de la Réunion des musées nationaux, et il pousse les grands musées à renouveler leurs acquisitions.
Il reçoit la Légion d'honneur en 1889, promu officier en 1921.
Il est maire de Cormeilles-en-Parisis de 1892 à 1899, et de 1900 à 1919. Une rue de la ville porte son nom.
Il meurt en son domicile, 205 boulevard Saint-Germain dans le 7e arrondissement de Paris.
Louis Gonse épouse Anna Ellissen (1856–1929). Il est le père de l'architecte Emmanuel Gonse. Par son épouse, il est l'oncle par alliance de Louise Weiss. Son frère, le général Gonse, adjoint du Général de Boisdeffre, a été compromis dans l'Affaire Dreyfus, notamment en mutant le Commandant Picquart - qui était convaincu de l'innocence de Dreyfus - en Tunisie. Son nom est cité dans le célèbre « J'accuse » d'Émile Zola.


Un ensemble iconographique constitué par lui se trouve conservé à l'Institut national d'histoire de l'art.