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(à 80 ans) 20e arrondissement de Paris |
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Ernest Ledrux |
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| A travaillé pour | |
| Parti politique |
Louis Ledrux, né le 21 août 1840 à Cognac et mort le 17 janvier 1921 à Paris 20e, est un typographe, membre de la Commune de Paris, journaliste et homme politique blanquiste français.
Typographe condamné en 1861 pour abus de confiance, Louis Ledrux milite sous le Second Empire dans les rangs de l'Association internationale des travailleurs (AIT). Combattant durant le Siège de Paris comme capitaine adjudant-major du 136e bataillon de la Garde nationale, aussi connu sous le nom de « bataillon des typographes », dont il forma les compagnies de marche.

Le 10 mars 1871, Ledrux est élu délégué au Comité central de la Garde nationale puis membre de la commission militaire du 14e arrondissement de Paris. Lors du soulèvement communard du 18 mars, à la tête du 136e bataillon, il occupe avec le blanquiste Émile Duval la Préfecture de police. Le 6 avril, il est nommé par le général Émile Eudes lieutenant-colonel et commandant du fort de Vanves. Nommé le 4 mai lieutenant-colonel du 1er régiment en formation dirigé par Eudes, il est nommé le 12 mai juge à la cour martiale avec le grade de colonel.
Condamné par contumace à la peine de mort en mai 1874, Ledrux arrive à gagner Londres après la Semaine sanglante. Élu trésorier de la Société des réfugiés, il s'affilie au blanquistes de « La Commune révolutionnaire » et signe en juin 1874 le manifeste Aux Communeux.
Après s'être installé à Mulhouse, où il travaille pendant un temps comme typographe à L’Express, il bénéficie de l'amnistie en 1880 et monte sur Paris pour travailler à L’Intransigeant. Parmi les fondateurs du Comité révolutionnaire central (CRC), il devient collaborateur de Ni Dieu ni Maître et y publie régulièrement, à partir du 20 novembre 1880, la série d'articles souvenirs intitulée « Nos combats : notes pour servir à l’histoire de la Commune ». Il écrivait dans l'introduction :
« Dix années d'oppression n'ont point suffi pour effacer de la mémoire du peuple les faits et les actes des citoyens qui prirent part aux événements de 1871 ; mais, jusqu'à ce jour, nul acteur de ce drame populaire ne rendit compte des dévouements et des sacrifices de ces temps héroïques. La réaction seule profita de la victoire pour écraser de ses vilenies, de ses impostures, les vaincus de mai. En présence du mutisme des uns et de la mauvaise foi des autres, il appartient aux défenseurs de la Commune de faire justice des erreurs et des faussetés habilement entassées par les ennemis de la Révolution. »
Candidat du CRC en 1881 dans le 14e arrondissement de Paris, il n'est pas élu. Par la suite, il s'affilie aux socialistes nationalistes et adhère au Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR). En 1899, il contribue par des articles à la brève réapparition de Ni Dieu ni Maître et côtoie la Jeunesse blanquiste.