| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Formation |
École spéciale militaire de Saint-Cyr ( - École de guerre (à partir d') |
| Activités |
Officier, militaire |
| Période d'activité |
À partir de |
| Unités |
101e régiment d'infanterie de ligne (jusqu'en ) 2e régiment étranger d'infanterie (- 103e régiment d'infanterie (à partir de ) 25e bataillon de chasseurs alpins (jusqu'en ) 88e régiment d'infanterie de ligne (- 131e régiment d'infanterie de ligne (à partir de ) 153e régiment d'infanterie (à partir de ) Grand quartier général (à partir de ) 158e division d'infanterie 4e corps d'armée 7e division d'infanterie 102e régiment d'infanterie |
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| Grades militaires |
Sous-lieutenant (d) (- Lieutenant (- Capitaine (- Chef de bataillon (- Lieutenant-colonel (à partir de ) Général de division |
| Conflits | |
| Distinctions |
Louis Gabriel Lepetit (né à Quimper le et mort à Paris le ) est un général de division français.
Il est né en à Quimper. Son père, officier, était affecté au 118e Régiment d'Infanterie. Celui-ci fût ensuite muté au 136e Régiment d'Infanterie en garnison à Cherbourg.
Il entre à l'École spéciale militaire - Saint-Cyr le (Promotion Jeanne d'Arc). Il en sort Sous-lieutenant le et est affecté au 101e Régiment d'Infanterie où il passera Lieutenant le .
Affecté au 2e Régiment Étranger le , puis au 103e Régiment d'Infanterie le .
Promu Capitaine le il est muté au 25e Bataillon de Chasseurs à Pied jusqu'à son entrée à l'École de guerre en , il est affecté au 88e Régiment d'Infanterie puis au 131e Régiment d'Infanterie le .
Il est stagiaire à l'État-Major du 4e Corps d'Armée à dater du . Nommé Chef d’État-Major de la 7e Division d'Infanterie le , il est promu Chef de Bataillon (Commandant) le
Il rejoint le 153e Régiment d'Infanterie le (citations pour contre-attaques du 1er et ),,.
À cette occasion il participe à la bataille de la somme et notamment à l'offensive du à Maricourt. Le village de Maricourt, dans la Somme, occupait une position stratégique au début de la bataille de la Somme : il marquait la jonction entre l’aile droite de la 4e Armée britannique et l’aile gauche de la 6e Armée française. À l’aube du , premier jour de cette offensive majeure, deux officiers — le lieutenant-colonel Bryan Charles Fairfax, commandant le 17e bataillon du régiment King's Liverpool, et le commandant Lepetit, à la tête du 3e bataillon du 153e Régiment d’Infanterie français — ont coordonné leurs actions lors de reconnaissances conjointes dans le secteur de Maricourt.
Cette coopération symbolique et militaire s’est matérialisée lorsque les deux hommes quittèrent ensemble leurs tranchées pour mener la deuxième vague d’assaut à travers le no man’s land, en direction de Montauban-de-Picardie. Leur initiative conjointe, aussi audacieuse que fraternelle, permit de surprendre un ennemi pourtant bien armé, qui se rendit sans opposer de résistance significative
Leur acte de bravoure et l’entente exemplaire entre les troupes françaises et britanniques furent salués par leurs supérieurs : le général Stanley pour la 30e division britannique (89e brigade), et le colonel Coutard pour la 30e division française (89e brigade). Le 3e bataillon du 153e RI fut cité à l’ordre de l’armée, citation reproduite sur la table commémorative installée à Maricourt.
C’est pour faire revivre cet épisode de fraternité d’armes que Philippe Drouin, président de la Somme Remembrance Association, a souhaité faire ériger un panneau commémoratif. Ce projet a été rendu possible grâce au soutien de la mairie de Maricourt, notamment de Monsieur Guillemont et de son épouse, qui ont mis à disposition un terrain pour accueillir cette mémoire partagée. L’inauguration s’est faite en présence de l’association 14-18 en Somme et du 10th Essex History Group, venu spécialement d’Angleterre.
Nommé Chef d'État-Major de la 158e Division d'Infanterie le , il rejoint ensuite le GQG le pour être envoyé en mission à l'Armée du Trentin le suivant, il est en mission militaire auprès du Commando Supremo le Général Armando Diaz du au
Promu Lieutenant-Colonel le , il rejoint le l'État-Major du Commandant en chef des Armées Alliées le Maréchal Foch,
Qui le nomme ensuite commandant du 102e Régiment d'Infanterie - . Sous son commandement le régiment participe à la seconde bataille de la Marne en Champagne où il récole sa première citation à l'Ordre de l'Armée,:
« Du 16 au 30 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Lepetit, a contre-attaqué l’ennemi pour arrêter son avance, l’a fixé, l’a attaqué énergiquement pour le forcer à la retraite et, le poursuivant pendant 12 kilomètres, a achevé glorieusement sa tâche en enlevant par une brillante manœuvre un village et une position fortement occupés. A fait plus de 150 prisonniers dont 4 officiers, et a capturé un matériel de guerre considérable. »
Toujours sous son commandement ce régiment reçoit, à l'automne 1918 pendant la bataille de l'Aisne, une seconde citation à l'Ordre de l'Armée, :
« Très beau régiment qui, sous le commandement énergique et l’habileté manœuvrière du lieutenant-colonel Lepetit, a montré pendant les combats qu’il a livrés du 25 septembre au 20 octobre 1918, dans deux secteurs différents, ses brillantes qualités offensives et son endurance. Le 8 octobre, a réussi à faire un bond de 800 mètres sur un glacis battu par les mitrailleuses ennemies et soumis à de violents tirs d’artillerie. Du 9 au 20 octobre, après avoir travaillé sans relâche dans un terrain très difficile à réduire l’ennemi par la manœuvre, a rompu sa ligne, l’a poursuivi sans trêve pendant 20 kilomètres et, grâce à son initiative, l’a empêché de s’établir entre le canal des Ardennes et l’Aisne, permettant ainsi les opérations de nettoyage de cette région. A fait plus de 100 prisonniers et a capturé un matériel de guerre considérable. »
Après la Première Guerre mondiale, Louis Lepetit poursuit une partie de sa carrière dans l’espace balkanique et méditerranéen. Il est notamment attaché militaire à Belgrade de 1930 à 1934. Il est ensuite nommé commandant de la 31e division d'infanterie à Montpellier du - .

Placé dans le cadre de réserve le , il est néanmoins rappelé au service le , il est employé par le général Weygand à Beyrouth et effectue à l’automne plusieurs missions de contact dans les Balkans, notamment à Belgrade, Bucarest et Athènes. Il fut rappelé en France le et démobilisé le .
Général de Division du Cadre de Réserve, il meurt le à Paris.