| Louis de Freycinet | |
Portrait gravé par Sébastien Leroy (avant 1811). | |
| Nom de naissance | Louis Claude de Saulces de Freycinet |
|---|---|
| Naissance | Montélimar, Drôme |
| Décès | (à 63 ans) Saulce-sur-Rhône, Drôme |
| Nationalité | |
| Famille | Famille de Saulces de Freycinet Epoux de Rose de Freycinet Frère de Louis Henri de Saulces de Freycinet |
| Découvertes principales | Navigateur, explorateur et cartographe de Timor et de la Tasmanie |
| Pour le compte de | |
| Bâtiments | Le Naturaliste Le Géographe Uranie |
| Première expédition | , Expédition Baudin |
| Dernière expédition | |
| Hommage | Péninsule Freycinet Le Cap Freycinet Le Parc national Freycinet La rue Freycinet à Paris |
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Louis Claude de Saulces de Freycinet, né à Montélimar le et mort au domaine de Freycinet à Saulce-sur-Rhône dans la Drôme le , est un géologue et géographe français.
Louis de Freycinet naît le dans une famille protestante drômoise.
Louis de Freycinet participe à l'expédition scientifique aux terres australes (1800-1803) dirigée par le commandant Baudin, en qualité de second du capitaine Hamelin sur Le Naturaliste, qui rentre en France en 1802. Il rejoint l'expédition en 1803 à bord du Casuarina, goélette dont il a reçu le commandement. Mais le commandant Baudin meurt le à l'Île de France et le Casuarina est désarmé.
Il s'embarque avec son frère le baron Louis Henri de Freycinet, devenu commandant de l'expédition, à bord du Géographe, et ils rentrent en France en 1804, où il demande un congé. Il est affecté ensuite au dépôt des cartes et plans de la marine, où il achève la partie historique de l'ouvrage commencé sur le Naturaliste par François Péron, que son décès laissait inachevé, Voyage de découvertes aux terres australes 1800-1804.

En 1811, Louis de Freycinet est promu capitaine de frégate et, le , il épouse Rose Marie Pinon. Le , il reçoit la mission de diriger une expédition de circumnavigation « dans le but de déterminer la figure du globe, d'étudier le magnétisme terrestre et de recueillir tous les objets d'histoire naturelle qui pourraient contribuer à l'avancement de la science ».
Commandant l'Uranie, avec pour second Louis Isidore Duperrey, il lève l'ancre à Toulon le , avec à son bord 126 hommes dont plusieurs savants, Jacques Arago, Charles Gaudichaud-Beaupré, le jardinier Antoine Guichenot, le médecin Jean René Constant Quoy, des jardiniers, des dessinateurs mais aussi un passager clandestin.
Ce passager clandestin, bientôt découvert, n'est autre que Rose, sa femme, vêtue comme un homme et qui ne reprendra ses vêtements féminins qu'après avoir passé Gibraltar. À bord, elle fait preuve d'un ascendant moral sur l'équipage, ne s'occupe jamais des travaux scientifiques mais égaye tout le monde par ses récitals de guitare. Les noms de Pointe Rose et d'Anse Rose ont été donnés à deux parties de la côte qui touchent le cap Freycinet en Australie ; le nom de Rose a été donné par son mari à une île découverte le à l'est de l'archipel des Navigateurs (Samoa) : « Je l'appelai l'île Rose, du nom d'une personne qui m'est extrêmement chère », écrit-il dans le livre de bord. Quant à Rose, elle écrit : « C'en est donc fait, voilà mon nom attaché à un petit coin du globe ; bien petit, en effet, car les envieux ne lui accorderont peut-être que le nom d'îlot. »

Le journal de bord de Rose de Freycinet ne sera publié qu'en 1927. Il complète les récits plus techniques de son mari. Il contient également des observations sur les femmes anglaises expatriées.
Le voyage de Louis de Freycinet est un succès scientifique. Il fait des expériences au Cap, à l'île Maurice, à Timor, en Nouvelle-Guinée, aux îles Mariannes et archipel d'Hawaï (îles Sandwich), détermine en 1819 la position des îles du Danger (l'atoll de Pukapuka aux îles Cook), fait escale à Sydney où il se livre à d'importantes études sur le magnétisme et la pesanteur. Il recueille de nombreux renseignements de géographie, d'ethnographie, de physique et de botanique. Retournant en France par le cap Horn, l'Uranie, poussée par un coup de vent soudain, est projetée sur une roche sous-marine, non inscrite sur les cartes imprécises de l'époque, le , auprès des îles Malouines. Freycinet sauve cependant, non seulement l'équipage, mais aussi une partie importante des travaux scientifiques, « malgré la perte de dix-huit caisses dans le naufrage ».
Après deux mois d'attente, il est secouru par un trois-mats baleinier américain, le Mercury, qui les transporte jusqu’à Montevideo. Après de longues tractations, Freycinet rachète le navire qu’il rebaptise la Physicienne. Le bateau lève l'ancre le , remonte à Rio de Janeiro où il reste de nouveau près de 3 mois et atteint Le Havre le : la longue expédition n’a connu que 7 pertes humaines et 38 désertions.

Élu membre de l'Académie des sciences en 1825, il participe à la création de la Société de géographie.
Des recherches sont toujours en cours pour retrouver l'emplacement d'un jardin potager entretenu à chaque passage d'expéditions françaises où les équipages pouvaient trouver les légumes laissés par les précédents travaux.
Une abréviation standard est attribuée à Louis de Freycinet. Celle-ci témoigne essentiellement de travaux que Charles Gaudichaud-Beaupré a publié dans Voyage autour du monde exécuté sur les corvettes de S. M. l'Uranie et la Physicienne pendant les années, sous la responsabilité de Freycinet.
Freyc. est l’abréviation botanique standard de Louis Claude de Saulces de Freycinet.
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