Luc de Wadding

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Luc de Wadding
Portrait du théologien irlandais Luc de Wadding, peint par Carlo Maratta.
Biographie
Naissance
Décès
Époque
Génération du XVIIe siècle (d), génération du XVIe siècle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Ordre religieux
Œuvres principales
Scriptores Ordinis Minorum (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Le père Luc de Wadding (1588-1657) est un religieux franciscain irlandais.

Biographie

Luc de Wadding naquit en 1588 à Waterford d’une famille noble. Les troubles qui désolaient l’Irlande à cette époque ayant engagé ses parents à le conduire en Espagne, il y fit ses études, et montra tant d’aptitude pour les langues anciennes, et principalement pour la langue latine, qu’à treize ans il pouvait écrire en vers et en prose avec la même facilité.

Matthieu Wadding, son frère, l’emmena au séminaire irlandais de Lisbonne, où il resta six mois (1603). L’année suivante, il embrassa la règle des Frères mineurs ou Cordeliers, n’ayant encore que seize ans, et ne tarda pas à se concilier l’estime de ses supérieurs par la précocité de ses talents et par son ardeur infatigable pour l’étude.

Il professa la théologie pendant quelques années à Salamanque. La réputation qu’il s’acquit dans cet emploi engagea Antonio Trejo, ancien vicaire général de l'ordre, évêque de Carthagène et ambassadeur extraordinaire de Philippe III à la cour de Rome, et relativement à l’affaire de l'Immaculée Conception, à se faire accompagner de Wadding dans les deux voyages qu’il fit en cette capitale du monde chrétien. II y fut pourvu d’une chaire de théologie, et de plus y exerça quelque temps les fonctions de procureur de son ordre et de commissaire général des nations allemande et française.

Plein de zèle pour les intérêts de ses confrères, il parvint à les mettre en possession du couvent de St-Isidore, et, avec la protection du cardinal Ludovico Ludovisi, neveu du pape Grégoire XV, le fit convertir en un collège (1628) pour les Irlandais. Il fut le premier supérieur de cet établissement qu'il agrémenta d'une riche bibliothèque, tout en favorisant l’émulation parmi ses confrères.

En 1625 avait paru le premier volume de ses Annales de l'ordre de Saint-François. Les recherches auxquelles il se livrait pour continuer ce grand ouvrage ne l’empêchèrent pas de se charger de différentes missions, dont il s’acquitta toujours avec succès. Il fit successivement partie de diverses congrégations, et reçut, dans plusieurs circonstances, des témoignages d'estime des souverains pontifes et des membres les plus distingués du Sacré Collège. Le P. Wadding mourut à Rome le , à l’âge de 69 ans, avec la réputation d’un bon religieux et d’un savant du premier ordre.

Œuvres

C'est un écrivain prolifique maîtrisant plusieurs langues. On lui connaît en tout trente-six volumes, dont 14 publiés à Rome, 21 à Lyon et un à Anvers. Il a notamment écrit une histoire de l'ordre des Franciscains et une Bibliotheca des auteurs franciscains. On lui doit les éditions des Opuscules de saint François d'Assise, réduits en forme de Manuel (in Enchiridii formam redacta), Lyon, 1637, in-24 ; des Sermons de saint Antoine de Padoue ; des Œuvres de Jean Duns Scot (1639, en 12 volumes in-fol.) ; des Commentaires du P. Ange du Pas, sur les Évangiles selon Marc et selon Luc ; des Concordances de la Bible d'Antonin de Florence ; des Offices particuliers de plusieurs saints, omis dans le bréviaire romain, entre autres ceux de l’église de Pouzzoles, Rome, 1649, in-4° ; de la Jacobiade (poème héroïque en latin), de Giovanni Battista Petrucci, Lyon, 1641, in-8°, etc. Ses ouvrages sont :

Notes

  1. ↑ Le P. Wadding nous apprend lui-même qu’il est l’auteur de cette pièce dans sa Biblioth., art. Calasio, p 250 ; après avoir analysé les Concordances hébraïques de cet auteur, il parle des soins qu’il prit de l’édition : Præmissis a me omnibus præliminaribus etiam iis quæ sub aliorum nominibus præleguntur
  2. ↑ Le P. Liron a intitulé un chapitre de ses Singularités historiques, t. 3, p. 358 : Additions à la Bibliothèque des frères mineurs de Wadding ; mais il ne contient qu’un bien petit nombre d’articles.

Source

Liens externes