| Fondatrice Le Sillon Nicolas Eekman (d) |
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| Nom de naissance |
Luce Anne Eekman |
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Andrée Herrenschmidt (d) |
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Luce Eekman, née le à Paris, où elle meurt le , est une architecte française, ayant figuré au cinéma et au théâtre. Elle est la fille du peintre Nicolas Eekman, dont elle s'emploie à perpétuer la mémoire.

Élève d'une école Montessori puis de l'École Alsacienne, Luce Eekman est sortie diplômée de l'École spéciale d'architecture. Pendant ses études, elle a obtenu avec ses camarades un résultat excellent pour le relevé architectural de l'Abbaye du Thoronet, située dans le Var. Son diplôme de fin d'études, obtenu en 1959, était un projet de centre de recherches archéologiques situé en Haute-Égypte.
Par la suite, sa réalisation la plus notable réside dans la restructuration du célèbre cinéma La Pagode situé rue de Babylone à Paris 7e, œuvre qui a recueilli la reconnaissance de la critique sur son travail :
« Le résultat est une réussite exemplaire ; on la doit à une jeune architecte: Luce Eekman. Le féminin mérite d'être souligné. Il y a en France environ 4% d'architectes qui sont des femmes. On leur confie de préférence les chantiers sans intérêt. Le hasard seul permit à Luce Eekman d'avoir à affirmer sa compétence, son goût, son efficacité dans ce chantier de 250 millions qui multipliait les embûches techniques et nécessita les travaux complémentaires de la Socotec. »
Elle répondait alors à une commande de Louis Malle en 1972, à la fin de créer une salle supplémentaire en sous-sol ainsi qu'un salon de thé dans le jardin japonais,. La rénovation de ce lieu culturel chargé d'histoire, effectuée par Luce Eekman en collaboration avec l'architecte François Debulois, a nécessité d'importants travaux, soit la création d'une seconde salle de cinéma en sous-sol de 175 places, creusée sous la première, la remise en état du jardin japonais effectuée par Patrick Tabarly, le frère du navigateur Éric Tabarly, et la création d'un salon de thé, sans oublier la restauration de la salle principale et la remise en valeur des vitraux. Ces derniers furent réalisés par le maître-verrier Michel Durand, qui avait succédé à Max Ingrand, après sa disparition en 1969[réf. incomplète].
Une plaque apposée à l'entrée du cinéma mentionne les noms des deux architectes chargés de cette opération.
Les autres réalisations auxquelles Luce Eekman a participé sont en particulier :
Amie depuis la période de l'École alsacienne avec la cinéaste Yannick Bellon, elle apparaît en 1972 dans un film de cette dernière, Quelque part quelqu'un, pour lequel on la consulte pour le rôle principal de l'architecte joué par Loleh Bellon, la sœur de Yannick.
Proche du groupe de théâtre Les Théophiliens et de la troupe de comédiens de Roger Planchon au Théâtre national populaire de Villeurbanne, elle joue un rôle dans la pièce de Francis Sourbié, Enluminures autour des minutes du procès de Gilles de Rais, représentée en 1975 au Théâtre Essaïon à Paris. La pièce a été filmée par Martine Lancelot en 1974.
Grâce à Claude Roy, le beau-frère de Yannick Bellon, elle se lie d'amitié avec l'écrivain Roger Vailland et sa femme Élisabeth Naldi, qui habitent à Meillonnas, dans l'Ain, chez lesquels elle fréquente des intellectuels et des artistes.
Luce Eekman est apparue dans:
Fille du peintre néerlandais Nicolas Eekman (1889-1973) et d'Andrée Herrenschmidt (1898-1982), qui habitaient le square de Port-Royal à Paris, elle a créé l'association Le Sillon Nicolas Eekman. Cette association, fondée en 1989, se consacre à perpétuer la mémoire et l’œuvre du peintre par la publication de monographies et par l’organisation d’expositions.
Luce Eekman a organisé, en collaboration avec l'association Le Sillon Nicolas Eekman, plusieurs expositions des œuvres de son père :
Elle a également contribué, avec l'association, à la publication de deux livres d'art consacrés à Nicolas Eekman :