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Ludwig Woltmann, né le 18 février 1871 à Solingen et mort le 30 janvier 1907 à Gênes, est un anthropologue, philosophe, écrivain, médecin, journaliste et sociologue allemand.
Né en 1871 à Solingen, Ludwig Woltmann est élevé dans un milieu petit-bourgeois où le protestantisme est présent. Son père est menuisier puis marchand de meubles. À une date incertaine, la famille coupe les ponts avec l'Église protestante, et à dix-sept ans, Woltmann adhère au marxisme puis entame des études de médecine et de philosophie, changeant fréquemment d'université (Marburg, Bonn, Munich, Berlin et Fribourg). En 1895-1896, à Fribourg, il obtient trois diplômes différents : l'examen d'État et le doctorat en médecine ainsi qu'un autre doctorat en philosophie.
Adhérent au Part social-démocrate d'Allemagne (SPD) à partir de 1898, Woltmann participe activement aux débats internes du parti, notamment au moment de la querelle « révisionniste ». Soutien d'Eduard Bernstein, il défend ce dernier face aux attaques d'August Bebel lors du congrès de Hanovre de 1899. En 1900, il publie Der historische Materialismus. Darstellung und Kritik der marxistischen Weltanschauung, livre salué par Charles Rappoport comme un « livre remarquable », sinon « peut-être le meilleur livre paru jusqu'ici sur la philosophie de l'histoire de Marx ».
Après son service militaire, Woltmann souhaite entreprendre une carrière universitaire mais, sans doute pour des raisons financières, se résigne, grâce à son doctorat en médecine, à ouvrir en 1908 un cabinet d'oculiste à Barmen, qu'il fermera un an plus tard.
Avant tout, Woltmann était un ex-marxiste converti au darwinisme social ; la pensée de Woltmann se caractérise pour sa conception de l'Histoire étant relativement proche de celle d'Hegel, voire similaire. Woltmann se distingue également par ses thèses du Matérialisme historique. Selon lui, six aspects différents du matérialisme, qui doivent tous, être considérés comme des parties intégrantes du "marxisme comme vision du monde" : "Le marxisme, comme vision du monde" représente, dans ses traits généraux, le système le plus achevé du matérialisme. Il comprend :
Si Woltmann a été l'un des plus notoires racialiste de l'époque, il fut aussi l'une des figures intellectuelle qui eut le plus d'influence sur Vacher de Lapouge concernant son œuvre ; on ne saurait omettre nombre des citations faites lors d’études à propos des travaux de ce dernier, et notamment celles sur l'histoire raciale du peuple français.
À propos de la mort de Woltmann, qui se noya en Méditerranée, Lapouge écrira dans Race et milieu social : "Toute cette belle puissance est perdue. Cette activité prodigieuse a pris brusquement fin, et Woltmann, le champion de l'aryanisme, qui ne connaissait point le repos, repose pour toujours sous le linceul de saphir de la Méditerranée, attraction éternelle et éternelle meurtrière de la race aryenne".
Dans l'un de ses principaux livres, Die Germanen in Frankreich (1907, Les Germains en France), Woltmann tente d'expliquer l'influence de l'élément racial germanique dans l'histoire et la culture de la France. Il examina dans deux autres livres le rôle de cette influence dans l'Histoire et la Culture de l'Espagne et l'Italie, ainsi que, dans un troisième, sur la Renaissance italienne.
Woltmann a été l'anthropologue clé des recherches anthropologiques de l'Ahnenerbe nazie en France, méconnues de tous depuis ce jour. Ses études en anthropologie historique ont notamment été leurs bases principales pour leurs recherches. La majeure partie de ses travaux a influencé la politique raciale (pyramide des races) sous le Troisième Reich.
↑ Selon Karl Korsch, La Perspective de la conception matérialiste de l'histoire, 1922, sur vosstanie.org