C'est dans le magazineCocktail qu'il publie ses premières bandes dessinées en 1981 et plus tard, dans les pages de la revue Tchiize.
Luis Neves donne à son héros le surnom de Quinquim-la-flotte, inspiré d'un personnage de Jorge Amado (écrivainbrésilien). Quinquim est un diminutif très courant de Joachim au Portugal.
Style
Le style de dessin pratiqué par Neves dans ses bandes dessinées rappelle beaucoup celui du créateur françaisJacques Tardi: décors photographiques, personnages caricaturaux, lignes de contour épaisses et nettes, même utilisation fréquente des masses noires.
L'ambiance lourde de ses récits, à connotation sociale et revendicatrice, contribue aussi à ce rapprochement.
Ce style de graphisme, très contrasté, donne une expression sévère à ses personnages et l'atmosphère de ses albums est sinistre.
On note aussi l'influence marquante de Hergé: jeune héros sans peur et sans reproche partant en voyage, à l'aventure, pour défendre la veuve et l'orphelin mais avec en plus, un brin d'ironie et de détachement.
↑Françoise Lepage, Histoire de la littérature pour la jeunesse: Québec et francophonies du Canada, Éditions David, coll.«Voix savantes», (ISBN978-2-89597-173-3 et 978-2-89597-193-1), p.381
↑Régis Tremblay, «La BD, point chaud de l'été», Le Soleil section Arts et spectacles, Québec, , p.C-6 (lire en ligne, consulté le )
↑Denis Lord, «Bandes dessinées: Luis Neves – Le midi de la nuit», Lurelu, Montréal, vol.20, no1, , p.40
↑Denis Lord, «BD – Chaudes étaient les cases», Le Devoir, Montréal, (lire en ligne, consulté le )
↑Jean «Obélix» Lefebvre, «Bandes dessinées: Pour ce que ça rapporte! — Rêves», Nuit blanche, Québec, no51, , p.82
La remise des Prix Onésime, par Jean Lacombe, page 1, dans La Dépêche, volume 3 no 11, janvier 1992, Association des Créateurs et Intervenants de la bande dessinée, Montréal;