Les métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation, parfois désignés par l'acronyme MEEF [mɛf] (surtout dans les formations d'enseignants, d'éducateurs et de formateurs), sont étudiés de près par les chercheurs en sciences sociales. Parce qu'ils connaissent de nombreuses mutations au cours du temps, leur typologie varie selon les sources.
En 1988, Serge De Witte, qui écrit pour la revue scientifique L'Orientation scolaire et professionnelle éditée par l'Institut national d'étude du travail et d'orientation professionnelle (Inetop), distingue le « responsable de formation », l'« ingénieur de formation », le « didacticien », les « fonctions complémentaires » (parmi lesquelles la gestion financière, administrative, organisationnelle ou encore logistique des formations) et le « conseil en formation ».
En 2015, après vingt-sept ans de transformations dans l'ensemble de ces métiers, le chercheur Emmanuel de Lescure propose de diviser les activités de formation en trois grandes « polarités fonctionnelles » auxquelles correspondent trois catégories de personnel :
On observe des disparités de traitement importantes entre des domaines précis : en 2011, Solveig Fernagu Oudet et Cédric Frétigné estiment que « la littérature consacrée, en sciences humaines et sociales, aux métiers de la formation [des adultes] est indéniablement réduite comparée à celle dont les métiers de l'éducation ou du travail social peuvent faire l'objet ».