| Présidente Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec | |
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Magali Picard, née en 1970 à Montréal au Québec, est une syndicaliste québécoise et l'actuelle présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Elle est la première femme et la première Autochtone à occuper ce poste.
Magali Picard naît en 1970 à Montréal d'un père autochtone chauffeur d'autobus issu d'une famille de quatorze enfants dont neuf filles. En 1982, la famille déménage à Wendake, le chef-lieu de la nation huronne-wendate. Elle découvre que ses tantes n'habitent pas au village, mais en périphérie, parce qu'elles ont perdu leur statut d'Autochtones en s'étant mariées avec des non-autochtones. Sa mère, non autochtone, de son côté, habite le village et a sa carte d'autochtone parce qu'elle s'est mariée avec un homme autochtone. Elle réalise que si se marie avec un homme qui n'est pas issu des Premières Nations, elle sera expulsée de Wendake. Ses tantes se sont battues pour faire changer cette injustice. En 1985, la Loi sur les Indiens est modifiée et, en 1986, toutes ses tantes reviennent vivre au village. Cette bataille de ses tantes est à l'origine de son engagement à se battre contre les injustices en ne restant pas silencieuse et unifiant les forces pour combattre ces injustices,.
Magali Picard commence son engagement syndical en 1999 en devenant présidente de la section locale 10042 du Syndicat des employés et employées des anciens combattants (SEAC). Elle devient présidente de la section québécoise de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), puis vice-présidente nationale exécutive de l'AFPC. Enfin, Magali Picard exerce les fonctions de première vice-présidente du conseil d'administration du Fonds de solidarité FTQ et est membre de son conseil exécutif. Elle est aussi vice-présidente de la FTQ jusqu'à son élection à la présidence de cette centrale syndicale.
Le , elle devient présidente de la FTQ lors du 33e congrès de la centrale syndicale succédant à Daniel Boyer. Wendate, elle est la première femme et la première Autochtone à occuper ce poste.
Pendant la grève du secteur public québécois de 2023, Magali Picard fait l'objet de critiques pour s'être rendue à la Conférence de Dubaï de 2023 sur les changements climatiques (COP 28), alors que se déroulent les négociations du secteur public. Arrivée sur place le , elle repart le même jour pour Montréal.
Lors des audiences de la commission parlementaire portant sur l'étude du projet de loi 3, Magali Picard accuse le gouvernement Legault de glisser vers la dictature et dit du ministre du Travail Jean Boulet ː « Soit qu'il est innocent ou qu'il fait l'innocent ». Selon la présidente de la FTQ, le projet de loi est une « campagne des salissage » contre les syndicats faite pour « essayer de cacher un bilan catastrophique » du gouvernement actuel.
En , elle signe une tribune de personnalités menées par l'ancienne première ministre Pauline Marois appelant à la tenue d'un sommet national sur l'itinérance avant , et à faire du sujet une priorité nationale pour le prochain gouvernement québécois.
En , sa fille de 10 ans meurt à la suite d'une malformation cardiaque.
Son ex-conjoint est paraplégique à la suite d'un accident de hockey de garage.
Le fils de son conjoint, atteint de schizophrénie a tué un homme à l'aide d'un batte de baseball.