Michael Maittaire

Michel Maittaire
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Michael MaittaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Michel MettayerVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités

Michael Maittaire ( en France - à Londres), de son vrai nom Michel Mettayer, est un philologue et bibliographe anglais d'origine huguenote.

Biographie

Antoine-Augustin Renouard suggère que ses parents, protestants, étaient issus de la famille de l'imprimeur Jamet Mettayer, que la révocation de l'édit de Nantes aurait obligés à chercher un asile en Angleterre. Maittaire, après avoir achevé ses études à l’école de Westminster avec une rare distinction, visita la Hollande et s’arrêta quelque temps à la Haye chez les frères Taillant, fameux imprimeurs dont il reçut des preuves multipliées de bienveillance.

Pressé du désir de revoir son pays natal, Maittaire obtint la permission de se rendre à Paris où il fut accueilli des savants avec des égards qui le touchèrent vivement. Son cœur était resté étranger à tout sentiment de haine, et, quoique l’exil de ses parents n’eût pu qu’être préjudiciable à sa fortune, jamais on ne l’entendit blâmer cette mesure. Longtemps après son retour à Londres, il ne parlait de sa patrie qu’avec attendrissement ; dans plusieurs circonstances, il a loué les qualités de Louis XIV et rendu justice à ses intentions avec une franchise et une loyauté vraiment françaises.

Exempt de toute ambition et satisfait de sa modeste fortune, Maittaire passait les journées entières à lire et à écrire dans son cabinet ; il était très versé dans les langues anciennes, et on lui doit un grand nombre d’éditions des auteurs classiques grecs et latins, très remarquables par leur correction et par des index d’un usage si commode qu’il suffit de se rappeler un mot pour retrouver le passage dont on a besoin. D’un caractère doux, modeste et obligeant, Maittaire eut beaucoup d’amis et était en correspondance avec les plus illustres savants d’Angleterre, de France, des Pays-Bas et d’Allemagne.

Nommé l’un des maîtres de l’école dans laquelle il avait étudié, il partagea dès lors son temps entre ses élèves et ses livres, et mourut, à l’âge de 79 ans.

Publications

La collection des classiques latins, publiée par Maittaire de 1713 à 1722 (Londres, Tonson), forme 27 volumes in-12. On trouve la liste des auteurs dont elle se compose à la fin du Manuel du libraire, par Jacques-Charles Brunet. Parmi les éditions dues aux soins de cet infatigable philologue, on citera encore celles des Apophtegmes des rois et des princes, etc., par Plutarque, Londres, 1741, in-4°, et des Poésies d’Anacréon, ibid., 1728, in-4°, tirées à exemplaires, dans chacun desquels Maittaire prit le soin de corriger lui-même à la plume le petit nombre de fautes échappées à l’impression et il avait pris le même soin pour les 204 exemplaires de sa belle édition de la Batracliomyomachia, 1721, in-8°. Cet Anacréon fut réimprimé en au même nombre, outre six exemplaires en papier superfin.

Notes et références

  1. ↑ BNF FRBNF30863814
  2. ↑ Antoine-Augustin Renouard, Annales de l'imprimerie des Estiennes, page ix.
  3. ↑ On a jeté du doute sur un fait rapporté par La Caille (Histoire de l’imprimerie) ; il assure, d’après Maittaire, que Colines exerça son art à Meaux ; et effectivement on a peine à le croire. Mais la vérité oblige de dire que la bibliothèque de Besançon possède un exemplaire de l’ouvrage de Jacques Lefèvre d'Étaples, Commentaire in quatuor Evangelia, cité par La Caille, et que Meaux y est désigné au frontispice comme le lieu de l’impression.
  4. ↑ Maittaire a exposé le plan de ce vaste index dans une Lettre latine à Desmaiseaux, insérée dans le tome 6 de la Bibliothèque raisonnée.
  5. ↑ Les observations critiques de La Monnoye sont consignées dans une lettre (Epistola ad Mich. Mailtairium, in qua suasin ejus Annales lypograpliicos, et Historiam Stephanorum animadversiones exponil, qu’Auguste Beyer a fait imprimer à Dresde, in-8° de 24 pages. Maittaire y répondit par une Lettre à Desmaiseaux, insérée dans la Bibliothèque britannique, t. 7, Ire partie, p. 142 ; il pèse les objections quelquefois minutieuses de son adversaire, les approuve ou les réfute avec la candeur et le bonne foi qui le caractérisent.

Sources

Liens externes