
La dynastie des Makea Nui Ariki (« Makea le grand guerrier ») est, avec celles des Makea Karika Ariki et des Makea Vakatini Ariki, l'une des trois lignées d’Ariki (chefs coutumiers) de la tribu (vaka) de Teauotonga à Rarotonga (îles Cook). Elle est généralement considérée sur un plan coutumier comme la plus importante des trois. Selon la Littérature orale polynésienne qui retranscrit la tradition orale, le fondateur en serait Karika (îles Cook). Originaire de Manu'a (actuellement aux Samoa américaines), il se serait installé à Rarotonga vers 1250. Il serait contemporain de Tangiia Nui, fondateur de la tribu de Takitumu et avec qui il fit alliance, offrant comme épouse à ce dernier sa fille Mokoroa ki Aitu. Au milieu du XVIIIe siècle, Makea Te Patua Kino conféra à ses trois fils un titre d'Ariki, à l'origine des trois chefferies actuelles de la tribu. Le titre est actuellement disputé par plusieurs branches de la famille Makea. Le siège de la chefferie le Para o Tane, communément appelé Palais Makea, est situé dans le centre-ville d'Avarua, près de l'ancien koutu de Taputapuatea.
La succession au titre de Makea Ariki sur la période allant de l'installation de Karika à Rarotonga sans doute aux alentours de 1250 au règne de Makea te Patua Kino est du fait qu’elle repose exclusivement sur la tradition orale des plus incertaine. Plusieurs généalogies ont par la passé été publiées, celles-ci présentant de nombreuses contradictions. L’une d’elles aurait été recueillie par Henry H. Nicholas au début des années 1890 auprès de Makea Takau, ariki de la tribu de 1871 à 1911 fut publiée dans le Journal of the Polynesian Society sous le titre "Ko te papa ariki teia mei Avaiki mai, mei roto ia papa". Avant qu’elle ne fût publiée, il semble toutefois que Makea Takau fit brûler tous les « puka tumu » (livrets manuscrits dans lesquels les familles notaient par écrit leur généalogie), de la tribu afin que sa version en devienne l’histoire officielle. Certains livrets auraient néanmoins échappé à l’autodafé. D’autres versions ont par ailleurs été publiées. Celle recueillie par Stephen Savage auprès de Tamuera Te Rei, autrement connu sous son titre de More Ta’unga o te tini, diffère de façon notable de celle de Makea Takau, en particulier par le nombre de générations données, 24 contre 18. Quant à celle publiée par Edward Robert Tregear dans l’ouvrage « Maori-Polynesian Comparative Dictionary » (1891), elle se rapprocherait plus de la première. Néanmoins l’auteur ou le narrateur original de cette dernière généalogie ne nous est pas précisé.
| Version de Makea Takau | Version de Tamuera Te Rei | Version publiée par Edward Tregear |
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Si les sources s’accordent généralement sur l'ordre de succession au titre de Makea Nui Ariki à partir de Makea te Patua Kino, ce serait plutôt les liens biologiques entre certaines de ces successions qui poseraient problème ou seraient tout au moins source de débat et d’arguties entre les différents prétendants actuels au titre

À la suite du décès de Makea Nui Tapumanoanoa Teremoana Ariki, de nombreux prétendants au titre se sont fait connaître, aucun ne faisant véritablement l'unanimité malgré les nombreuses tentatives de conciliation et les procédures judiciaires en cours ou passées. Ces prétendants sont ou ont été :
Il semble d'après le Cook Islands Herald du que certains proposeraient comme solution, une rotation du titre entre au moins quelques-uns des prétendants. Affaire à suivre...