
Mammon, dans le Nouveau Testament de la Bible, est la richesse matérielle qui est personnifiée en divinité à laquelle les hommes sont susceptibles de vouer leur vie. Son adoration correspond dans l'Ancien Testament ou dans la Torah au culte du Veau d'or, et dans la morale catholique à l'avarice qui est un des sept péchés capitaux.
Mammon est parfois compris parmi les trois ou sept princes de l'Enfer.

Mammon serait un mot d'origine araméenne, signifiant « richesse ». Son étymologie est obscure. Certains le rapprochent de l'hébreu matmon, signifiant trésor, argent. D'autres le rapprochent du phénicien mommon signifiant bénéfice[citation nécessaire].
Dans le Nouveau Testament, ainsi que dans le Talmud, le mot « Mammon » signifie « possession » (matérielle), mais il est parfois personnifié.
« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l'un et aimera l'autre. On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon (Matthieu 6:24). »
La religieuse catholique Françoise Romaine présente au XVe siècle Mammon comme étant un des trois princes de l'Enfer, soumis à Lucifer uniquement. Il préside aux divers péchés que fait commettre l'amour de l'argent.
Dans son ouvrage L'Unique et sa propriété, le philosophe allemand Max Stirner associe Mammon à une divinité illusoire à laquelle sacrifieraient les impies, par opposition avec le Dieu des croyants pieux. Karl Marx évoque aussi le culte de Mammon.