Mammon

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Le Culte de Mammon, Evelyn De Morgan, vers 1909.

Mammon, dans le Nouveau Testament de la Bible, est la richesse matérielle qui est personnifiée en divinité à laquelle les hommes sont susceptibles de vouer leur vie. Son adoration correspond dans l'Ancien Testament ou dans la Torah au culte du Veau d'or, et dans la morale catholique à l'avarice qui est un des sept péchés capitaux.

Mammon est parfois compris parmi les trois ou sept princes de l'Enfer.

Étymologie

Mammon, par William Thomas Horton, 1898.

Mammon serait un mot d'origine araméenne, signifiant « richesse ». Son étymologie est obscure. Certains le rapprochent de l'hébreu matmon, signifiant trésor, argent. D'autres le rapprochent du phénicien mommon signifiant bénéfice[citation nécessaire].

Dans le Nouveau Testament, ainsi que dans le Talmud, le mot « Mammon » signifie « possession » (matérielle), mais il est parfois personnifié.

« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l'un et aimera l'autre. On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon (Matthieu 6:24). »

La religieuse catholique Françoise Romaine présente au XVe siècle Mammon comme étant un des trois princes de l'Enfer, soumis à Lucifer uniquement. Il préside aux divers péchés que fait commettre l'amour de l'argent.

Dans son ouvrage L'Unique et sa propriété, le philosophe allemand Max Stirner associe Mammon à une divinité illusoire à laquelle sacrifieraient les impies, par opposition avec le Dieu des croyants pieux. Karl Marx évoque aussi le culte de Mammon.

Dans la culture populaire

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Notes et références

  1. ↑ André PAUL, « MAMMON », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  2. ↑ Jules Besançon, Le veau d'or : esquisse de mœurs dissidentes, Impr. J.-L. Borgeaud, , 186 p. (lire en ligne), p. 117-118
  3. ↑ René François Rohrbacher, Histoire universelle de l'Église catholique, Lardinois, , 540 p. (lire en ligne), p. 420
  4. ↑ (en) Peter Dominy, Decoding Mammon : Money as a Dangerous and Subversive Instrument, Wipf and Stock Publishers, , 133 p. (ISBN 978-1-62189-470-4, lire en ligne), p. XV
  5. ↑ Augustin Calmet, Commentaire Litteral Sur Tous Les Livres De L'Ancien Et Du Nouveau Testament : L'Evangile de S. Matthieu, Emery, , 675 p., p. 153
  6. ↑ René Pieau, Virgilio Cepari et Jean Mattioti, Vie de Ste Françoise Romaine, Perisse Frères, , 430 p. (lire en ligne), p. 414
  7. ↑ Max Stirner, L'unique et sa propriété [par] Max Stirner [pseud.] Traduction de Henri Lasvignes, préf. de E. Armand, avantpropos de F. Planche. Un chef-d'œuvre immortel de philosophie, Editions S.L.I.M., , 400 p. (lire en ligne), p. 88
  8. ↑ « Vers le milieu du dix-huitième siècle le pasteur Tucker, un économiste distingué pour son époque, se croit encore obligé de s'excuser de ce qu'un homme de sa sainte profession se mêle des choses de Mammon. » (Le Capital, p. 271 Maurice Lachâtre éd., Paris 1867.)

Voir aussi