Mandchou

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Cet article concerne la langue mandchoue. Pour le peuple mandchou, voir Mandchous.

Mandchou
ᠮᠠᠨ᠋ᠵᡠ ᡤᡳᠰᡠᠨ [manju gisun]
Pays Chine
Région Mandchourie
Nombre de locuteurs 10 (nativement)
Quelques milliers comme une langue seconde
Typologie SOV
Classification par famille
Codes de langue
IETF mnc
ISO 639-2 mnc
ISO 639-3 mnc
Étendue langue individuelle
Type langue vivante
Linguasphere 44-CAA-cb
WALS mnc
Glottolog manc1252
État de conservation
Éteinte
EXÉteinte
Menacée
CREn situation critique
SESérieusement en danger
DEEn danger
VUVulnérable
Sûre
NE Non menacée
Langue en situation critique (CR) au sens de l’Atlas des langues en danger dans le monde .

Le mandchou est une langue de la famille des langues toungouses, parlée historiquement en Mandchourie et en Chine, aujourd'hui presque éteinte. Selon l'UNESCO il n'y aurait plus que 10 locuteurs natifs en 2010. Elle a eu une grande importance historique puisqu'elle a été une langue officielle de la dynastie mandchoue (dynastie Qing) qui régnait en Chine. Une langue proche est parlée par les Xibe ou Xibo, une population non-mandchoue descendante des shiwei (en), déplacée par un empereur Qing.

Situation actuelle

La langue mandchoue est presque éteinte avec 10 locuteurs en 2010, sur une population de 10 410 585 Mandchous.

Grammaire

La langue mandchoue ne connaît ni l'article défini, ni genres grammaticaux ; mais elle dispose de signes pour distinguer les nombres, et désigne les cas à l'aide de particules affixes ou isolées. La conjugaison, très simple, rappelle celle du mongol. Dans les verbes, l'impératif est le thème ou radical à l'état pur : des affixes syllabiques, placés à la suite de ce thème, servent à marquer les temps, les modes et les voix. Il y a des voix active, passive négative, réciproque, inchoative, fréquentative, etc. Au lieu de prépositions, le mandchou a des postpositions ou désinences. Dans la construction de la phrase, l'ordre est le même que dans les autres langues flexionnelles (à déclinaisons) comme le latin ou le hongrois : le sujet de la proposition s'exprime en premier lieu, l'adjectif précède le substantif, le complément direct ne vient qu'après le complément indirect, et le verbe termine la phrase. Cet ordre est rigoureusement suivi.

Les verbes

Conjugaison du verbe khôachme, nourrir. (ch=sh)

Présent : khôachambi : je nourris, tu nourris, il nourrit, nous nourrissons etc.

Imparfait : khôachambikhe : je nourrissais etc. ( se forme en ajoutant -khe au présent).

Prétérit indéfini : khôachakha : j'ai nourri etc.

Prétérit défini : khôachakhabi : j'ai nourri etc. ( se forme par la finale -bi ajoutée au prétérit indéfini).

Futur : khôachara : je nourrirai etc.

Conditionnel : khôachatchi : si je nourrissais, que je nourrisse etc. (se forme par la terminaison tchi jointe à la racine du verbe).

Conjonctif I : khôachatchibe : quoique je nourrisse etc. ( se forme en ajoutant be au conditionnel ).

Conjonctif II : khôachambime : quoique je nourrisse etc. (se forme en ajoutant la syllabe me au présent).

Impératif: khôacha : nourris, nourrissez. (on retire le -me de l'infinitif)

Optatif: khôachaki : que je nourrisse ou je veux nourrir

______khôachakini : qu'il nourrisse (la finale kini est jointe à la racine du verbe).

Adjectifs verbaux : khôachakhangge : ayant nourri, nourri; khôacharangge : nourrissant (se forme en ajoutant -ngge au prétérit ou au futur).

Participe : khôachafi : nourrissant , ayant nourri(il est formé par la finale fi jointe à la racine du verbe).

autre verbe : geneme (aller), satchiboume (couper), ilime (être debout).

il y a aussi plusieurs terminaisons en fonction de certains temps (par exemple au Prétérit indéfini il y a -khe, -kha, -kho; ça s'accorde avec certaines troisièmes voyelles, c'est aussi le cas pour le futur, …)

Écriture

Article connexe : Alphabet mandchou.

Les Mandchous ne possédèrent pas d'écriture jusqu'au XVIIe siècle et, par conséquent, pas de livres. Un savant mandchou Takhai, composa, par ordre de l'empereur Huang-Taiji, une écriture imitée de celle des Mongols, et dont les groupes syllabiques, très nombreux, se réduisent à un alphabet mandchou de 24 caractères primitifs, dont 6 voyelles et 18 consonnes. C'est dans cette écriture que l'on a traduit en mandchou la plupart des livres chinois.

Dictionnaires et grammaires

Notes et références

  1. ↑ http://www.unesco.org/culture/languages-atlas/en/atlasmap/language-id-454.html | title=UNESCO Atlas of the World's Languages in Danger
  2. ↑ 2010年人口普查
  3. ↑ de la Gabelentz, H. Conon, Élémens de la grammaire mandchoue, Altenbourg, Comptoir de la Littérature, , 178 p. (lire en ligne), p. 63

Voir aussi

Liens externes

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Articles connexes