Le mansplashing (mot-valise composé des mots anglais « man », « homme », et « splashing », « éclabousser ») renvoie au comportement de certains hommes dans les piscines publiques, accusés de monopoliser l'espace au détriment des autres nageurs, principalement des femmes. Inventé par la sociologue Cornelia Hummel, c'est un dérivé du terme mansplaining, concept féministe popularisé dans les années 2000. Il est surtout utilisé dans la sphère francophone.
Le terme apparait en 2023 dans l'ouvrage La piscine municipale. Ethnographie sensible d’un commun, publié par la sociologue suisse Cornelia Hummel avec le photographe David Wagnières,. Il est ensuite repris par la journaliste française Élodie Petit en 2026, qui publie dans le magazine Elle un article intitulé Après le "manspreader", voici le "mansplashing", ou l'enfer de nager avec des hommes.
D'après Cornelia Hummel, le mansplashing consiste à « nager un crawl ample en frappant fort l’eau avec les mains, en milieu de couloir, tout droit et sûr de son bon droit, en dérangeant tout le monde sans y prêter la moindre attention ». Plus généralement, les personnes défendant ce terme évoquent les comportements dangereux de certains hommes dans les lignes d'eau des piscines publiques, tendant à occuper tout l'espace sans tenir compte du confort des autres usagers.
Le fait de nager au milieu des lignes d'eau en dérangeant les nageurs à gauche et à droite est le cas le plus mis en avant. D'autres situations sont aussi évoquées : le fait de doubler brusquement un nageur moins rapide, d'éclabousser les autres en nageant de façon trop énergique, de virer de façon brutale en bout de ligne, ou encore de heurter les nageurs de l'autre ligne par ses mouvements de bras,,,.