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Université Pierre-et-Marie-Curie (doctorat) (jusqu'en ) Université Pierre-et-Marie-Curie (doctorat) (jusqu'en ) École normale supérieure Paris-Saclay |
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Marc Fontecave, né le à Carcassonne, est un chimiste français. Spécialiste international de la chimie bioinorganique, il enseigne actuellement au Collège de France à Paris, où il dirige le Laboratoire de chimie des processus biologiques.
Marc Fontecave est ancien élève de l'École normale supérieure Paris-Saclay (à l’époque, dite « de l’enseignement technique »), et docteur ès sciences.
Il a été élu en 2005 membre de l'Académie des sciences et occupe à partir de l'année 2008-2009 la chaire de chimie des processus biologiques au Collège de France.
Marc Fontecave a approfondi la compréhension de la structure et de la réactivité des centres métalliques présents dans les métalloprotéines. Ses recherches peuvent avoir des applications dans le domaine de la chimie (catalyseurs sélectifs), de la santé (anticancéreux, antioxydants), de l’environnement (bioremédiation, chimie verte) et de l’énergie (production d’hydrogène,, et transformation du dioxyde de carbone).
Il est intervenu dans le débat public pour encourager la réappropriation par le public des grandes recherches scientifiques et la simplification du système de recherche français ; selon lui, l'évaluation des chercheurs a posteriori est la seule méthode permettant la prise de risque indispensable en recherche.
En 2013, lors d'un colloque de rentrée, Marc Fontecave avait interrogé publiquement l'origine humaine du réchauffement climatique, posant la question « Quel degré de certitude avons-nous que le réchauffement climatique est la conséquence exclusive de la production de gaz carbonique d’origine humaine ? ».
En 2015, au moment de la réflexion sur la transition énergétique avec ses collègues de l'Académie des sciences, il encourage l'utilisation du nucléaire et des gaz de schiste.
Il remet aussi en cause l'urgence à agir à l'encontre du réchauffement climatique le , lors d'une table ronde au Collège de France : « Certes le GIEC, avec ses scientifiques, nous dit qu’on ne peut pas attendre trop longtemps, mais enfin, personne ne sait quand est la fin du monde. Donc il faut peut-être relativiser cette notion d’urgence ». L'évènement est organisé par une chaire consacrée à la transition écologique et au climat et bénéficiant du soutien financier du groupe pétrolier TotalEnergies, avec la condition que le Collège de France se refuse à « toute communication (…) susceptible de porter atteinte à l’image » de la dite entreprise.