Marc Monnier, né à Florence le et mort à Genève le , est un professeur d'université et un écrivainfranco-suisse qui s'est essayé à plusieurs genres (roman, essai, traduction, comédie, etc.).
Biographie
Marc Charles François Monnier, né à Florence le est de père français et de mère genevoise. Il épouse Hélène Dufour (de Cartigny), femme de lettres sous le pseudonyme Jean des Roches. Il est le père de Philippe Monnier, écrivain, et le grand-père de Claire-Lise Monnier, artiste peintre.
Il passe son enfance en Italie en particulier à Naples où il commence ses études. Il poursuit ensuite son apprentissage à Paris et Genève puis à Heidelberg et Berlin. Durant son séjour en Italie, il prend une part active au mouvement libéral italien. Dans plusieurs de ses ouvrages, il développe ses conceptions historiques, sociales et politiques au cours des années 1860.
En 1864, il est nommé professeur de littérature contemporaine à l'Université de Genève. À partir de 1870, il y enseigne l'histoire comparée des littératures anciennes et modernes. De 1878 à 1880, il devient recteur de cette université.
Style littéraire
Il écrit une série de petites histoires, dramatiques et satiriques, réunies dans le recueil Théâtre de marionnettes. Il écrit également des romans, dont les Nouvelles napolitaines (1879), de nombreux travaux sur l'histoire de l'Italie, une traduction du Faust de Goethe, Genève et ses poètes (1873)…
Le premier tome de son Histoire de la littérature moderne, La Renaissance, de Dante à Luther (1884) a été récompensé par l'Académie française.
(it) Ernesto Masi(it), Marco Monnier, «La Domenica del Fracassa», Roma, a. II, n. 18, 3 maggio 1885, p.2-3
Silvio Federico Baridon(it), Marc Monnier e l'Italia, Torino, G.B. Paravia, 1942 [Pubblicazioni della Facoltà di Magistero, Serie 1, Monografie 12]
(it) Lavinia Mazzucchetti(it), Adelheid Lohner, L'Italia e la Svizzera: relazioni culturali nel Settecento e nell'Ottocento, con 75 ritratti in 19 tavole fuori testo, Milano, U. Hoepli, 1943
(it) Giovanni Gherardi, Nicoletta Cavalletti, «Una lettera inedita dell'abate Giovanni a Prato a Marc Monnier», in Studi trentini di scienze storiche, Trento, a. XLVI, fasc. 3, 1967, p.272
↑Arnaud Tripet, Entre humanisme et rêverie: études sur les littératures française et italienne de la Renaissance au Romantisme, H. Champion, 1998, p. 450 lire sur Google Livres
↑Daniel Maggetti, L'Invention de la littérature romande: 1830-1910, Nadir, 1995, p. 604 lire sur Google Livres