| Président de l'Académie de Nîmes | |
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Jules Igolen (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Marcel Auguste Coulon |
| Pseudonyme |
Marc Testis |
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| Activités | |
| Parentèle |
Louis Roumieux (oncle) |
| Membre de |
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Marcel Coulon (1873-1959) est un critique littéraire, magistrat et poète français.
Protestant, Marcel Auguste Coulon naît à Nîmes le . Après des études secondaires dans sa ville natale, il obtient en 1897 un doctorat à la Faculté de droit de Paris. En parallèle, il fréquente les poètes du Quartier latin ainsi que Charles Maurras.
Après des débuts comme avocat, il embrasse la carrière de magistrat. Il est substitut du procureur de la République à Charleville (1904), puis procureur à Rocroi, La Châtre, Beauvais, enfin Paris ; il prend sa retraite en 1928.
En 1934, il est élu à l'Académie de Nîmes, qu'il préside en 1943. Après l'entrée de l'armée allemande dans Paris, en , il fait avec sa femme une tentative de suicide ratée, annoncée par ce quatrain :
« Vieux couple que l'amour chevronne
Nous jouerons en ce soir fatal
Non point les amants de Vérone
Mais les amants du Véronal. »
Membre du jury du prix Moréas, il collabore à La Plume, au Mercure de France, au Temps et au Figaro, où il signe des critiques littéraires. Il laisse notamment des Témoignages, recueil d'articles parus dans le Mercure.
Spécialiste de Remy de Gourmont, il se passionne également pour Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, auxquels il consacre plusieurs ouvrages. L'un des « premiers adversaires » du mythe familial rimbaldien, il polémique avec Paterne Berrichon et Paul Claudel ; Berrichon dénonce en retour le « magistrat protestant et méridional » et sa supposée « manie d'accusateur public ». Paul Léautaud, quant à lui, le voit en « coupeur de têtes ».
Auteur d'articles sous le nom de « Marc Testis », il a aussi traduit de l'occitan en français.
Il meurt à Nîmes le .
Une Société des amis de Marcel Coulon, animée par Jean-Marc Canonge, est consacrée à son œuvre.