| Conseiller général de la Loire-Atlantique Canton de Nantes-10 | |
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| Maire de Saint-Sébastien-sur-Loire | |
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Constant Piveteau (d) Yves Laurent (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Marcellin Paul Verbe |
| Nationalité | |
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| Conjoint |
Aimée Verbe (d) (à partir de ) |
| Conflit | |
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| Lieu de détention |
Marcellin Verbe, né le à Nantes et mort le à Saint-Sébastien-sur-Loire, est un médecin, résistant, déporté et homme politique français. Il est maire de Saint-Sébastien-sur-Loire de 1953 à 1983.
Élève à Nantes au lycée Georges-Clemenceau de 1925 à 1933, le condisciple de François Dallet, de Max Veper et de Gilbert Burlot. Il entreprend ensuite des Etudes de Médecine à la faculté de Nantes, effectue son internat à Niort en psychiatrie et est ensuite diplômé de médecine à Paris le . En , lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il est mobilisé comme médecin auxiliaire dans les Vosges. En , il est fait prisonnier, s'évade puis est repris. Huit mois plus tard, il est rapatrié pour raison sanitaire.
Il s'installe à Saint-Sébastien-sur-Loire, dans la banlieue nantaise, où il mène des actions de résistance dès 1942 face à l'occupant allemand, officiant comme agent de liaison avec les Alliés. Membre des réseaux France combattante, Foch et toujours en relation avec Gilbert Burlot, il entre dans le réseau Éleuthère. Il est aussi l'un des membres fondateurs du mouvement résistant Front national où il fait partie du comité directeur. Le , il est arrêté par la Gestapopuis déporté au camp de concentration de Buchenwald. Il s'échappe un an plus tard, le , pour rejoindre l'armée américaine qui le nomme officier de rapatriement puis médecin auxiliaire auprès des prisonniers de guerre d'Eisenach et Gotha.
Lorsqu'il rentre en France en , sa femme, Aimée Verbe, est devenue deux mois auparavant l'une des plus jeunes et l'une des premières femmes maires de France après la victoire de la gauche aux élections municipales. Elle est battue deux ans plus tard par le conservateur Constant Piveteau. Le docteur Marcellin Verbe décide alors de se présenter aux élections suivantes en 1953 dans une liste « Action sociale et économique pour la défense des intérêts locaux », et remporte l'élection face au maire sortant. Cinq ans plus tard, il est élu conseiller général, mandat qu'il conservera jusqu'en 1982.
En tant que maire, il réalise le jumelage avec la ville allemande de Glinde en 1964, toujours actif de nos jours. En 1983, il se présente pour un sixième mandat. Mais au premier tour, il n’obtient que 28 % des voix et est devancé par le socialiste Yves Laurent, avec 42 %, et la liste de droite de Paule Marret, qui totalise 30 %. Il décide alors de se désister. Yves Laurent lui succède et le fait nommer, immédiatement après son élection, maire honoraire.
Marcellin Verbe décède le à Saint-Sébastien-sur-Loire, la mairie de la commune publie alors en son honneur un livre intitulé Marcellin Verbe : Les engagements d'un homme.