| Naissance | |
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| Décès |
(à 46 ans) Resina |
| Nom de naissance |
Marco di Gregorio |
| Nationalité |
Italienne |
| Activité | |
| Formation |
Académie des beaux-arts de Naples |
| Mouvement |
Marco De Gregorio, né le à Resina, l'actuelle Ercolano, et mort le dans la même ville, est un peintre italien.
Formé à l'Académie des beaux-arts de Naples, il fonde avec Federico Rossano, au début des années 1860, le groupe de peintres appelé École de Resìna ou de Portici, que Domenico Morelli surnomme par ironie la « république de Portici ». Il s'y oriente vers un réalisme fondé sur les rapports de lumière.
Après un séjour en Égypte de 1868 à 1871, il peint aussi des sujets orientaux et des scènes de la vie paysanne. Il meurt dans la pauvreté, à 46 ans.
Marco De Gregorio naît à Resina le , fils de Francesco di Gregorio et d'Elisabetta Beato ; il change son nom en « de Gregorio », sans faire légaliser ce changement.
Élève de l'Académie des beaux-arts de Naples après 1850, il y étudie surtout la peinture d'histoire. À l'exposition bourbonienne de 1851, il présente Moïse défendant les jeunes filles hébreues, aujourd'hui perdu ; à celle de 1859, un Galilée et un portrait d'officier, également perdus, qui lui valent en 1863 une médaille d'argent.
Dès 1853, il peint une œuvre plus moderne, Dans l'atelier du peintre, puis, en 1857, La Mort du prêtre et La Promenade du prêtre, conservées au musée San Martino de Naples.
Républicain radical, il rejoint en 1860 les volontaires de Garibaldi et combat sur le Volturno. Plusieurs peintres s'y trouvent, dont Gonsalvo Carelli, Michele Tedesco et Francesco Loiacono ; ces deux derniers le rencontrent probablement à cette occasion, et le rejoignent ensuite à Portici.
Selon Mariantonietta Picone Petrusa, les débuts de l'école de Resina remontent à 1860-1861, quand De Gregorio, de retour de la campagne garibaldienne, ouvre un atelier dans l'ancien palais royal de Portici. Il fonde le groupe avec Federico Rossano,.
Il entend prolonger la leçon de Filippo Palizzi, par opposition à l'orientation de Morelli, tout en dépassant le réalisme de Palizzi, qu'il juge minutieux jusqu'à la pédanterie. L'arrivée à Naples du sculpteur toscan Adriano Cecioni, en 1863, accélère cette évolution. Selon Picone Petrusa, la meilleure période de l'école va de 1863 à 1867, grâce à Giuseppe De Nittis et à Cecioni, qui sert d'intermédiaire avec les Macchiaioli florentins et apporte au groupe une contribution théorique,.
Francesco Paolo Michetti se lie aussi, à Naples, avec De Gregorio et De Nittis.
Il se fait connaître à Florence à l'Exposition nationale de 1861, avec son ami Rossano ; son amitié avec Cecioni l'amène ensuite à fréquenter de temps à autre le milieu florentin.
De 1861 à sa mort, sauf de 1868 à 1871, il participe à presque toutes les expositions de la Société promotrice des beaux-arts de Naples. En 1865, La Fin d'un homme de principes, acquise par la municipalité de Naples et aujourd'hui introuvable, est sévèrement critiquée par Francesco Netti et Vittorio Imbriani.
En 1868, il devient membre de la Promotrice et part pour l'Égypte. Selon Netti, il y peint, sur commande du vice-roi, le rideau du nouveau théâtre du Caire, et il est invité à rester comme directeur de la scénographie de ce théâtre.
De retour à Naples en 1871, il reprend probablement la direction de l'école de Portici, qui décline. Dans la misère, il tente, notamment sur le conseil de Cecioni, de trouver d'autres marchés : il entre en contact avec le marchand français Adolphe Goupil et la galerie Pisani de Florence. Sa présence est attestée à Florence en 1872, avec De Nittis, Rossano et R. Belliazzi ; un voyage à Paris est probable, mais non documenté.
En 1873, il participe à l'Exposition universelle de Vienne. Vers la même année, le groupe de Portici s'associe à Cecioni pour la publication du Giornale artistico. Selon Cecioni, le peintre espagnol Mariano Fortuny visite en 1874 l'atelier de De Gregorio à Portici, qui représente pourtant en art « son extrême opposé ».
Atteint d'une tuberculose de la trachée et de troubles cardiaques, et usé par une vie de privations, il meurt à Resina le . Ses amis, en particulier Belliazzi, lui consacrent une rétrospective à l'Exposition nationale de Naples de 1877.
Les formes ébauchées de ses œuvres de 1857 ont paru à certains critiques, comme E. Lavagnino, un exemple de grande modernité. Pour Mariantonietta Picone Petrusa, à la suite de R. Causa, ce sont des tableaux inachevés, modernes seulement par leur réalisme domestique.
Dans ses vues des années 1863-1867, comme la Vue de « Porta Grande » depuis le parc de Capodimonte et la Rue de village, identifiée à Casacalenda, Picone Petrusa relève l'influence de Gonsalvo Carelli et de Giacinto Gigante. Elle y observe une étude de la lumière dans ses rapports avec l'ombre, une analyse presque naïve des détails, la clarté de la perspective et le calme du récit ; le peintre se rapproche ainsi de la vision analytique de Palizzi.
Dans le cadre de l'école de Resina, en éliminant peu à peu le clair-obscur et les contours nets, il s'oriente vers un réalisme synthétique, fondé sur les rapports de lumière.
Le voyage en Égypte lui permet une concession au goût orientaliste, sans exotisme précieux, en conservant un traitement réaliste, comme dans le Marché arabe de 1873, conservé à l'Académie des beaux-arts de Naples. Connaisseur des écrits de Bakounine, selon Cecioni, il consacre une grande attention au monde paysan, comme dans le Piocheur et le Paysan de Somma, de 1873, conservés au musée de Capodimonte.
À sa mort, Francesco Netti écrit qu'il n'était « pas un grand artiste, ni même un très bon peintre au sens technique du mot », mais que sa peinture avait toutes les qualités de l'homme : « la réalité crûment traduite ; sans grâces, mais fidèle et sincère ». Pour Mariantonietta Picone Petrusa, ce portrait reste un point de départ pour l'étude du peintre. En 1875, Netti relevait cependant, dans ses envois à la Promotrice, un progrès constant dans l'exécution.
Selon Picone Petrusa, son réalisme, qui fait le lien entre Filippo Palizzi et Michele Cammarano, sert de référence aux jeunes générations face à la peinture d'effet de Fortuny. Son caractère peu enclin aux compromis l'empêche de connaître de son vivant le succès de De Nittis. Il compte parmi les peintres napolitains sur lesquels s'exerce l'influence de Filippo Palizzi.
Une grande partie de sa production est dispersée.
| Date | Œuvre | Lieu de conservation |
|---|---|---|
| 1857 | La Mort du prêtre | Musée San Martino, Naples |
| 1857 | La Promenade du prêtre | Musée San Martino, Naples |
| 1863-1867 | Vue de « Porta Grande » depuis le parc de Capodimonte | Musée de Capodimonte, Naples |
| 1863-1867 | Rue de village (Casacalenda) | Musée de Capodimonte, Naples |
| 1867 | Vie de village | Collection particulière, Naples |
| 1873 | Marché arabe | Académie des beaux-arts, Naples |
| vers 1873 | Turks Smoking | Musée de Capodimonte, Naples, |
| 1873 | Le Piocheur | Musée de Capodimonte, Naples |
| 1873 | Le Paysan de Somma | Musée de Capodimonte, Naples |
| Les Jeunes Égyptiens | Musée San Martino, Naples | |
| Déjeuner au jardin | Musée San Martino, Naples | |
| Dans la villa | Pinacothèque de l'administration provinciale, Naples | |
| Capri | Galerie d'Art moderne, palais Pitti, Florence |