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Мария Ивановна Гаврилина |
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Institut de littérature Maxime-Gorki (jusqu'en ) |
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Depuis |
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Maria Ivanovna Arbatova (en russe : Мари́я Ива́новна Арба́това), née à Mourom le , est une écrivaine, poète, journaliste, féministe et femme politique russe.
Fille d'Ivan Gavriline, rédacteur en chef adjoint de Krasnaïa Zvezda, Maria Arbatova naît à Mourom, dans l'oblast de Vladimir. Un an plus tard, sa famille s'installe à Moscou. Á l'âge d'un an, elle contracte une poliomyélite dont elle gardera des séquelles motrices. En classe de seconde et de première, elle suit les cours de l'École des jeunes journalistes de la faculté de journalisme de l'Université d'État de Moscou. Dans sa jeunesse, elle est initiée à la psychanalyse, une discipline confidentielle à l'époque.
Maria intègre la faculté de philosophie de l'Université d'État de Moscou , mais la quitte rapidement, car, selon ses propres termes, elle y subissait « une forte pression idéologique ». En 1984, elle obtient son diplôme d'art dramatique à l'Institut de littérature Maxime-Gorki.
Au début des années 1980, sa pièce Équations à deux inconnues est interdite par la censure.
Membre de l'Union des écrivains soviétiques depuis 1989.
Depuis 1991, elle dirige le club de réadaptation psychologique pour femmes « Harmonie ». Depuis 1996, elle exerce comme psychanalyste et propose des consultations individuelles. Elle a été chroniqueuse pour l'hebdomadaire Obchaïa Gazeta (Общая газета) pendant environ cinq ans. Pendant cinq ans, elle co-anime Ya sama [Moi-même], une émission de débat populaire destinée aux femmes sur TV-6, où elle jouit d'une totale liberté pour défendre ses idées féministes. Cette émission qui remporte un TEFI, la récompense télévisuelle la plus prestigieuse de Russie fait d'Arbatova une célébrité dont le nom devient familier à tous les Russes, élargissant considérablement sa notoriété. Elle est également l'auteure et l'animatrice de l'émission radiophonique Le droit d'être soi-même (Право быть собой) sur la radio Mayak 24.
La question de l'avortement et de la santé féminine constitue un thème majeur chez Arbatova. Son récit autobiographique Je m'appelle Femme (Меня зовут женщина, 1997) en est une parfaite illustration. Bien que cet ouvrage mette en lumière une multitude de maux sociaux et d'attitudes patriarcales auxquels les femmes sont confrontées à l'époque soviétique, son objectif premier est de dénoncer les conditions misérables et effroyables entourant les avortements et les accouchements en milieu hospitalier. Le livre parait en France en 2000 aux éditions Jacqueline Chambon.
Son autobiographie J'ai quarante ans (Мне сорок лет, 1998) qui retrace son éveil sexuel à l’adolescence et au début de l’âge adulte dans la Russie soviétique des années 1970, Arbatova décrit en détail ses liaisons avec de nombreux amants, mettant ainsi en lumière un sujet alors tabou en Russie - la liberté sexuelle des femmes - devient un best-seller.
En 1999, elle se présente comme députée à la Douma d'État dans la circonscription uninominale universitaire de la ville de Moscou, sous l'étiquette de l'Union des forces de droite, mais ayant obtenu 14,78 % des voix, elle a perdu face au candidat du parti Iabloko, Mikhaïl Zadornov, qui obtient 20,16 %.
Elle figure en deuxième position sur la liste des candidats du parti Russie libre aux élections de la Douma de la ville de Moscou le 4 décembre 2005, où le parti obtient 2,22 % des voix.
En 2007, elle s'est présentée aux élections de la Douma d'État sur la liste du Parti de la justice sociale et a obtenu 0,22 % des voix. Avant le scrutin, son livre, Comment j'ai essayé honnêtement d'entrer à la Douma, a été réédité sous le titre Une histoire des élections en version fictionnelle. Publié initialement en 2000, il relatait sa tentative de se présenter aux élections de la Douma d'État sous l'étiquette de l'Union des forces de droite en 1999.
Le 15 mai 2008, Maria Arbatova assiste à l’ouverture de l’exposition à la Fondation Stella Art de Moscou dans le cadre de la campagne « Les stars contre le sida » organisée par l’ONUSIDA.
En janvier 2013, elle a soutenu l'adoption de la Loi Dima Iakovlev interdisant l'adoption d'orphelins russes par des citoyens américains. Elle est membre du Conseil public d'experts auprès du Commissaire aux droits de l'homme de Moscou.
Depuis 2014, elle soutient l'agression contre l'Ukraine, l'interprétant comme une « guerre entre la Russie et l'OTAN ».
Après avoir publiquement soutenu l'annexion de la Crimée et participé à des manifestations anti-migrants organisées par le gouvernement russe, Arbatova a affirmé dans une interview en avril 2022, peu après l'invasion de l'Ukraine par la Russie que l'Ukraine « n'était pas un État à part entière » et a défendu la mission russe contre les « ukro-nazis » qui « tuaient des femmes enceintes ».