Marie Chapalain, veuve Mazé (Bourg-Blanc 1751 - Brest 1794) a été guillotinée pour avoir caché des prêtres réfractaires.
Marie Chapalain est née le à Bourg-Blanc et son frère Claude Chapalain est né le à Bourg-Blanc également. Il était vicaire à Sizun
Tanguy Jacob est né le à Mesnaot (Saint-Pabu) et est nommé en 1785 vicaire dans sa paroisse natale. Il refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtre réfractaire et continua à célébrer des messes, baptêmes, etc. dans la clandestinité.
Marie a caché à Kernizan (Plouguin) son frère Claude et Tanguy Jacob, tous deux prêtres réfractaires. Ils furent tous les trois arrêtés sur dénonciation le . Le président du tribunal voulut sauver Marie Chapalain, lui suggérant d'affirmer au tribunal qu'elle ne connaissait pas les prêtres, que ceux-ci l'avaient forcée à préparer à manger. La riposte fut foudroyante : « Me lavaret eur gaou ! Me dianaout va breur ! Gwell eo mervel asamblez gantan ». (Moi mentir ! Moi renier mon frère ! Je préfère mourir avec lui).
Ils furent tous les trois guillotinés à Brest le 24 vendémiaire an III (),,. Ils furent les derniers prêtres guillotinés dans le Finistère pendant la Révolution française.
Le , l'évêque de Quimper et de Léon célébra une messe en la mémoire de Marie et Claude Chapalain et Tanguy Jacob, en présence d'une foule immense où figuraient 2 500 descendants de Marie Chapalain. Á cette occasion, une complainte (gwerz) a été écrite,.
Il existe une rue Marie Chapalain à Plouguin, et une rue Tanguy Jacob à Saint-Pabu.