Marie Charpentier

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Marie Charpentier
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
PoitiersVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jeanne Radegonde Marie CharpentierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Maître
Directeurs de thèse

Marie Charpentier (née Jeanne Radegonde Marie Charpentier le à Poitiers et morte le dans la même ville,,) est une mathématicienne française. C'est la première femme à obtenir un doctorat en mathématiques pures en France et la deuxième femme, après Marie-Louise Dubreil-Jacotin, à obtenir un poste de professeur en mathématiques dans une université en France.

Éducation

Marie Charpentier rejoint la Société mathématique de France en 1930. C'est probablement la deuxième femme à y entrer après Édmée Chandon. Elle a été une étudiante de Georges Bouligand à l'université de Poitiers où elle soutient sa thèse en 1931, devant un jury présidé par Paul Montel. Sa thèse portait Sur les points de Peano d'une équation différentielle du premier ordre,.

Carrière

En 1932, grâce à une bourse de la fondation Rockefeller elle fait ses études postdoctorales avec George Birkhoff à l'Université de Harvard et est conférencière invitée sur la géométrie au Congrès international des mathématiciens la même année à Zurich. A son retour en France, ne pouvant pas obtenir un poste de professeur universitaire en France elle a dû pour subvenir à ses besoins prendre un poste d'enseignante au niveau secondaire. Dans les années 1930 elle est abonnée aux publications du séminaire de mathématiques dit "séminaire Julia". Elle obtient son agrégation en 1936.

Elle est nommée à son poste de professeur en 1942 à l'Université de Rennes, puis devient professeur titulaire. Elle fait partie des trois femmes mathématiciennes de cette université dans les années 1960, avec Paulette Libermann et Huguette Delavault. Elle prend sa retraite en 1973.

Notes et références

  1. ↑ « Registre des naissances de la commune de Poitiers pour l'année 1903 », sur Archives départementales de la Vienne (consulté le )
  2. ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
  3. 1 2 Jean-Pierre Escofier, Petites histoires des mathématiques (français), Éditions Dunod, , 224 p. (ISBN 2-10-074770-3), p. 194.Voir et modifier les données sur Wikidata
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) Yvette Kosmann-Schwarzbach, « Women mathematicians in France in the mid-twentieth century », Bulletin of the British Society for the History of Mathematics et British Society for the History of Mathematics, Taylor & Francis, vol. 30, no 3,‎ , p. 227-242 (ISSN 1749-8430, 1749-8341 et 0962-9416, DOI 10.1080/17498430.2014.976804, arXiv 1502.07597).Voir et modifier les données sur Wikidata.
  5. 1 2 3 4 Annie Rieu, Nicky Le Feuvre et Monique Membrado, Les femmes et l'Université en Méditerranée, Presses universitaires du Mirail, (ISBN 2-85816-449-5, OCLC 41457789, BNF 37036424, LCCN 99485607), p. 53.Voir et modifier les données sur Wikidata
  6. ↑ Marie Charpentier, Sur les points de Peano d'une équation différentielle du premier ordre (thèse de doctorat), , [lire en ligne].Voir et modifier les données sur Wikidata
  7. 1 2 3 Michèle Audin, Le séminaire de mathématiques 1933-1939 (lire en ligne)
  8. ↑ (en) ICM Plenary and Invited Speakers since 1897, International Mathematical Union (lire en ligne)
  9. ↑ Jean-Pierre Escofier, « Histoire des mathématiques à Rennes », sur Université de Rennes (consulté le )

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