Elle est détentrice d'une maîtrise en création littéraire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est chargée de cours au sein de la même institution, y dirigeant des ateliers de littérature et de littérature jeunesse. Elle a également enseigné l'écriture jeunesse à l'Université du Québec à Trois-Rivières, de même que l'histoire de la littérature jeunesse et l'initiation à la création littéraire à l'Université de Montréal. Elle est la fille de l'écrivaine Dominique Demers,,.
Vie littéraire
Entre 2017 et 2021, Marie Demers a été directrice littéraire aux éditions Somme toute ainsi que collaboratrice à l'édition chez Québec-Amérique. Elle a dirigé a collection «Tête dure» aux éditions Tête première.
Depuis 2015, elle a publié des ouvrages aux éditions Dominique et cie,, Hurtubise,, Québec Amérique, Tête première et La Bagnole. Son premier roman pour adultes, In between, paraît en 2016.
Elle publie à l'automne 2023 Les détournements, un roman autofictionnel dans lequel l'autrice met en récit de larges pans de sa vie. À ce sujet, elle déclare en entrevue au journal La Presse que «le pacte autobiographique implique une recherche de la vérité [...] impossible, mais de laquelle on peut se rapprocher.»
Prises de position
Marie Demers explore dans ses mini romans jeunesse des thèmes tels que l’homosexualité féminine et les enjeux d’identité de genre. Elle a aussi pris part à l'ouvrage collectif destiné à la jeunesse Huit nouvelles pour changer les règles, dans lequel sont démystifiées les menstruations.
En 2018, l'autrice regrette le fait que «la littérature jeunesse est encore considérée comme de la sous-littérature». En 2022, elle suggère que la critique littéraire jeunesse au Québec est peu répandue, notamment parce qu'il s'agit d'«un domaine littéraire particulièrement investi par les femmes, en comparaison, par exemple, [avec] la littérature dite générale».
La même année, l'écrivaine Lori Saint-Martin écrit dans la revue Spirale que Marie Demers est l'une des rares écrivaines québécoises à avoir abordé la question de l'avortement et que, chemin faisant, elle a «signé des pages mémorables».
Geneviève Morin (dir.), Lily Pinsonneault, Camille Paré-Poirier, Carolanne Foucher, Stephie Mazunya, Myriam Daguzan Bernier, Julie Champagne, Marie Demers et Cathon, Ma première fois: huit nouvelles pour changer les règles, La Bagnole, , 224p. (ISBN9782897146399)
Notes et références
12(fr-CA) Josée Lapointe, «Marie Demers: l'écriture dans le sang», La Presse, (lire en ligne, consulté le )
12Marie-Michèle Giguère, Dominique Demers, Marie Demers et Robert Soulières, «Cahier Littérature jeunesse», Lettres québécoises: la revue de l’actualité littéraire, no172, , p.4–29 (ISSN0382-084X et 1923-239X, lire en ligne, consulté le )
↑(fr-CA) Samuel Larochelle, «Dominique et Marie Demers: une mère, une fille et des mots», La Presse, (lire en ligne, consulté le )
↑Marie-Michèle Giguère, «Erika Soucy, Mireille Véronneau, Marie Demers», Lettres québécoises: la revue de l’actualité littéraire, no163, , p.25–26 (ISSN0382-084X et 1923-239X, lire en ligne, consulté le )
↑Pierre Popovic, «Passages à l’étranger de Gilles Ascaride / In between de Marie Demers», Spirale: arts • lettres • sciences humaines, no257, , p.70–72 (ISSN0225-9044 et 1923-3213, lire en ligne, consulté le )
↑Annabelle Moreau, «Ben oui toi, fuck, hein, c’est une fille!», Lettres québécoises: la revue de l’actualité littéraire, no172, , p.3–3 (ISSN0382-084X et 1923-239X, lire en ligne, consulté le )
↑Lori Saint-Martin, «Persister et signer. («On ne parle pas de ces choses-là»)», Lettres québécoises, noNuméro 186, , p. 90–91 (lire en ligne)